Tribune de lecteur - Un 8 mai à Besançon pour rendre hommage aux Résistantes et Résistants morts pour nos libertés

Publié le 09/05/2020 - 13:48
Mis à jour le 09/05/2020 - 13:48

TRIBUNE • Ce 8 mai 2020, vers 11 heures, se sont retrouvés à différents lieux de Besançon, place de la Liberté aux Chaprais, avenue du Commandant Marceau à St Claude et rue d’Alsace au centre-ville, de petits groupes de personnes pour rendre hommage aux Résistants morts pour la France il y a 75 ans. Michel Boutonnet, fils de Résistant FFI, nous raconte ces rencontres distancées de ce vendredi…

Honorer les Résistants qui, il y a 75 ans, sont morts pour que nous vivions libres

Ce 8 mai 2020, vers 11 heures, se sont retrouvés à différents lieux de Besançon, place de la Liberté aux Chaprais, avenue du Commandant Marceau à St Claude et rue d'Alsace au centre-ville, de petits groupes de personnes pour rendre hommage aux Résistants morts pour la France il y a 75 ans.

Ces personnes attachées à la Résistance par des liens personnels ou la volonté de transmettre la mémoire de cette période étaient désireuses de rendre hommage, à leur façon, aux Résistant.e.s mort.e.s pour nos libertés.

Elles ont rappelé l'histoire de certains de ces Résistants locaux, mais aussi l'héritage que nous devons à la Résistance, à travers les mesures prises après la Libération, en application du programme du Conseil National de la Résistance, "Les Jours Heureux" : le retour du suffrage universel (avec le droit de vote des femmes), la liberté de la presse, la Sécurité sociale, les retraites et de nombreuses nationalisations d'entreprises stratégiques, dans le transport ou l'énergie, et de services, dans les banques et assurances.

Ces personnes ont voulu faire le lien aussi avec les mouvements de résistance d'aujourd'hui, dans un contexte évidemment totalement différent, mais qui visent comme à l'époque à combattre l'inacceptable et à construire une société solidaire, protectrice des droits humains et non des intérêts privés. Des prises de paroles ont eu lieu, des pancartes ont été accrochées comme en témoignent les photos (diaporama ci-dessus), des bouquets de fleurs ont été déposés.

Des chants se sont élevés, en particulier le Chant des Partisans, hymne de la Résistance, et le Chant des Marais, hymne des Déporté.e.s.

C'était un moment fort et plus que jamais nécessaire à la transmission de la mémoire collective, à l'heure où n'est commémorée officiellement que la victoire militaire sur l'Allemagne nazie et où les derniers survivants témoignant de ce "minuit dans le siècle" disparaissent.

Un moment pour réaffirmer qu'un monde où le pouvoir de certains s'exerce par la contrainte pour imposer de criantes inégalités ne peut être un horizon pour l'humanité, et qu'il est de notre devoir de résister collectivement pour qu'émerge enfin une société juste et fraternelle.

[Ces  cérémonies citoyennes se sont faites dans le plus grand respect des mesures de distanciation recommandées par les autorités sanitaires].

Tribune signée Michel Boutonnet, fils de Roger Boutonnet, Résistant des Forces Françaises de l'Intérieur, agent de liaison du maquis du Mont d'Agré, arrêté avec trois de ses camarades par une troupe allemande en bordure de la forêt de Chailluz le 5 septembre 1944 alors qu'il se rendait au maquis pour son approvisionnement. Il fut exécuté avec ses camarades dans la combe de Chailluz.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Les ateliers du mercredi au SYBERT ? Des minijeux pour enfants

PUBLI-INFO • Le 21 janvier, c’est la fête au SYBERT à Planoise ! De 14h30 à 16 heures, les enfants de 6 à 12 ans vont pouvoir venir apprendre en jouant. Apprendre ? Oui, apprendre les bons gestes en matière de tri et de recyclage. Jouer ? Oui, parce qu’en s’amusant, mine de rien, on apprend. Mais attention, nombre de places limité…

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

“Icar” : un bus numérique pour amener de la technologie et de la culture dans les communes du Doubs

VIDEO • Appelé "Icar", le bus numérique a été officiellement inauguré ce 14 janvier 2026 au collège Claude Girard à Châtillon-le-Duc en présence du Département du Doubs, instigateur de cette nouveauté. Ses missions ? Proposer des ateliers numériques autour de l’intelligence artificielle, des ressources numériques du département ou encore la création de revues artisanales dans les collèges et médiathèques…

Solidarité internationale et éducation : la Ville de Besançon ouvre son appel à projets

La Ville de Besançon ouvre son appel à projets destiné aux associations menant des actions de solidarité internationale ou d’éducation à la citoyenneté mondiale. Une enveloppe globale de 15.000 euros de dotations est prévue et sera répartie entre les projets retenus. Les candidatures sont possibles jusqu’au 1er avril 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.7
couvert
le 21/01 à 12h00
Vent
0.89 m/s
Pression
1006 hPa
Humidité
89 %