Suppression de classes dans le Doubs : le syndicat Snuipp-FSU boycotte le comité technique départemental

Publié le 08/04/2015 - 15:13
Mis à jour le 09/04/2015 - 11:16

Le Snuipp-FSU du Doubs a boycotté le comité technique départemental (ou CTSD) ce matin du mercredi 8 avril 2015. 

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"Par delà l’absence inacceptable de l’inspecteur d’académie à une instance essentielle, par delà le calendrier excessivement contraint rendant quasi impossibles des mobilisations efficaces, par delà une communication désastreuse aux organisations syndicales (propositions transmises aux Mairies et en copie aux écoles avant l’envoi des documents de travail aux représentants des personnels), il y a, bien sûr, le fond" écrit Snuipp-FSU dans un communiqué.

Ouverture ? Fermeture ? Comment ça marche  ?

Selon une analyse du syndicat des propositions de l’inspecteur d’académie de Besançon, les ouvertures et fermetures de classe sont réfléchies des manières suivantes : 

  • "D’une manière générale, si la prévision d’effectifs d’une école dépasse 27 de moyenne en élémentaire (22 en REP) et 30 en maternelle (25 en REP), l’IA propose une ouverture définitive ou conditionnelle." 
  • "Si après une suppression de classe, la prévision d’effectifs d’une école n’atteint pas 27 de moyenne en élémentaire (22 en REP) et 30 en maternelle (25 en REP), l’IA propose une fermeture conditionnelle ou définitive." 
  • "Certaines écoles accueillant une population scolaire socialement défavorisée sans pour autant remplir tous les critères "REP" font l’objet d’une attention particulière. Dans ce cas, l’IA peut proposer une ouverture sans qu’elles atteignent ces "seuils"." 

"D’autres éléments dits "qualitatifs" (Conditions d’inclusion des élèves de CLIS dans l’école, nombre d’élèves allophones, organisation pédagogique compliquée, nombre de plan d'accompagnement personnalisé (PAP), plan d'accueil individualisé (PAI), programme personnalisé de réussite éducative (PPRE ) peuvent parfois être pris en compte par l’IA et faire baisser ses moyennes de quelques dixièmes." 

Une "forte" dégradation sous Sarkozy 

Pour Snuipp-FSU, la politique ministérielle de 2007 à 2012 a dégradé "fortement les conditions d’exercice de notre métier avec près de 30.000 postes supprimés". 

"La politique d’austérité du gouvernement actuel n’est pas à la hauteur des ambitions proclamées en 2012 pour une refondation de qualité de l’école publique. Il y a l’affichage et la communication du gouvernement et il y a la réalité." 

"Pour rendre 3 postes au ministère, pour mettre en œuvre les priorités nationales (REP +), pour améliorer la situation des remplacements dans le Doubs, l’IA décidera de fermer plus de 30 classes." 

De plus, le syndicat affirme que le Directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN) "ne permet pas aux représentants du personnel de réaliser leur travail en ne leur faisant pas parvenir l’ensemble des documents." 

Enfin le syndicat se demande : quels temps partiels seront refusés ? Que deviendront les titulaires de secteur ?

Le CTSD est reporté dans la matinée du vendredi 10 avril. Le conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) est convoqué une nouvelle fois vendredi à 17h30. 

Le syndicat appelle "tous les enseignants, parents d'élèves, élus" à participer à la journée de grève prévue jeudi 9 avril et à rejoindre les manifestations à Besançon et Montbéliard.

Besançon : jeudi 9 avril à 14 heures parking Battant et une autre à Montbéliard : 9 avril à 13h30 au Champ de foire

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