Réforme de l'entrée à l'université : qu'est-ce qui va changer en 2018 ?

Publié le 30/10/2017 - 16:45
Mis à jour le 30/10/2017 - 19:16

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, a dévoilé les nouvelles modalités d’entrée à l’université lundi 30 octobre 2017. Qu’est-ce qui va changer à la rentrée 2018 ? Quelles seront les conditions d’intégration dans une filière ? Réponses… 

Alexane Alfaro ©
Alexane Alfaro ©

Après trois mois de concertation avec les représentants étudiants, des présidents d'université, des enseignants et des parents d'élèves, la ministre de l'Enseignement supérieur et le Premier ministre ont annoncé une réforme importante à l'entrée à l'université en 2018. 

Un nouvel APB sans classement des voeux

Il n'y aura plus aucun ordre dans les vœux du lycéen (vœux n°1, vœux n°2… jusqu'à 24). Un nouvel outil dont on ne connaît pas encore le nom, mais qui devrait apparaître en janvier 2018, mettra fin à l'algorithme APB. Dès l'année, prochaine, le lycéen devra faire moins de 10 vœux de formations. Parmi les réponses favorables, après examen des vœux des filières d'enseignement supérieur, le futur étudiant devra choisir la formation qu'il préfère suivre.

Le conseil de classe donnera son avis sur les vœux des lycéens

Lors des conseils de classe en terminal, les enseignants du lycéen émettront un avis sur ses vœux de formation dans l'enseignement supérieur dès le début de l'année. Le lycée pourra bénéficier d'un accompagnement spécialisé.

Le conseil de classe du second trimestre donnera officiellement un avis sur les choix d'orientation qui sera transmis aux universités. 

Deux professeurs principaux en Terminale pour aider les lycéens

Parmi les très nombreuses offres de formations en France, les lycéens peuvent se sentir perdus. Pour les aider dans leurs vœux, chaque classe de terminale aura deux professeurs principaux (un seul actuellement).

De plus, 3 000 étudiants "ambassadeurs" parcourront les lycées pour expliquer aux élèves les formations et le fonctionnement de l'université.

Les universités sont également invitées à organiser des événements pour accueillir les lycéens pendant l'année de terminale ainsi que deux semaines de l'orientation. 

"Oui", "Oui si", "en attente"

Pour les filières qui n'exigent pas un concours d'entrée telles que les licences universitaires, les universités examineront tous les dossiers de candidature des lycéens. Elles pourront apporter trois réponses à un candidat : "oui", "oui si", ou en attente.

  • "Oui" : le candidat est accepté sans concession dans la filière demandée
  • "Oui si" : l'université proposera au candidat un parcours personnalisé en fonction de la nature de son baccalauréat, de sa motivation et de son projet d'avenir.
  • En attente : si le candidat ne répond pas aux critères de l'université, il pourra intégrer une année préparatoire dans la filière choisie. 

En cas de bachelier sans place

Une commission avec des enseignants en lycée et à l'université, sous la présidence des recteurs des académies, se réunira pour les cas de lycéens qui se retrouveraient sans place. Avec les résultats du bac, la commission devra lui proposer une formation.

Réaction d'Annie Genevard, députée du Doubs, membre de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation

"La réforme annoncée par le gouvernement ne contient aucune mesure courageuse susceptible d’enrayer le situation d’échec dans laquelle se trouvent nos universités depuis plusieurs années. Face à l’afflux toujours plus massif d’étudiants dans des filières déjà surchargées, il était légitime d’attendre des décisions ambitieuses pour garantir aux étudiants des conditions d’apprentissage à la hauteur des ambitions universitaires de notre pays. Or, pour ne fâcher personne, le renoncement a prévalu : le gouvernement a fait le choix de demi-mesures qui ne satisferont ni les étudiants ni les enseignants et ne résoudront aucun problème rencontré par les Universités. En laissant le dernier mot aux élèves, le libre choix reste la règle ce qui ne met pas fin au leurre de l’université « pour tout le monde » selon les propres mots d’Emmanuel Macron. 

En refusant la sélection, en n’imposant aucun remise à niveau, en ne prévoyant aucune validation sérieuse des prérequis, il est à craindre que le système actuel, dont nous mesurons tous les jours l’échec, perdure ; les mêmes causes produisant les même effets."

C’est une occasion manquée par le gouvernement de réaliser l’acte II de la loi sur l’autonomie des universités, dernière réforme ambitieuse menée par la droite en 2007. Cette demi-réforme, qui prévoit essentiellement de mettre fin au tirage au sort, s’inscrit malheureusement dans la continuité des gouvernements de François Hollande

Education

Mouvement lycéen : nouvel appel à la grève et à manifestation le 8 octobre à Besançon

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À Besançon, les représentants lycéens reçus par le recteur : ”On est contents, on a été très écoutés”

Après plus de deux semaines de mobilisation dans plusieurs établissements bisontins, cinq représentant(e)s lycéens ont été reçus mercredi 7 octobre 2026 au rectorat de Besançon par Pierre Moya, recteur de l’académie. L’entretien, qui s’est déroulé de 9 h 30 à 10 h 45, s’est tenu dans un climat décrit comme cordial et respectueux par les élèves. À la sortie de l’audience, ceux-ci se disent satisfaits d’avoir pu exposer directement leurs revendications, tout en soulignant que les réponses attendues relèvent désormais du niveau national.

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Dans le cadre de la semaine européenne du développement durable 2026, le Centre de formation d’apprentis (CFA) Hilaire de Chardonnet (CFA HDC) s’associe à Grand Besançon Métropole (GBM), Metro, la Banque alimentaire et la Croix-Rouge pour mener une action singulière ce 8 octobre 2026.

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+ réactions de Laurent Croizier et Séverine Véziès • À la suite des épisodes de débordements survenus ce jeudi 1er octobre 2026 en marge de plusieurs bocages dans des lycées de Besançon, le maire, Ludovic Fagaut a appelé au calme tout en refusant toute instrumentalisation politique "qui favoriserait les débordements violents", souligne-t-il dans un communiqué de la Ville. 

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