Blocages du CA de l'Université de Franche-Comté : "On est envahi violemment, ils sont tre?s nerveux"

Publié le 20/02/2017 - 17:40
Mis à jour le 21/02/2017 - 10:23

Si l’intersyndicale dénonce des « violences policières » et une « ambiance calme » le 14 février 2017 au siège de l’Université de Franche-Comté lors du CA sur l’accès aux masters, l’université parle d’« événements graves » et de violences de la part des 19 étudiants qui sont intervenus…

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L'université témoigne : 

"Il est 14h25. Avec une technique de?ja? utilise?e le 8 de?cembre dernier pour pe?ne?trer dans la Maison de l’Universite? (MDU), une vingtaine d’individus descendent du tram pour entrer exactement au moment ou? la porte de la MDU est ouverte a? un e?tudiant membre du CA. Ils forcent violemment le passage, trois personnels de la MDU sont malmene?s, puis un quatrie?me. Une question se pose : les individus qui sont entre?s aussi violemment sont-ils tous des e?tudiants ? On ne peut l’affirmer alors, car certains ont le visage dissimule? (masques a? l’effigie du Pre?sident de l’UFC, foulards, e?charpes, lunettes et casquettes).

Les individus courent vers la salle 116 au premier e?tage en criant."

"Ils réalisent qu'ils sont séquestrés" 

"Devant cette intrusion brutale, un personnel de la MDU ferme la porte de la salle a? clef afin de prote?ger les membres du CA, et se tient devant la porte ferme?e. Il est alors brutalise? par ces individus qui forcent et enfoncent finalement la porte de la salle.

Ces me?mes individus, visages dissimule?s, entrent donc violemment en salle du conseil, la totalite? des membres du CA n’est pas encore pre?sente, le Pre?sident non plus. Ils bloquent alors les issues de la salle du conseil par des tables et des chaises formant ainsi des barricades et ferment les acce?s. Un des individus se dirige vers le fond de la salle et de?branche me?thodiquement les micros utilise?s pour l’enregistrement de la se?ance par la ste?notypiste. Un autre s’empare d’un ordinateur. Les membres du CA qui veulent a? ce moment quitter la salle en sont empe?che?s. Ils re?alisent qu’ils sont se?questre?s." 

"On est envahi violemment, ils sont tre?s nerveux"

"Devant le vacarme et les cris de ce groupe qui s’est introduit dans les locaux, des personnels de la MDU sont choque?s et prennent peur. Par se?curite?, la consigne leur est donne?e de rester dans leur bureau et la Pre?fecture est pre?venue.

Des SMS, envoye?s par des personnes retenues, te?moignent des angoisses en de?but d’intrusion :

- « on est envahi violemment, ils sont tre?s nerveux »

- « ils menacent de casser la salle ».

Dans la salle du conseil, la pression psychologique est importante, certains individus utilisent me?thodes d’intimidations et menaces.

Puis absence inquie?tante de nouvelles de la part des membres du CA. On apprendra par la suite par un mail envoye? a? 15h35 que le CA a e?te? leve? par la vice-pre?sidente pre?sente dans la salle du Conseil et qu’aucun membre du CA n’a pu sortir." 

"Le Pre?sident signe la re?quisition ne?cessaire a? l’intervention des forces de l’ordre" 

"Face a? ces individus entre?s avec violence, potentiellement dangereux, dont certains ont le visage dissimule?, et apre?s environ 2 heures de se?questration, le Pre?sident signe la re?quisition ne?cessaire a? l’intervention des forces de l’ordre, dans le but d’assurer la se?curite? des membres du CA (internes a? l’UFC et exte?rieurs, repre?sentants des collectivite?s et des partenaires e?conomiques et industriels) et des personnels de la maison de l’universite?.

Les individus sont invite?s plusieurs fois, par les forces de l’ordre, a? sortir un par un dans le calme, en vain. La Procureure de la Re?publique arrive a? la Pre?sidence et assiste a? l’intervention des forces de l’ordre e?quipe?es de came?ras. Les policiers interviennent en repoussant le mobilier entasse? qui bloque les 2 acce?s. Ils pe?ne?trent dans la salle, les individus s’organisent et forment une chai?ne pour freiner leur interpellation et se mettent a? hurler. Ils sont appre?hende?s par les forces de l’ordre dans ces conditions." 

"Ils montent sur le capot de leur voiture"

"Deux colle?gues, de?ja? extre?mement e?prouve?es par les violences physiques et psychologiques de l’apre?s-midi, voient leur journe?e se terminer par des menaces et injures profe?re?es lorsqu’elles sortent, apre?s leur de?po?t de plainte, du poste de police. Leur ve?hicule est alors bloque? par plusieurs personnes manifestant devant le commissariat et qui montent sur le capot de leur voiture." 

L'université indique que "La salle 116 du conseil est une salle historique, lieu symbolique de de?mocratie. Certains membres du conseil d’administration appre?hendent de?sormais d’y retourner.

Il est indigne et inacceptable que des individus, par leur agissement, aient bafoue? les valeurs universitaires de de?mocratie et de liberte?s acade?miques. Une demande d’audience au CA par une de?le?gation exte?rieure ou le de?po?t d’une motion au CA par un de ses membres auraient pu permettre le de?bat et e?viter cette regrettable journe?e." 

blocage université février 2017

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