Services de remplacement : "une école pratique pour les jeunes et un service de proximité"

Publié le 30/04/2014 - 14:11
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:45

Mercredi 23 avril, une quarantaine de bénévoles des services de remplacement de Franche-Comté ont organisé une visite de terrain à Gevresin au Groupement agricole d’exploitation commun (GAEC) des Vents, pour sensibiliser Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil régional Franche-Comté aux problèmes qu’ils rencontrent.


 ©
©

Le GAEC des vents à Gevresin avait été choisi pour expliquer le rôle des services de remplacement. Armand Mareschal a raconté comment le remplacement a été assuré suite au décès de son père, et finalement comment Laurent Barberet, agent de remplacement, s’est installé en GAEC avec lui. En effet, très vite après ce drame, un agent a été proposé. Une relation de confiance s’est établie après 215 journées de remplacement, ce qui a permis d’envisager ces deux installations. "L’objectif des services et d’assurer le remplacement en cas de coup dur, mais aussi de pouvoir trouver une solution quand la pérennité de l’exploitation est menacée" précise Laurent Prêtre président du service d’Amancey et d’Ornans. 

Les bénévoles pour un service de proximité

Trop souvent, en parlant des services, on oublie la cheville ouvrière avec le rôle prépondérant des bénévoles, le président, le responsable planning et le trésorier. "Nous avons des missions très diverses" explique Véronique Vermot-Desroches, "dans les cas difficiles nous devons être l’écoute des personnes pour trouver rapidement une solution. Avant, il était plus facile de trouver un jeune pour venir travailler au service de remplacement. Aujourd’hui, c’est plus compliqué en particulier, le samedi et le dimanche,… Cela demande du temps et une forte implication, mais la profession peut être fière de pouvoir s’organiser et répondre ainsi à ce besoin". 

Véritable école de formation pour une première expérience professionnelle

Cette visite de terrain avec un objectif précis : alerter sur l’importance des services de remplacement dans une région comme la Franche-Comté. Les 25 associations locales sur l’ensemble de la Franche-Comté ont augmenté leur activité de 8 % en 2013. Ce qui représente 30 000 journées de remplacement, plus 800 collaborateurs soit 150  équivalents temps plein pour plus de 4500 utilisateurs.  "Finalement, les services sont un bon moyen d’avoir une bonne expérience quand on souhaite travailler dans le secteur agricole" indique Joëlle Marguier, présidente de la fédération régionale, elle  poursuit "mais les longues maladies, les accidents entraînant un long remplacement coûtent cher aux services... Aujourd’hui il est difficile de choisir pour des raisons économiques, entre un cancer, un traumatisme crânien ou une détresse psychologique profonde. Devoir choisir : on se retrouve bien seul face à la détresse des adhérents". "Mais nous devons être là quand les gens sont malades ou accidentés" insiste Vincent Fonquernie, Président des services de remplacement du Doubs.

Pour Eric Druot, Président des services de remplacement du Jura, "Nous essayons de maintenir un lien social en proposant aux agents des services des emplois plus stables avec des activités en complément de main-d’œuvre".

Le soutien du conseil régional

Finalement, c’est  Laurent Ducray, vice- président du service de remplacement Haute-Saône qui pose directement la question à la présidente du conseil régional, "Allez-vous continuer à baisser les subventions aux services, alors que l’emploi reste une priorité pour tous ?"

Après avoir remercié les participants pour la qualité des témoignages et salué cette mobilisation dans le cadre de l’esprit coopératif cher à la Franche-Comté, Marie-Guite Dufay présidente du conseil régional, a rappelé le contexte : "Nous devons faire 50 milliards d’économies au niveau de l’Etat, cela va représenter plus de 10 milliards pour les collectivités locales.  Nous soutenons depuis plus 15 ans les services de remplacement, mais notre rôle c’est de soutenir l’innovation et la recherche et non le fonctionnement. Nous allons essayer de maintenir ces crédits, mais vous devez trouver d’autres solutions, peut-être avec vos autres partenaires, les mutuelles,..."

Marie-Guite Dufay propose également de travailler sur la simplification administrative, Rémy Delacroix, membre du bureau  à Service de remplacement France, indique que "les services travailleront sur ce sujet et transmettront leurs propositions".

(Source : communiqué)

Economie

Besançon : deux heures de stationnement gratuites à l’heure du déjeuner dès septembre 2026

VIDÉO • Parmi les sujets qui seront abordés jeudi 25 juin 2026 en conseil communautaire, les élus de Grand Besançon Métropole (GBM) seront appelés à se prononcer sur la gratuité du stationnement entre midi et deux dans les parkings dont la compétence dépend de GBM, c’est-à-dire les parkings dits en enclos et en ouvrage.

Les soldes en pleine canicule : “catastrophe” pour certains, “aubaine” pour d’autres

Les soldes d'été démarrent mercredi 24 juin 2026 sous une chaleur caniculaire, une "aubaine" pour les grands magasins climatisés où les consommateurs se réfugient mais une source d'inquiétude pour les commerces de centre-ville, qui redoutent un report des achats sur les plateformes en ligne d'ultra fast-fashion.

Le Japon, prochain invité d’honneur de la Foire comtoise 2027

Après une 98e édition qui a déçu en matière de fréquentation, Micropolis Besançon, par la voix de son directeur, Didier Sikkink, a levé le voile sur le futur invité d’honneur de la foire comtoise 2027. Le Pays du Soleil-Levant sera ainsi l’invité central de la 99e édition qui se tiendra du 1er au 9 mai 2027 à Besançon.

Département du Doubs : l’opposition dénonce des “renoncements silencieux” sur le budget et le climat

Dans un communiqué, suite à l'assemblée départementale de ce lundi 22 juin, le groupe d’opposition Doubs Solidaire critique fortement la gestion budgétaire et les choix politiques de la majorité départementale, évoquant notamment des écarts entre les annonces et les réalisations, ainsi qu’un recul des investissements et des politiques climatiques.

L’Armée de Terre recrute un Opérateur géographe (H/F)

Offre d'emploi • Devenez opérateur géographe dans l’Armée de Terre et mettez vos compétences en cartographie et en analyse au service des opérations militaires. Un métier technique et rigoureux, mêlant travail sur outils spécialisés, missions de terrain et opportunités d’engagement en France comme à l’étranger.

Été 2026 au Dino-Zoo : des nouveautés, mais pas que…

Quoi de 9 ? • Venez tester le "Dino Drift", vous détendre à "Jurassique Plage" et savourer le retour des célèbres Dino Nugget's… Sans oublier les valeurs sûres ! Un été immersif et ombragé au cœur de la Franche-Comté pour des souvenirs inoubliables en famille.

Aire de jeux et cour d’honneur : 3,3 millions d’euros pour les nouveaux espaces végétalisés de Saint-Jacques à Besançon

Dans le cadre d’un vaste chantier de restructuration et de réaménagement du site de Saint-Jacques à Besançon, la cour d’honneur a été réaménagée et a pris le nom de la figure franc-comtoise Paulette Guinchard. Le jardin, lui, repensé en aire de jeux, est accessible au public dès ce 19 juin 2026. Il porte désormais le nom de René Dumont, connu pour son combat en faveur de l’écologie.

Précarité alimentaire et grande distribution : la députée Dominique Voynet interpelle les enseignes bisontines

Dans un courrier du 11 juin 2026 adressé aux responsables des principales enseignes de la grande distribution de la ville, la députée écologiste du Doubs Dominique Voynet alerte sur la précarité alimentaire et appelle à une évolution des pratiques autour des collectes solidaires en magasin.

À Besançon, Mayaza devient Hummus, un nouveau concept de cantine libanaise au centre-ville

Après six années d’activité sous l’enseigne Mayaza, le restaurateur Wyssam ouvre un nouveau chapitre de son aventure culinaire à Besançon. Son établissement, situé rue Claude Pouillet, devient désormais Hummus, un concept de restauration libanaise en mode cantine dont l’ouverture est prévue vendredi 19 juin 2026.

La première enseigne Gruppomimo de Bourgogne-Franche-Comté arrive bientôt à Besançon

Arthur et Charles Gandrey ouvriront prochainement la première enseigne Gruppomimo de Bourgogne-Franche-Comté à Besançon au numéro 12 de la rue Bersot. Nous avons rencontré l’un des deux frères, Arthur, qui nous parle de cette nouvelle franchise qui ouvrira dès la fin d’année dans la capitale comtoise.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 35.99
ciel dégagé
le 24/06 à 17h00
Vent
3.64 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
31 %

Sondage