Remise en cause du tarif de rachat bonifié pour le photovoltaïque agricole : Matthieu Bloch interpelle le gouvernement

Publié le 15/04/2025 - 14:22
Mis à jour le 15/04/2025 - 14:22

Dans une question écrite adressée au ministre de l’Industrie, le député LR du Doubs Matthieu Bloch alerte sur les conséquences de la récente décision gouvernementale de revoir à la baisse le tarif de rachat bonifié S21 pour l’énergie photovoltaïque en milieu agricole.

 © DR
© DR

En cause, la diminution annoncée du tarif de rachat, passant de 105€/MWh à 80€/MWh, ainsi que la mise en place d’un ajustement trimestriel et l’introduction obligatoire des appels d’offres à compter de la mi-2026. Le député craint que cette évolution tarifaire ne "rende non viables les projets d’une puissance comprise entre 100 et 500 kWc”, provoquant un ”gel des investissements pour une durée estimée entre dix et quinze mois ”.

Les installations photovoltaïques, un rôle central dans l’économie rurale

Selon Matthieu Bloch, cette décision intervient dans un contexte où ”le développement du photovoltaïque dans le secteur agricole a connu une progression significative”, avec un doublement des installations par rapport aux prévisions en 2024. Il y voit ”l’engagement des agriculteurs en faveur de la transition énergétique et de la diversification de leurs revenus”.

Les installations photovoltaïques agricoles jouent un rôle central dans l’économie rurale : ”Les exploitations agricoles portent aujourd’hui 80 % des projets photovoltaïques en toiture, générant près de 800 millions d’euros de retombées économiques.” La baisse du tarif risquerait de casser cette dynamique.

Une fragilisation des territoires

Dans son département du Doubs, le député souligne la particularité d’un tissu agricole reposant sur des équilibres déjà fragiles. Il rappelle que "l’élevage laitier sous appellation d’origine protégée (Comté, Morbier et Mont d’Or) repose sur un équilibre fragile face aux effets du changement climatique”. Dans ce contexte, ”les installations photovoltaïques couplées au séchage solaire du fourrage constituent un levier essentiel pour assurer la pérennité des exploitations”.

Un exemple précis est donné dans la question écrite : ”Un projet de bâtiment agricole intégrant une toiture photovoltaïque de 1 424 m² (soit 310 kWc) avec une consommation annuelle de 60 000 kWh, permettrait une autoconsommation de 46 %”. Or, déplore le député, ”cet investissement deviendrait non rentable sous l’effet de ce nouveau tarif, compromettant ainsi son financement et, de surcroît, la transition énergétique de nombreuses exploitations agricoles.”

Appel à la cohérence et au dialogue

Matthieu Bloch souligne une incohérence entre les objectifs climatiques du gouvernement et la décision tarifaire prise : ”Alors que le gouvernement affirme sa volonté de soutenir le développement des énergies renouvelables tout en préservant la souveraineté alimentaire, cette décision apparaît en contradiction avec ces ambitions.”

Il demande donc si le ministre de l’Industrie ”entend suspendre cette mesure et engager, sans délai, une concertation approfondie avec les représentants du monde agricole afin d’élaborer une solution équilibrée”. L’enjeu est de ”garantir la viabilité économique des projets photovoltaïques sur toitures agricoles sans perdre de vue les objectifs climatiques et énergétiques de la France”, conclut le député.

Economie

Carburant, protection hygiènique, santé mentale… Ce qui change au 1er octobre 2026

Protection menstruelle, prévention, santé mentale, franchises médicales ou encore aides au carburant : plusieurs dispositifs évoluent à compter du 1er octobre 2026. De nouvelles prises en charge entrent en vigueur, tandis que certaines règles de remboursement et dispositifs de soutien sont modifiés. Voici les principaux changements à connaître.

Quatre entreprises réunis au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc

Dimo, Ekipro, Spark et Visto se regroupent désormais au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc, a-t-on appris mercredi 30 septembre 2026. Cette nouvelle organisation réunit quatre activités complémentaires et près de 70 collaborateurs, avec l’objectif de proposer une offre élargie aux entreprises tout en conservant les expertises propres à chaque entité.

À Micronora, Grand Besançon Métropole veut jouer les entremetteurs entre industrie et territoire

Réunis autour d’un petit-déjeuner mercredi 30 septembre matin au parce des expositions Micropolis à Besançon, des représentants du monde économique, industriel, de la recherche et de la défense ont échangé sur les coopérations possibles à l’échelle du Grand Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, a rappelé le rôle que les élus entendent jouer auprès des entreprises, de leur implantation à leur ouverture à l’international.

Micronora lance sa nouvelle édition avec plus de 800 exposants à Besançon

VIDÉO • Le salon international Micronora a été officiellement inauguré ce mardi 29 septembre 2026 en présence des acteurs politiques de la région. L'industriel français et ancien président du Mouvement des entreprises de France, Pierre Gattaz, est le parrain de cette nouvelle édition qui se poursuit jusqu'au 2 octobre. 

À Besançon, 1650 agents publics (CGT) dans la rue pour réclamer des hausses de salaires

Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, une manifestation à l’appel de l’intersyndical s’est tenue ce mardi 29 septembre place de la Révolution à Besançon. Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 1650 à manifester ce mardi, 1250 selon la police. 

À Besançon, Veggie Corner laisse place au 1544 où le thé règne en spécialité

Après plusieurs années à la tête de Veggie Corner, Oriane Vatin ouvre un nouvel établissement à la même adresse, rue Claude Pouillet à Besançon. Baptisé Le 1544, ce lieu consacré au thé entend associer expertise, restauration et découverte dans le cadre singulier d’une demeure construite en 1544.

À Besançon, le Carrefour des collectivités veut accompagner les nouveaux élus et relancer l’investissement local

La 14e édition du Carrefour des collectivités locales se tiendra les 8 et 9 octobre 2026 au parc des expos Micropolis à Besançon. Réunis vendredi 25 septembre pour leur déjeuner de presse annuel, les organisateurs, Ecorse TP, la Fédération régionale des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté (FRTP BFC) et Micropolis, ont présenté un rendez-vous placé sous le signe des nouveaux mandats, des projets d’aménagement durable et des enjeux financiers qui pèsent sur les collectivités. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.11C°
ciel dégagé
le 02/10 à 02h00
Vent
1.18 m/s
Pression
1030 hPa
Humidité
94 %

Sondage