Au château de Bussy-Rabutin, un "Caravage moderne" dialogue avec la Renaissance

Publié le 03/06/2022 - 15:59
Mis à jour le 03/06/2022 - 15:59

Jeune portraitiste surnommé "Le Caravage moderne", Jean-Baptiste Boyer expose en Côte d'Or au château de Bussy-Rabutin des oeuvres dialoguant avec l'époque Renaissance du lieu et sa fabuleuse galerie de portraits d'époque.

 © Capture YT
© Capture YT

"Le lieu m'a inspiré", explique à l'AFP Jean-Baptiste Boyer, qui a effectué plusieurs résidences au château du comte Bussy-Rabutin (1618-1693). "Tout comme ce personnage assez rebelle", ajoute-t-il. Le comte, qui a transformé ce château fort pour en faire un bijou de la Renaissance, était un cousin de Madame de Sévigné. Courtisan en vue, il a été exilé en Bourgogne pour avoir dévoilé les galanteries des grands de son temps dans "L'Histoire amoureuse des Gaules".

Assoiffé de vengeance, le courtisan en disgrâce a fait de son château une série de galeries de 300 tableaux et peintures qui se moquent de la cour et des nobles. Se jouant de cette histoire, Jean-Baptiste Boyer fait à chaque fois résonner ses oeuvres avec la salle patrimoniale dans laquelle elles sont exposées.

Ainsi, dans celle "des grands hommes", destinée aux illustres de l'époque Louis XV, Jean-Baptiste Boyer expose trois portraits représentant "des grands hommes mais de notre temps, des jeunes": pianotant sur un smartphone, en sneakers et le cheveu libéré. Dans la galerie des "hommes de guerre", il peint un chevalier mais contemporain. Son épée est médiévale, mais il est en Converse, son armure est un gilet couvert de badges et son heaume une casquette.

"C'est un vrai dialogue, comme si on se nourrissait mutuellement", résume le portraitiste contemporain reconnaissable à ses tatouages recouvrant jusqu'au haut de son cou.

"Jean-Baptiste est parfaitement en résonance avec le décor du château", se félicite Edward de Lumley, directeur du développement culturel des Centres monuments nationaux (CMN), dont dépend le château. "Ce n'est pas seulement un accrochage de tableaux dans un lieu patrimonial mais un dialogue avec le lieu", dit-il.

A 31 ans, Jean-Baptiste Boyer est l'un des artistes les plus prometteurs de sa génération, au "succès fulgurant", selon Laure Roynette, la galeriste parisienne qui le soutient. "J'ai organisé sa première exposition il y a cinq ans. Tout s'est vendu en quinze jours", se souvient-elle. "Il rencontre un public de son époque avec ses portraits de jeunes de sa génération".

Peintre autodidacte, il a appris son art "avec son grand-père", explique Mme Roynette. "Sa picturalité étonnante peut être rapprochée des lumières de Caravage, Velasquez ou Goya".

  • "Portraits d'âmes", du 4 juin au 2 octobre 2022

Culture

Le Long Ma bientôt à la Saline royale d’Arc-et-Senans ?

À partir du 21 avril 2027, la Saline royale d’Arc-et-Senans accueillera la Compagnie La Machine pour une exposition unique présentant une centaine de dessins originaux et maquettes de machines de François Delaroziere, fondateur de la Compagnie La Machine. Une campagne de financement participatif sera lancée le 1er décembre tenter d’accueil le "Long Ma" au coeur de la Saline royale.

Quand la poésie rencontre Chopin : un concert littéraire à la Maison de Bourgogne Franche-Comté à Mayence

ALLEMAGNE • Le mercredi 11 novembre à 19 heures, le Haus Burgund accueillera un concert caritatif réunissant le pianiste Thierry Rosbach et le poète François Migeot autour des Préludes de Chopin. Une rencontre entre musique et poésie, où les mots répondent aux notes et où les sensibilités artistiques se rejoignent.

Le festival du film " Entrevues Belfort " revient en novembre avec 20 films en compétition

Entrevues Belfort ouvrira sa 41e édition avec l’avant-première du film Le Joueur d’Élie Wajeman, en présence du réalisateur et des comédiens Pio Marmaï et Sarah Le Picard. Du 16 au 22 novembre 2026, le festival réunira également à Belfort vingt films en compétition internationale, des invités d’honneur, des avant-premières et de nombreux rendez-vous autour du cinéma. 

Du découpage de citrouilles au Bal des Fous : la Citadelle de Besançon célèbre Halloween

Les 31 octobre et 1er novembre 2026, à l'occasion d'Halloween, la Citadelle de Besançon propose un week-end d'animations consacrées aux frissons, accessible en famille ou entre amis. Les visiteurs pourront participer à des escape games, jeux et spectacles, accessibles tous les publics. Le samedi soir, le monument ouvrira ses portes à la tombée de la nuit pour un spectacle de feu et une soirée à l'ambiance particulièrement effrayante.

Pint of Science à Besançon en 2027 : parler sciences (facilement) avec des chercheurs dans des bars…

Du 10 au 12 mai 2027, le festival Pint of Science se tiendra à Besançon, comme dans 59 autres villes françaises. Pour cette 14e édition, l’événement invite le public à rencontrer des chercheurs dans les bars, afin de découvrir leurs travaux et d’échanger autour des sciences dans un cadre convivial.

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.72C°
partiellement nuageux
le 26/10 à 01h00
Vent
3.32 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
93 %

Sondage