la sécurisation de l'emploi au cœur de la politique de l'emploi

Publié le 07/03/2013 - 01:08
Mis à jour le 16/04/2019 - 16:31

Le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi a été presenté en Conseil des ministres. Il transpose dans la loi l'Accord national interprofessionnel (ANI), signé le 11 janvier dernier.

 Sécurité et flexibilité assurées pour les salariés et les employeurs

Dans sa globalité, le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi permet à la fois aux entreprises de s'adapter au contexte économique actuel, tout en assurant le mieux possible aux salariés de garder leur emploi et leur salaire. De leur côté, les salariés reçoivent diverses contre-parties. L'accord est structuré en quatre axes distincts.

LA LUTTE CONTRE LA PRÉCARITÉ DES SALARIÉS

Effet d'une situation économique instable et des politiques de l'emploi menées par les précédents gouvernements de droite, la précarité des salariés s'est fortement développée ces dernières années. Face à celà, le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi offre plusieurs solutions dans le but de réduire ces problèmes :

  • Le renchérissement du coût des CDD, afin d'encourager l'embauche des jeunes en CDI via des cotisations réduites.
  • Un meilleur encadrement du temps partiel : un minimum de 24h par semaine, le recours aux avenants temporaires, etc.

LA SÉCURISATION DU PARCOURS PROFESSIONNEL POUR LES SALARIÉS

Etant donné les efforts consentis par les syndicats, de nouveaux droits seront ouverts aux salariés :

  • la généralisation de la couverture complémentaire santé ;
  • les droits en matière de chômage deviennent rechargeables ;
  • la portabilité des droits à la formation professionnelle devient universelle et valable toute la carrière ;
  • un nouvel effort pour le logement des salariés : ce sont 300 millions d'euros qui seront investis dans une offre de logements temporaires ;
  • l'instauration d'une période de mobilité volontaire sécurisée dans les entreprises de plus de 300 salariés.

UN DIALOGUE SOCIAL ADAPTÉ AUX MUTATIONS ÉCONOMIQUES

Afin de permettre aux entreprises de s'adapter aux évolutions économiques tout en préservant leurs salariés, différentes mesures assureront un dialogue social sain dans chaque entreprise.

  • Les négociations des accords de maintien de l'emploi rendues possibles : en cas de graves difficultés, l'entreprise pourra négocier un accord de maintien de l'emploi pour une période de deux ans maximum. En retour, il est prévu un partage du bénéfice économique une fois l'accord arrivé à son terme. Si l'accord n'a pas été respecté, des sanctions pourront alors être demandées. Pour la signature d'un accord de maintien de l'emploi, l'accord individuel du salarié est, bien entendu, impérativement requis.
  • Les procédures relatives au licenciement économique vont évoluer : avant un plan social, il pourra soit il y avoir un accord majoritaire valant plan social, soit par l'accord des services du ministère du Travail. L'Etat est donc rétabli dans son rôle d'arbitre, qu'il n'avait plus depuis 1986.
  • A titre expérimental, il est également rendu possible de recourir au contrat de travail intermittant.

 DES SALARIÉS INVESTIS DANS LES CHOIX STRATÉGIQUES DE LEUR ENTREPRISE

Les entreprises, ce sont certes des employeurs, mais également des salariés, les deux devant travailler de concert pour assurer le bon fonctionnement de l'entreprise. A ce titre, les salariés doivent pouvoir s'investir dans le futur de leur entreprise.

Ainsi, le projet de loi sur la sécurisation de l'emploi prévoit divers outils permettant aux salariés d'avoir leur mot à dire.

  • Une base de données dans chaque entreprise rassemblera diverses données existantes et sera mise à jour régulièrement. Les institutions représentatives du personnel ainsi que les délégués syndicaux y auront accès.
  • Le débat sera favorisé avec les représentants du personnel.
  • L'amélioration des obligations d'information du Comité d'entreprise en cas de cession d'entreprise : il sera alors consulté sur différents points, comme la recherche d'un repreneur, et pourra émettre un avis.
  • Des salariés prenant part à la stratégie de leur entreprise : dans les entreprises de plus de 5000 salariés en France, ces derniers seront associés à l'organe définissant la stratégie de l'entreprise.
  • La négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sera étendue à de nouveaux sujets (orientations du plan de formation, utilisation des différents contrats de travail).
  • Des sous-traitants mieux informés : afin de leur permettre d'envisager l'avenir avec plus de sûreté, les sous-traitants seront tenus au courant des différentes évolutions de l'entreprise.

Un accord historique allant dans le sens du dialogue social

Cet accord a été le fruit d'une grande conférence sociale ; une majorité d'organisations syndicales est parvenue à s'entendre et un accord a pu être soumis au gouvernement. Comme l'a expliqué le président de la République le 11 janvier dernier :

[L'accord] constitue un succès du dialogue social, qui honore l'ensemble des partenaires, car tous ont participé jusqu'au bout à l'ensemble du processus. La pertinence de la méthode engagée par la Conférence sociale est ainsi confirmée.

Il s'agissait d'un pari audacieux de la part du gouvernement que de réunir autour d'une même table un nombre important d'organisations syndicales. Seuls les objectifs de cette conférence avaient été fixés en septembre par le document d'orientation fourni par Michel Sapin, ministre du Travail. Ce dernier a par ailleurs déclaré :

Cet accord est un bel et grand accord.

Dans les grandes lignes, ce projet de loi permet :

  • aux entreprises de s'adapter au contexte économique, tout en assurant leur emploi aux salariés
  • l'amélioration de la qualité des emplois et de conditions de travail des salariés
  • d'encourager les embauches, en rassurant les entreprises.
Gilles Lorimier

Economie

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Dispositif Jeanbrun : comment bien investir dans l’immobilier, percevoir des loyers sans impôt… tout en réduisant son impôt sur le revenu ?

Dans un contexte de pression fiscale croissante sur les revenus locatifs, de nouveaux leviers d’investissement émergent. À Besançon, Patrick-Olivier Equoy, directeur général du groupe SMCI, présente le dispositif Jeanbrun, issu de la loi de finances 2026. Fondé sur l’amortissement plutôt que sur une simple réduction d’impôt comme le dispositif Pinel, ce mécanisme entend simplifier l’investissement locatif tout en améliorant sa rentabilité et sa lisibilité fiscale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.1
couvert
le 10/05 à 03h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1011 hPa
Humidité
90 %

Sondage