Vintage Corner : "On fait vraiment de la mode"

Publié le 27/03/2014 - 10:45
Mis à jour le 16/04/2019 - 09:09

En septembre 2014, Olivier Lecossois fêtera les 20 ans de Vintage Corner. Née dans la cour du 14 Grande-Rue à Besançon, puis déménagée en 2001 au 9 rue d’Anvers, cette enseigne indépendante dédiée à la mode cultive depuis toujours l’image d’une « boutique-laboratoire ». 

Le commerçant du mois « Besac kdo »

"On a toujours fait un peu figure de laboratoire à Besançon", rappelle Olivier Lecossois qui a ouvert Vintage Corner en 1994 dans la cour du 14 Grande-Rue à Besançon, véritable trage entre la Grande-Rue et la rue du Lycée. Exproprié pour cause de travaux de l’îlot Pasteur, il a posé ses valises emplies de vêtements au 9 rue d’Anvers il y maintenant 13 ans. 
 
"Les marques s’attirent entre elles. On est très très sollicités et souvent les premiers sur Besançon à avoir certaines marques. Chaque saison, on a 20 à 25 marques différentes, dont la moitié en exclu. La moitié aussi de nos marques sont pérennes, comme Pépé Jeans avec qui je travaille depuis 17 ans. Les autres sont des satellites : c’est le produit qu’il faut avoir à un moment donné et qui va durer une, deux, trois saisons. Souvent je rentre une marque pour un seul produit, d’où la multiplication des labels chez moi."
 

Comme le Monopoly

Variété de styles, Olivier Lecossois, assisté de Ludivine et de Justine son apprentie, habille aussi bien des jeunes qui veulent le même look que leur star ou sportif préféré que des adultes à la recherche de marques underground. Et ça, ça lui plaît. "Je m’adresse à tout type de clientèle. J’aime dire que je suis comme le Monopoly, je vais de 7 à 77 ans, s’amuse-t-il. Il n’y a pas de limite. La seule limite, c’est la taille. Et je joue le jeu des tailles avec les tailles intermédiaires (comme le 35, le 37, le 39, etc.) Notre cœur de cible va de 20 à 50 ans, mais on habille aussi des gens plus jeunes et plus âgés. J’ai des femmes qui viennent chez moi avec leurs petits-enfants, ou des papys de 70 ans pour la marque Fred Perry.  Avec plus de 2.000 références, on trouve de tout chez nous et tout le temps des nouveautés." 
 
Ce printemps par exemple, Olivier Lecossois a rentré de nouveaux labels pour les femmes : les anglais Yumi et Uttam Boutic, et le français Mamouchka, dont les robes et tuniques s’ajoutent à celles de la marque marseillaise Sessùn qu’il suit depuis plusieurs années.
 

La crise est passée par là

Variété de prix aussi avec une large gamme ! "De 2002 à 2005/2006, je n’avais pas un jean en dessous de 110 euros, je montais même jusqu’à 190 euros, rappelle-t-il. Mais la crise est passée par là. Maintenant mes jeans les plus chers sont à 69 euros et mes plus grosses ventes à 50 euros. Ce n’est pas de la moins belle qualité, mais ce sont des jeans bruts, plus épurés qu’à l’époque, avec très peu de process, très peu de délavage. Pour tous les produits que j’achète, j’essaie d’avoir le prix juste." Et pour ceux qui ont "un peu moins de sous", il y a en permanence un rayon "fin de série de saison" près du comptoir.
 
Initiales de Vintage Corner, VC sont aussi celles de vente conseil, fait remarquer Olivier Lecossois. "Nous, on fait vraiment de la mode, donc ça doit être seyant, insiste-t-il. On a une connaissance des tendances pour une clientèle qui veut un produit un peu looké et on sait les coupes qui sont adaptées à la morphologie du client. On est là pour vendre à la fois ce qui vous va et ce qui est tendance." C’est à ce savoir-faire et à sa réputation dans ce domaine qu’il a su se forger au fil des années que ce commerçant bisontin pense devoir sa survie pendant les travaux du tram. 
 

Le centre-ville, c’est dans le méandre du Doubs

"On a vraiment vécu deux années difficiles, raconte Olivier Lecossois. Petit à petit, on s’est enfoncé dans une longue période où la fréquentation n’arrêtait pas de baisser. Alors que les gens continuaient de me faire des éloges sur ma boutique et mes produits, je voyais de moins en moins de monde. Mes clients m’expliquaient qu’ils ne venaient plus au centre-ville à cause des bouchons. Mais ils me disaient, tenez bon !" Il  a heureusement tenu bon et aujourd’hui il espère que le pire est derrière lui. 
 
"Depuis novembre, on voit revenir des gens qu’on ne voyait plus, constate-t-il. J’en ai parlé avec d’autre commerçants, c’est vraiment concomitant avec la réouverture du pont Battant et du pont de la République. Je pense qu’on va vers du mieux et le mieux c’est que les Bisontins se réapproprient le centre-ville. J’espère que l’équipe municipale qui va être élue va mettre des actions en place. Le centre-ville, c’est dans le méandre du Doubs, ce n’est pas à Micropolis comme l’indique le panneau". Comprenez celui du Trou au Loup qui oriente les automobilistes vers la voie des Mercureaux plutôt que la cote de Morre, les incitant ainsi à rejoindre les magasins de Chateaufarine et non ceux du cœur de la cité.
 
    • Vintage Corner (urban et casual-wear), 9 rue d’Anvers à Besançon. Tél. 03.81.81.89.90.
    • Le lundi de 14h à 18h45, du mardi au jeudi de 10h à 12h15 et de 14h à 19h, le vendredi et le samedi de 10h à 19h.
    • Derniers jours des 3 S (3 Semaines) : Vintage Corner (comme quatre boutiques de la rue Pasteur : Mégasport, Belleville, Que du bonheur et Marguerite) propose des promotions sur une sélection homme et femme printemps/été. Jusqu’au 2 avril.
Bezac Kdo
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