Affaire Grégory : la défense de Murielle Bolle dépose lundi une demande de remise en liberté

Publié le 07/07/2017 - 13:46
Mis à jour le 07/07/2017 - 13:46

Les avocats de Murielle Bolle, témoin clé de l’affaire Grégory en 1984, aujourd’hui soupçonnée d’enlèvement et placée en détention provisoire, vont déposer lundi une demande de remise en liberté de leur cliente, a annoncé ce vendredi 7 juillet 2017 l’un d’eux, Me Christophe Ballorin.

 ©
©

"Cela nous a semblé indispensable car Murielle Bolle ne va pas bien du tout", a-t-il déclaré, précisant qu'elle poursuivait sa grève de la faim entamée la veille. La réponse de la justice doit intervenir "dans un délai de 20 jours", durant lequel la défense espère que pourra être organisée une confrontation avec un cousin de Murielle Bolle, dont les récentes déclarations ont été déterminantes dans sa mise en cause.

  • "Nous allons déposer plainte pour faux témoignage et dénonciation calomnieuse", a ajouté Me Ballorin, avertissant que le même sort sera réservé à "tout apprenti corbeau" qui apparaîtrait dans cette affaire.

La rétractation éclair de sa cliente, il y a plus de 32 ans, après son témoignage accablant Bernard Laroche pour le rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, est au coeur des investigations. La déposition du cousin vient conforter la thèse de violences familiales ayant conduit à sa volte-face, mais les avocats parlent d'un "tissu d'inepties" et disent pouvoir le prouver.

Murielle Bolle a obtenu jeudi en fin de journée de meilleure conditions d'incarcération, notamment "une cellule avec une douche", ce qui lui évite des trajets au sein de la prison, précise Me Ballorin, qui s'était inquiété la veille "des insultes, des cris de haine, des menaces de mort" proférés par des détenus.

A la mi-juin, l'arrestation de Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory, avait relancé spectaculairement ce dossier des plus énigmatiques. Soupçonnés d'être les fameux "corbeaux" de l'affaire et mis en examen pour enlèvement et séquestration suivie de mort, les deux septuagénaires, jamais inquiétés jusqu'alors, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire strict.

(AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.26
couvert
le 19/01 à 06h00
Vent
1.07 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
93 %