Rentrée scolaire : Blanquer joue la carte de l'apaisement

Publié le 28/08/2019 - 10:19
Mis à jour le 28/08/2019 - 10:19

A quelques jours de la rentrée, le 2 septembre, le ministre a placé l’année 2019-2020 « sous le signe de la maturité et de la réussite », lors de sa conférence de presse rituelle, organisée dans le jardin du ministère pour illustrer une volonté d’agir en faveur du développement durable.

© D Poirier ©
© D Poirier ©

Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, a réaffirmé la priorité donnée à l’école primaire et joué la carte de l’apaisement après une fin d’année tendue. Il a ouvert par exemple la porte à des aménagements de la réforme du lycée.

L'école primaire reste la "priorité" du gouvernement, a souligné M. Blanquer, comme l'illustre la mesure-phare de sa loi "pour une école de la confiance" votée cet été: l'abaissement à trois ans de l'âge de l'instruction obligatoire, contre six aujourd'hui. La mesure ne concernera que 2,5% d'enfants mais c'est un enjeu important pour des territoires comme Mayotte ou la Guyane.

Par ailleurs, la réduction des effectifs dans les classes de CP et CE1 des quartiers défavorisés s'achève. Quelque 300.000 élèves sont concernés et ils devraient être 450.000 d'ici la fin du quinquennat, le président Emmanuel Macron ayant annoncé au printemps qu'elle serait étendue progressivement aux classes de grande section en éducation prioritaire.

"C'est une bonne nouvelle mais on va demander au ministre comment il compte faire, car il ne va pas falloir gonfler les effectifs des autres classes", a prévenu lundi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, le premier syndicat des enseignants du primaire.

"L'égalité des chances passe aussi par la scolarisation des enfants en situation de handicap", a souligné le ministre, rappelant que 4.500 accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH) supplémentaires ont été recrutés.

Mises en place l'an dernier en CP, CE1 et 6ème, les évaluations des élèves, très décriées par une partie des professeurs, sont maintenues mais revues pour tenir compte des critiques.

Jugeant "essentielle" la question de l'environnement, M. Blanquer a aussi annoncé que 250.000 "éco délégués" seraient nommés (un par classe au collège et au lycée) pour favoriser la mise en œuvre d'actions concrètes.

Réforme du bac : "Il faut tourner la page de la Crise du Bac"

Autre chantier du gouvernement: la délicate réforme du bac, qui doit être effective en 2021. Cette réforme, qui réduira le nombre d'épreuves finales au profit du contrôle continu, s'accompagne d'une refonte de l'enseignement au lycée.

Cette année, les séries (L, ES et S) sont supprimées en classe de Première et remplacées par des enseignements de spécialité. La réforme a cristallisé les oppositions de ceux qui craignent l'instauration d'un examen "local" et non plus national, jusqu'à rejaillir fin juin sur le bac, entaché par une grève des correcteurs.

"Les raisons de la colère sont là, cette rentrée va être compliquée car elle est pleine d'incertitudes", affirme Claire Guéville, secrétaire nationale du Snes-FSU, premier syndicat dans le secondaire, opposé à la réforme.

En recevant les syndicats au cours des derniers jours, le ministre a voulu déminer le terrain et a annoncé que des "comités de suivi" seraient mis en place pour tenir compte des difficultés éventuelles et décider d'aménagements.

"Renforcer le bien-être des professeurs"

En cette rentrée, le ministre semble en effet jouer la carte de l'apaisement. "Il est temps de tourner la page de la crise du bac, de passer à autre chose", a-t-il ainsi affirmé, avec un changement de ton évident par rapport au mois de juillet. Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer le bien-être des professeurs.

Il a notamment détaillé les mesures du plan sur les violences à l'école, repoussé à maintes reprises: à la rentrée un accompagnement personnalisé des profs victimes de violences est mis en place. Les élèves hautement perturbateurs et "poly-exclus" de différents établissements pourront être affectés en classes relais, sans avoir besoin de l'accord de la famille.

Accusé à maintes reprises par les syndicats de rester sourd à leurs revendications, le ministre a insisté sur "la nécessité de travailler en profondeur avec les partenaires sociaux".

En vue de la réforme des retraites qui pourrait notamment pénaliser les enseignants, il faudra "revaloriser cette profession", a-t-il assuré. "Nous avons une opportunité historique de travailler tranquillement" sur cette question. Les professeurs, eux, espèrent obtenir rapidement des revalorisations salariales.

(AFP)

Education

Enilea Mamirolle-Poligny : Laurence Maire du Poset prend la direction de l’établissement

Laurence Maire du Poset a pris ses fonctions à la direction de l'École nationale de l'innovation, des laboratoires, de l'eau et de l'alimentation Mamirolle-Polignyle 14 octobre 2026. Issue du monde agricole et de l’enseignement, elle souhaite renforcer l’attractivité de l’établissement et développer ses formations.

Arrestation d’un lycéen à Besançon : l’intersyndicale dénonce une interpellation abusive

L’intersyndicale, CGT éduc'ation, Snes-FSU, Sud éducation et des enseignants du lycée Pergaud dénoncent, ce jeudi 15 octobre 2026, l'arrestation d'un élève de terminale qui participait à la mobilisation ce matin. Des lycéens se dirigent cet après-midi vers le commissariat de Besançon. 

Mobilisation lycéenne à Besançon : entre 1 000 et 2 000 manifestants dans les rues ce mardi

DIAPORAMA + VIDÉO • Ce mardi 13 octobre 2026, la mobilisation lycéenne a connu son cinquième acte en France, notamment à Besançon. Dans l’après-midi, entre 1 100 personnes selon la police et environ 2 000 selon les syndicats ont défilé dans les rues de la capitale comtoise. Les manifestant(e)s réclament davantage de moyens pour l’Éducation nationale et, plus largement, pour les services publics.

À Besançon, un partenariat inédit entre le master de droit pénal et la Cour de cassation

L’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon et la chambre criminelle de la Cour de cassation ont conclu un partenariat de deux ans. Il permettra notamment aux étudiants de master 2 en droit pénal d’effectuer un stage au sein de la juridiction et d’assister à des audiences.

Mobilisation lycéenne : nouvel appel à manifester ce mardi 13 octobre 2026 à Besançon

À l’appel de l’intersyndicale composée de la FSU 25, de la CGT Educ'action 25, du SNFOLC 25 et de SUD Éducation Franche-Comté, les personnels sont invités à se mobiliser et à se mettre en grève le mardi 13 octobre 2026. Une manifestation aux côté des lycéens est prévue en ce sens à 14h15 au départ du parking Battant.

Partiel blanc pour les premières années de médecine...

Ayant pour objectif d'aider les étudiants en première année d’études de santé à réussir leur examen classant, le Tutorat Besançon Santé organise un examen blanc pour les étudiants de l’UFR Santé en Parcours Accès Santé Spécifique (PASS) et Licence Accès Santé (LAS) le 5 décembre 2026. Cet évènement, plus communément appelé “partiel blanc” se déroulera dans les locaux de la faculté de médecine et sera placé sous le thème "Jurrassic Park".

Mouvement lycéen : nouvel appel à la grève et à manifestation le 8 octobre à Besançon

Dans un communiqué du 7 octobre 2026, la CGT éducation, FSU25, Fnec-FP-FO et Sud éducation, appellent à se mobiliser une nouvelle fois aux côtés des lycéens par la grève et lors d’une manifestation prévue à 14h, place de la Révolution à Besançon.

À Besançon, les représentants lycéens reçus par le recteur : ”On est contents, on a été très écoutés”

Après plus de deux semaines de mobilisation dans plusieurs établissements bisontins, cinq représentant(e)s lycéens ont été reçus mercredi 7 octobre 2026 au rectorat de Besançon par Pierre Moya, recteur de l’académie. L’entretien, qui s’est déroulé de 9 h 30 à 10 h 45, s’est tenu dans un climat décrit comme cordial et respectueux par les élèves. À la sortie de l’audience, ceux-ci se disent satisfaits d’avoir pu exposer directement leurs revendications, tout en soulignant que les réponses attendues relèvent désormais du niveau national.

Colère lycéenne : les jeunes maintiennent la pression, un rendez-vous avec le recteur mercredi

Après la manifestation de mardi 6 octobre, les lycéens mobilisés poursuivent leur mouvement ce mercredi. À Pasteur, comme d'autres lycées bisontins, l'établissement est bloqué et une assemblée générale se tient ce matin pour décider des prochaines actions. De plus, un entretien avec le recteur de l'Académie de Besançon est également prévu.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.97C°
légère pluie
le 18/10 à 17h00
Vent
1.74 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
91 %

Sondage