Abdelhamid Hakkar pris en charge par une association bisontine

Publié le 20/03/2012 - 16:45
Mis à jour le 20/03/2012 - 16:45

Abdelhamid Hakkar, sorti de prison dimanche après 27 ans de détention, a été placé mardi à Besançon sous la surveillance d'un bracelet électronique en attendant l'officialisation de sa libération conditionnelle, en mars 2013. Il va travailler chez Gare-BTT à Besançon.

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Abdelhamid Hakkar, qui avait été condamné à la perpétuité pour le meurtre en 1984 d’un policier qu’il a toujours nié, est sorti de prison dimanche. Il bénéficiait dans un premier temps de deux jours de permission avant de se voir placé sous la surveillance d’un bracelet électronique à partir de mardi et pour un an.

Cette mise sous surveillance électronique s’accompagne de contraintes comme des heures d’assignation à domicile.  M. Hakkar, qui réside dans sa famille à Besançon, va être pris en charge par l’association de réinsertion Gare-BTT (Groupement d’action et de recherche sur l’exclusion, Besançon tous travaux).

Depuis sa création à Besançon en 1979, cette association a accueilli environ 2.500 anciens détenus, dont près de 70% se sont réinsérés avec succès, a souligné sa directrice Martine Baeza.

L’association suit et accompagne les anciens détenus sur tous les paramètres nécessaires pour renouer avec la société (démarches administratives, gestion budgétaire, logement…).

« Le retour à la liberté est très difficile. Les gens ont souvent l’angoisse de ne pas être capables de gérer les choses », a ajouté Mme Baeza. L’association travaille avec chaque ancien détenu, pendant les 24 mois légaux de réinsertion, à un projet de vie global, passant par le travail.

M. Hakkar travaillera, au début, dans l’une des trois entreprises de réinsertion du Gare (bâtiment, mécanique ou tri sélectif) et élaborera en parallèle un projet professionnel personnel. Des propositions de formation lui seront faites.

Adélia Fatiha, responsable du service social de l’association, a précisé au sujet d’Abdelhamid Hakkar, dont « le projet doit encore être négocié avec le juge », qu’il « n’est pas libre ». « Un bracelet électronique, c’est très contraignant, c’est comme s’il était encore à moitié en prison. En général, les gens sont contents de l’avoir au début, puis ils déchantent vite ».

(source : AFP)

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