Affaire Arthur Noyer : Nordahl Lelandais pour la première fois aux assises

Publié le 03/05/2021 - 10:35
Mis à jour le 03/05/2021 - 10:35

L’ex-maître-chien, également accusé d’avoir tué la petite Maëlys, fera face au jury pour le meurtre du capitaine Noyer. Le verdict est attendu le 12 mai 2021.

Nordahl Lelandais  ©DR ©
Nordahl Lelandais ©DR ©

Un procès hors du commun s'ouvre lundi 3 mai 2021. Quatre ans après les faits, Nordahl Lelandais, célèbre pour sa mise en cause dans l'affaire Maëlys, va paraître dans le box des accusés à Chambéry pour répondre pendant une dizaine de jours du meurtre d'Arthur Noyer. Prévue dès 10 heures, la première comparution de l'ancien militaire de 38 ans devant la cour d'assises de Savoie polarisera l'attention des médias et du grand public, que la dérive meurtrière d'un homme a priori sans histoires ne cesse de dérouter et d'intriguer. La première apparition de l'ancien maître-chien savoyard est d'ailleurs particulièrement attendue. On ne connaît pour l'heure de cet homme que quelques clichés privés capturés avant qu'il ne soit placé trois ans et demi à l'isolement dans la prison de Saint-Quentin-Fallavier.

Un lien avec d'autres disparitions ?

À l'automne 2017, après sa mise en cause dans l'affaire Maëlys, en Isère, les enquêteurs savoyards faisaient le rapprochement avec la disparition d'Arthur Noyer, un chasseur alpin de 23 ans. Quand, le 20 décembre, Nordahl Lelandais est mis en examen pour avoir assassiné le caporal, le procureur soulève ouvertement une question : est-il lié à d'autres disparitions ? Trois ans et des centaines de dossiers étudiés plus tard, aucun élément matériel connu ne vient accréditer cette thèse, qui a pourtant contribué à constituer, autour de Nordahl Lelandais, l'une de ces énigmes judiciaires qui déchaînent les passions. Quelque 120 journalistes ont été accrédités pour ce procès autour duquel le dispositif policier a été renforcé. Le procès Maëlys, lui, aura probablement lieu en 2022 à Grenoble.

Après la sélection des jurés et un résumé de l'enquête lundi matin, l'audience de l'après-midi doit débuter avec l'examen de son parcours de vie. Né le 18 février 1983 à Boulogne-Billancourt, près de Paris, Nordahl Lelandais arrive à sept ans en Savoie, où il coule une scolarité sans accroc notable jusqu'à un CAP mécanique qu'il ne terminera pas. À 18 ans, il s'engage dans l'armée pour rejoindre le 132e bataillon cynophile de Suippes, dans la Marne. Il quittera l'armée comme caporal en 2005 pour infirmité sans avoir convaincu ses supérieurs.

Il revient alors chez ses parents, à Domessin, et enchaîne les petits boulots. Alors qu'il est décrit par sa famille comme serviable, les quelques femmes avec qui il a eu des relations un peu durables pointent un homme tantôt très tendre, tantôt menteur, manipulateur, ont résumé les juges d'instruction. Une expertise psychologique versée à l'instruction relève des "carences affectives" et une "surenchère des excitations" par l'alcool, les drogues ou le sexe. Une seconde expertise citée dans le dossier Noyer exclut une altération de son discernement au moment des faits, mais souligne "une tendance à la mythomanie", une "très faible tolérance à la frustration" et une "incapacité à éprouver de la culpabilité".

Des coups à l'issue d'une bagarre ?

Dans la nuit du 11 au 12 avril 2017, Arthur Noyer, qui vient de passer la soirée en discothèque, est pris en stop par Nordahl Lelandais à Chambéry. Ce dernier, qui vient de se faire éconduire par une partenaire sexuelle occasionnelle, a multiplié dans les heures précédentes les allers-retours dans le centre-ville. Pour les juges d'instruction, il était probablement en recherche d'une aventure charnelle.

Lors d'une halte sur un parking de la banlieue de Chambéry, les deux hommes en viennent aux mains pour un motif qui demeure flou. Nordahl Lelandais a reconnu en mars 2018 avoir donné des coups "très violents" à Arthur Noyer à la suite d'un premier coup donné par le militaire. À l'issue de la bagarre, a-t-il raconté aux enquêteurs, le caporal Noyer est inanimé, Nordahl Lelandais glisse son corps dans le coffre de son Audi grise, roule une vingtaine de kilomètres, puis le dépose sur le bas-côté d'une petite route de montagne.

Comme dans l'affaire Maëlys, l'accusé récuse toute intention de tuer, une version que n'ont pas retenue les juges d'instruction, qui l'ont renvoyé pour homicide volontaire – excluant, faute de preuve, une préméditation retenue préalablement lors de sa mise en examen pour assassinat. Le verdict est attendu autour du 12 mai. L'accusé encourt trente ans de réclusion criminelle.

(Source AFP)

Justice

Jugement de Frédérique Vuillaume et Toufik de Planoise à Besançon : un rassemblement de soutien le 12 mars

Frédérique Vuillaume secrétaire général de Force Ouvrière Bourgogne-Franche-Comté, et de Toufik-de-Planoise, journaliste indépendant, seront jugés en appel le 12 mars prochain par la Cour d'appel de Besançon. Un rassemblement pour soutenir les accusés est prévu par le syndicat Lutte Ouvrière. 

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.56
nuageux
le 07/03 à 06h00
Vent
0.87 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
87 %