Retour dans l’enfance de Gustave Courbet jusqu’à son arrivée à Paris… au musée Courbet

Publié le 19/12/2024 - 09:02
Mis à jour le 03/01/2025 - 10:36

Jusqu’au 20 avril 2025, le musée Courbet à Ornans propose une nouvelle exposition pour connaître Gustave Courbet sous d’autres traits et plus précisément sur son parcours dès l’enfance jusqu’à Paris. Un voyage dans le temps et dans l’espace passionnant où l’on assiste aux premières esquisses méconnues de ce qui deviendra le principal maître du réalisme… Visite.

De son vivant, comme après sa mort en exil, Gustave Courbet (1819-1877) a fait l’objet de nombreuses biographies relatant les différentes phases de sa vie et de sa carrière. Contrairement à beaucoup d’artistes, le maître d’Ornans s’est raconté lui-même à ses contemporains, à travers ses auto-portraits, ses œuvres, ou même dans des écrits, comme par exemple dans la notice manuscrite confiée à son ami, le critique d’art, Jules-Antoine Castagnary (1830-1888). 

Par ses témoignages, souvent imprécis, ou ses demi-vérités, l’artiste construit son image et réécrit sa vie. La jeunesse du peintre ne fait pas exception. Les éléments connus de cette période, de son enfance franc-comtoise à ses débuts dans la capitale, maintes fois racontés par Courbet et ses biographes, renforcent l’image du jeune paysan foulant Paris de ses sabots, de l’homme enraciné dans son pays, du montagnard indépendant et réfractaire, ou encore de l’artiste autodidacte ayant ”pour seul maître la nature”.

Bruno Mottin, conservateur honoraire du patrimoine au C2RMF – Centre de recherche et de restauration des musées de France, Carine Joly, conservatrice de l’Institut Gustave Courbet et Benjamin Foudral, directeur et conservateur du musée et Pôle Courbet. © Alexane Alfaro

Aux côtés de ce récit, la production de jeunesse de Courbet est demeurée méconnue, en raison de sa complexité et de sa qualité. Là encore, l’artiste brouille les pistes en remaniant certains tableaux ou en modifiant leur date afin de réécrire son passé. Il apparaît ainsi comme un peintre pleinement maître de son talent dès l’âge de 20 ans, et réussit à cacher ses années de tâtonnements et de recherches. 

Réinterroger ce récit des origines à l’aune de ses œuvres et de nouvelles sources apparaissait donc nécessaire. Grâce aux prêts exceptionnels de 80 œuvres et documents rares dont 40 œuvres de l’artiste, l’exposition Devenir Courbet propose de revenir pour la première fois sur cette période décisive et déterminante pendant laquelle Gustave... est devenu Courbet. 

Un tableau de Courbet exposé pour la première fois en France

Si cette exposition dévoile quelques oeuvres de Courbet encore jamais montrées au public, un tableau ne laisse pas de marbre : Promenade en bateau, peint en 1873 et qui appartient aujourd’hui au Flattent Art Museum de Norhfield aux États-Unis.

Pendant la préparation de l’exposition, au moment des demandes de prêt des nombreuses oeuvres, ”on avait une vignette en noir et blanc de ce tableau, on ne pouvait pas se rendre compte… et quand on l’a découvert lorsqu’il est sorti de la caisse, on a compris le tableau et on a compris que c’était une oeuvre importante parce que c’est un grand format, c’est un tableau très ambitieux que Courbet projette probablement pour le Salon, c’est une inspiration romantique, c’est aussi un peu un autoportrait aussi, on reconnait sa physionomie… il y a déjà tout Courbet à ce moment-là”, nous explique Benjamin Foudral en regardant l’oeuvre.

Gustave Courbet (1819-1877) - Promenade en bateau (1873) - Huile sur toile - 101,5 x 133,4 cm Northfield, St. Olaf College Flaten Art Museum – 2006.46 © Alexane Alfaro

Infos pratiques

  • Exposition ”Devenir Courbet”
  • Jusqu’au 20 avril 2025
  • Musée Courbet - 1, place Robert Fernier, 25 290 Ornans
  • Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 17h et le lundi de 14h à 17h (d’octobre à mai)
  • Tarifs : 6€ (plein tarif), 4€ (tarif réduit), gratuit pour les moins de 18 ans

Culture

Un policier de la BAC de Montbéliard se lance dans la Diagonale des Fous pour soutenir les enfants malades

Cédric, brigadier-major à la BAC de Montbéliard, s’apprête à relever un défi sportif hors norme. Cette année, il prendra le départ de la mythique Diagonale des Fous, à La Réunion, avec un dossard solidaire obtenu grâce à l’association « Au Sommet des Cœurs ». Derrière la performance, l’objectif est avant tout de soutenir les enfants touchés par le cancer et leurs familles.

Le musée du tacot fait revivre les trains du Doubs !

Disparus dans l’entre-deux-guerres, les « tacots » du Doubs ont désormais trouvé un nouvel écrin à Cléron. Installé depuis le début de l’été dans l’ancienne gare du village, le musée du Tacot propose une exposition entièrement repensée, mêlant histoire, archives et vidéos pour faire découvrir au public l’histoire de ces petits trains qui sillonnaient autrefois le département.

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 28.74
couvert
le 16/08 à 11h00
Vent
2.77 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
49 %

Sondage