Un troisième confinement inéluctable ?

Publié le 25/01/2021 - 09:06
Mis à jour le 25/01/2021 - 09:08

Semaine cruciale •

« Il faudra probablement aller vers un confinement » dont les conditions relèvent d’une « décision politique », pour faire face aux variants du coronavirus qui « changent complètement la donne » sanitaire en France, a déclaré dimanche le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy. L’Élysée a fait savoir dimanche soir que la décision serait prise mercredi en fonction des chiffres et des dernières données sur les différents variants.

Adresse aux Français d'Emmanuel Macron à la télévision © D Poirier
Adresse aux Français d'Emmanuel Macron à la télévision © D Poirier

Toujours plus d’hospitalisations. Le nombre de patients hospitalisés pour cause de Covid-19 a franchi dimanche la barre des 26.000, au plus haut depuis décembre, dont près de 3.000 sont dans un service de réanimation, un chiffre qui refuse de baisser depuis plusieurs jours, selon les données de Santé publique France.

En Bourgogne-Franche-Comté, on dénombre 1.786 hospitalisations pour formes graves de la Covid-19 dont 176 en réanimation. Un haut plateau qui ne bouge quasiment pas depuis la mi-novembre.

Plus d’un million de personnes (1,027 million) avaient reçu la première dose du vaccin dimanche, depuis le début de la campagne, à la toute fin décembre. Au 24 janvier, 63.626 personnes ont été vaccinées en Bourgogne-Franche-Comté qui reste avec un taux de vaccination 2,29% la région de France « la plus vaccinée »

Covid-19 : Delfraissy plaide pour un reconfinement face aux variants

"Il y a urgence", a martelé M. Delfraissy : "Plus on prend une décision rapide, plus elle est efficace et peut être de durée limitée. On est dans une semaine un peu critique", a-t-il ajouté.

"On est le pays d'Europe actuellement, avec l'Italie, dans la meilleure situation sanitaire", a-t-il relevé. Mais "c'est une fausse sécurité, la situation ne va pas pouvoir perdurer" à cause des variants qui se répandent, a-t-il poursuivi.

"Alors qu'on est dans une situation apparemment relativement stable, si nous continuons sans rien faire de plus, nous allons nous retrouver dans une situation extrêmement difficile, comme les autres pays (européens), dès la mi-mars", a-t-il prévenu.

Dans ce contexte, le confinement doit-il être strict comme au printemps 2020, ou doit-on permettre de laisser par exemple les écoles ouvertes comme en novembre ? "C'est une décision éminemment politique", a renvoyé le président du Conseil scientifique, qui guide les choix de l'exécutif.

Le JDD a annoncé une prise de parole d’Emmanuel Macron dès mercredi soir, ainsi qu’un conseil de défense le même jour pour décider d'un troisième confinement dès la fin de la semaine.

L’Élysée a affirmé dimanche soir que rien n’est décidé pour le moment et que le Président de la République attend bien des éléments sur l'évolution de l'épidémie. Si le couvre-feu généralisé à 18h a produit ses effets, l'option d'un reconfinement ne serait plus sur table. Sinon, des mesures seront prises rapidement.

Jean-François Delfraissy  a avancé l'idée de regrouper ou d'allonger les vacances scolaires de février pour "se retrouver dans des meilleures conditions pour début mars pour rouvrir les écoles".

Revenant sur les projections de vaccination, M. Delfraissy "ne partage pas" la conviction du gouvernement que l'ensemble de la population pourrait être vaccinée d'ici l'été.

"La capacité vaccinale est limitée", a-t-il déclaré, parce que "l'industrie pharmaceutique (ne parvient pas) à fournir de façon massive" les doses de vaccin. "De février à fin avril (...), on a une course entre arrivée du variant et vaccination", a-t-il synthétisé.

"Irrémédiable" (Karine Lacombe)

"Le confinement apparaît vraiment irrémédiable, la question qui se pose maintenant, c'est dans quel délai", a renchéri Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l'hôpital parisien Saint-Antoine, dans Le grand jury sur RTL/Le Figaro/LCI. Plusieurs indicateurs montrent que "nous arrivons à un seuil de saturation du système hospitalier".

Éventuel reconfinement: "tous les scenarii sur la table" (Attal)

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a indiqué dimanche que face à la montée de nombre de cas de Covid-19, aucune décision n'avait encore été prise sur un éventuel reconfinement, mais que "tous les scenarii sont sur la table".

"On avait défini notre capacité à contrôler pleinement l'épidémie dès lors qu'il y aurait 5.000 cas par jour en moyenne, on est aujourd'hui à 20.000", a indiqué M. Attal lors de l'émission de France 3 Dimanche en Politique.

Interrogé sur la possibilité d'un nouveau confinement, le porte-parole du gouvernement a assuré: "il n'y a pas de décision prise, et les prochains jours seront décisifs", mais "par principe, tous les scenarii sont sur la table".

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.39C°
ciel dégagé
le 28/10 à 22h00
Vent
3.56 m/s
Pression
1028 hPa
Humidité
89 %

Sondage