Protection animale : Marine Le Pen appelle à un débat "sans excès" en Bourgogne

Publié le 21/09/2020 - 14:21
Mis à jour le 21/09/2020 - 14:21

« Il n’y a pas les méchants d’un côté et les gentils de l’autre » en ce qui concerne la protection des animaux, a déclaré lundi 21 septembre dans l’Yonne Marine Le Pen, en appelant à un débat « sans excès » incluant les chasseurs et les partisans de la corrida.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

"Aujourd'hui, ces débats semblent être sur la table et tant mieux", s'est félicitée la présidente du Rassemblement national, un parti autour duquel gravitent beaucoup de défenseurs de la cause animale, en visitant un refuge pour chevaux récemment mutilés. Elle a salué "toutes les initiatives qui vont dans le sens de réconcilier tous les amis des animaux, dans lesquels il y a aussi, évidemment, les agriculteurs, les chasseurs".

Pour autant, le débat "doit pouvoir être abordé sans excès ni d'un côté ni de l'autre", a ajouté la cheffe du RN, interrogée sur sa position à l'égard de la corrida. "La corrida est une tradition régionale" et "une forme de brutalité", a admis Mme Le Pen qui demande que les mineurs ne puissent pas y avoir accès. Elle a aussi souhaité "qu'on aborde la protection des animaux sans hypocrisie", en fustigeant l'importation de fourrures animales.

"Je sais l'angoisse qui les étreint, je sais la souffrance qui est la leur"

Mme Le Pen a exprimé sa "compassion" à l'égard du propriétaire du refuge Nicolas Demajean, sympathisant du RN, victime fin août de deux agresseurs, dont l'un lui avait entaillé l'avant-bras gauche avec une serpette, tandis que deux poneys avaient été lacérés à l'arme blanche et un cheval mutilé.

Depuis le mois d'août, des faits de mutilation principalement de chevaux ont été signalés un peu partout sur le territoire. Environ 200 enquêtes ont
été ouvertes mais seulement une trentaine de cas sont considérés de nature humaine, selon la gendarmerie.

"Je sais l'angoisse qui les étreint, je sais la souffrance qui est la leur", a affirmé Mme Le Pen, tout en reconnaissant que les pouvoirs publics faisaient "le nécessaire pour tenter de mettre fin à cette épouvante".

Infos +

Le dernier déplacement de Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle en 2017 avait été dans un refuge pour animaux. La carte du vote animaliste, qui avait réuni 2,2% des voix aux élections européennes devant d'autres listes plus médiatisées, présente "certaines similitudes" avec celle du vote pour le RN, selon une étude de la fondation Jean Jaurès publiée en juillet 2019.

(AFP)

chevaux mutilés

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