Hommage à Samuel Paty au lycée Pergaud de Besancon : "Assassiner un professeur touche le coeur même de notre république, notre démocratie, notre laïcité..."

Publié le 21/10/2020 - 11:13
Mis à jour le 21/10/2020 - 12:53

Enseignants, personnels, élèves, parents. Plus de 250 personnes de l’ensemble de la communauté éducative se sont réunies ce mercredi 21 octobre 2020 dans la cour du lycée Pergaud à Besançon pour rendre hommage au professeur d’histoire-géographie tué vendredi dernier près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine.

La France rend mercredi un hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne, alors que sept personnes seront présentées dans la journée à un juge antiterroriste en vue d’éventuelles mises en examen après l’assassinat de l’enseignant.

A Paris, la cérémonie, en présence de 400 invités dont une centaine d’élèves d’établissements d’Ile-de-France, débutera à 19h30 dans la cour de la Sorbonne, lieu symbolique de l’esprit des Lumières et de l’enseignement. Après l’arrivée du cercueil, un chant sera interprété par l’orchestre de la Garde républicaine et la maîtrise de Radio France et deux textes seront lus par des élèves et des enseignants. Le chef de l’Etat prononcera ensuite un bref discours, suivi d’une minute de silence en hommage au professeur d’histoire-géographie.

"Nous ne serons plus ce que nous sommes... ".

L'ensemble de la communauté éducative était rassemblé mercredi en fin de matinée pour dénoncer un acte ignoble et barbare. Le proviseur du lycée Pergaud a laissé la parole à Christine Chatot-Pieralli, enseignante d'histoire géographie. "Cet acte nous touche tous, car assassiner un professeur touche le coeur même de notre république, notre démocratie, notre laïcité (...) nous nous sentons très proche de notre collègue, car son travail est pour nous notre quotidien"

"Samuel Paty a été tué, car il a fait son travail, son travail d'ouvrir les esprits aux élèves..."

Présent, le recteur de l'académie de Besançon s'est ensuite exprimé a tenu a apporté son soutien le plus entier au corps enseignant.  "Lorsque des professeurs sont ou seront des victimes de ce type de campagne qui comment à bas bruit et qui peut prendre les proportions que nous venons de constater, il est indispensable que l'institution en soit informée, soit en soutien et elle le sera - aux professionnels, maîtres de leur savoir, et désireux d'éclairer les élèves et de les aider à avancer sur le chemin de la citoyenneté" a-t-il insisté.

"Il y avait des signes annonciateurs..."

"Ce que nous venons de vivre est sans précédent, mais cela vient de loin, il y avait de signes annonciateurs. La sidération aujourd'hui l'emporte. Ce qui vient de se passer est hélas possible dans notre société et il faut vivre avec cette idée (...) ce que l'on a voulu détruire en tuant Samuel Paty, c'est notre confiance en nous-mêmes. Si la peur l'emporte, nous serions collectivement et profondément atteints et nous devons être fermes pour défendre nos valeurs... "a-t-il conclu avant une minute de silence.

  • Jean-François Chanet, recteur de l'académie 

samuel paty

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