Une nouvelle enquête du commissaire Bracq… et ce n’est pas fini

Publié le 15/06/2014 - 17:21
Mis à jour le 16/06/2014 - 11:59

Les lecteurs l’ont découverte dans Le complexe du prisme. Marianne Bracq, commissaire de police à la Gare d’Eau à Besançon, est de retour avec Le Mémorial des Anges. Et ce n’est pas fini. La jeune femme au caractère bien trempé et à la vie personnelle fort compliquée a réussi à s’imposer à Fabrice Pichon lui-même, l’auteur de ces polars qui lui a donné vie, bien qu’il n’avait au départ pas envisagé d’en faire un personnage récurrent.

livre

La fin, dramatique, du Complexe du prisme nous avait laissé croire que Marianne Bracq s’était suicidé après sa première enquête bisontine, particulièrement éprouvante pour elle. Eh bien, non ! La voici de retour pour enquêter, en lien avec la gendarmerie bourguignonne et un procureur dijonnais, alors que l’un de ses hommes a été attiré dans un traquenard et blessé dans Le Mémorial des Anges. Publié en début d’année, ce nouveau polar de Fabrice Pichon nous embarque très vite dans un récit où le SRPJ de Besançon se retrouve confronté à plusieurs assassinats dont les mobiles se trouvent enfouis dans un passé sordide. On ne vous en dira pas plus - sinon que l’action se déroule à Besançon, Poligny, Dole et au Mont-Roland pour la Franche-Comté – pour ne pas vous priver du suspense présent au fil des 360 pages de ce polar qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières lignes.
 

"Elle va encore déguster"

"Vous n’aviez pas le droit !", s’est entendu reprocher Fabrice Pichon à deux reprises par des lectrices sur les salons. Pas le droit d’avoir fait se suicider Marianne Bracq, une mère de deux adolescentes, même si elle était sortie brisée d’une enquête qui l’avait personnellement impliquée dans Le complexe du prisme. L’auteur, qui a vécu enfant à Pouilley-les-Vignes avant de quitter la région pour le Sud et habite désormais à Dijon, s’amuse de ces remarques et raconte qu’il a alors dit à ces dames de relire la fin du livre afin qu’elles voient que rien de ce qui était écrit ne confirmait la mort de son héroïne. "Je voulais laisser un truc complètement ouvert, rien n’est dit", souligne-t-il.
 
S’il rappelle cette anecdote, c’est pour montrer combien les lecteurs se sont vraiment attachés à son personnage.  "Marianne, c’est une personne vraie, une femme moderne. C’est la combinaison de deux personnes que je connais, j’ai aussi mélangé leurs deux physiques", révèle-t-il, ajoutant : "Même moi, je me suis attachée à elle. Et elle va revenir. Il y a encore à faire avec elle, elle a de multiples facettes. La pauvre, je lui en ai fait baver dans les deux précédents livres et elle va encore déguster." 
 

Une enquête entre Besançon et Concarneau

"A la fin du Mémorial, Marianne plie bagages, elle a besoin de se poser de retrouver son frère, signale-t-il. Elle part et il fallait donc que je trouve un lien avec Besançon et l’endroit où elle sera. J’ai l’idée, c’est en train de mûrir. Cela va se passer à Concarneau parce que ça fait deux fois que j’y suis invité au festival de polar Le Chien jaune et c’est une ville très sympa. Besançon sera la base arrière. Cela permet de suivre le personnage de Marianne, qui est devenu plus important que le lieu où ça se passe. Cette série se construit autour d’elle, mais je n’ai pas la prétention de faire autre chose qu’un livre divertissant où l’on passe un bon moment, où on se laisse prendre, un « roman de gare » en fait." 
 
Fabrice Pichon n’annonce pas cette nouvelle enquête de Marianne Bracq avant l'été 2015, cependant il a un autre livre en attente de publication. "Il est à des années-lumière du Mémorial. Il se passe dans une ville de province, mais qui n’est pas localisée", explique-t-il. Il ne sera donc pas édité, comme les autres, par Le Citron bleu, petite maison d’édition basée à Gy en Haute-Saône dont les publications ne concernent que des histoires se déroulant toujours en partie en Franche-Comté ou en Languedoc. A suivre…
 

En pratique :

Fabrice Pichon, "Le Mémorial des Anges", Les Editions du Citron bleu, janvier 2014, 360 pages, 17 euros. 
 
A propos du précédent polar de Fabrice Pichon mettant en scène Marianne Bracq, lire notre article ci-dessous.

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