Convention sur les successions entre la France et la Suisse : "sauve qui peut !"

Publié le 29/07/2013 - 16:59
Mis à jour le 29/07/2013 - 16:59

La nouvelle convention sur les successions, signée il y a 15 jours entre Paris et Berne, met en ébullition de nombreux Français, futurs héritiers de personnes domiciliées en Suisse, qui cherchent tous les moyens pour y échapper, y compris le déménagement.

 ©
©

Ciel mon héritage !

"Je suis sans arrêt interpellée sur cette question lorsque j'assure des permanences", a déclaré la députée française Claudine Schmid (UMP), représentant les Français vivant en Suisse et au Liechtenstein et opposante déclarée à cette convention, "qui est mauvaise pour tout le monde". Selon elle, la France, qui a demandé cette nouvelle convention pour renflouer ses caisses grâce aux taxes sur les successions, "s'est tiré une balle dans le pied, voire plusieurs".

Le texte, qui doit encore être ratifié par les parlements respectifs avant d'entrer en vigueur à l'horizon 2015 voire au-delà, risque d'entraîner une nouvelle vague d'exilés fiscaux, en l'occurrence de futurs héritiers, qui ne paieront plus aucun impôt en France s'ils s'expatrient, ni impôt sur le revenu, ni impôts locaux, et ni impôt sur les successions.

La députée française a cité au moins deux cas dans son entourage, de résidents en France, et futurs héritiers de personnes vivant en Suisse, ayant décidé de s'installer dans le petit pays alpin. "Un sexagénaire français, habitant Paris, a décidé de rejoindre ses parents et sa sœur habitant depuis longtemps en Suisse dans le canton des Grisons", a-t-elle indiqué.

L'autre cas est un Suisse, vivant tout près de Genève, en Haute-Savoie, de l'autre côté de la frontière, et dont les parents habitent en Suisse. "Il va déménager et rentrer en Suisse, sa maison est en vente", a-t-elle déclaré.

160.000 français inscrits dans les consulats en Suisse

La nouvelle convention remplace un texte datant de 1953, et qui avait pour principe de base que l'impôt sur les successions est régi par le droit du pays où habitait le défunt. De nombreux riches et moins riches Français résident en Suisse. Environ 160.000 Français sont inscrits dans les consulats en Suisse, et si l'on ajoute ceux qui ne sont pas inscrits, on arrive à une estimation de 200'000 personnes ayant le passeport français.

Le droit suisse plus favorable en matière de succession

En cas de décès, c'était le droit suisse qui s'appliquait, et il est nettement plus favorable que le droit français en matière de succession. En Suisse, l'impôt sur les successions peut s'élever jusqu'à 7% du montant hérité, en France, cela peut aller jusqu'à 45%. "Il faut considérer la fiscalité comme un tout, en Suisse, on paye beaucoup d'impôts sur le revenu quand on travaille, en revanche, on estime que quand on décède, l'Etat ou le canton ne doit pas se servir une deuxième fois", a indiqué Mme Schmid.

La philosophie fiscale est différente en France, avec des impôts sur la succession élevés, dans un esprit de redistribution des richesses, après le décès du contribuable fortuné ou non.L'avocat fiscaliste suisse Philippe Kenel a indiqué au journal Tages Anzeiger, connaître plusieurs familles françaises résidant en Suisse et qui déconseillent à leurs enfants encore étudiants de chercher un travail en France.

L'expert fiscal Philippe Mortgé, établi à Genève, renchérit en déclarant recevoir des coups de fils de Français ayant tout vendu, "les voitures, les actions, les oeuvres d'art et même l'appartement sur la Côte d'Azur", pour s'informer sur les modalités d'une installation en Suisse.

"le secret bancaire est mort, l'heure de l'exil fiscal est arrivée"

Selon lui, ils n'ont qu'une idée en tête, s'installer en Suisse pour ne pas donner la moitié de leur patrimoine au fisc français après leur décès, car "le secret bancaire est mort, l'heure de l'exil fiscal est arrivée".

Mobilisation de Suisses…

Les Suisses se mobilisent également contre cette convention qui leur sera applicable s'ils ont des héritiers en France. "Cette convention est entièrement défavorable à la Suisse, elle enterre le fédéralisme et l'état de droit", a déclaré récemment le député suisse (Libéral), Philippe Nantermod, aux côtés d'une dizaine de élus du centre, des verts et de la droite.

Pour Caroline Gueissaz, une élue du canton de Neuchâtel, un Suisse résidant en France devrait payer à la France 156.000 euros d'impôts lorsqu'il héritera de ses parents à Neuchâtel une maison d'une valeur fiscale de 850'000 francs suisses (700.000 euros). S'il habitait en Suisse, il ne paierait rien. Cette convention est une "catastrophe" pour le canton de Genève, a ajouté le député Bertrand Buchs, qui a rappelé que "53.000 Suisses vivent dans les départements de l'Ain et de Haute-Savoie", et que ces Suisses seront soumis à la nouvelle Convention.

(avec AFP)

Economie

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Après 20 ans, Square Concept à Besançon met son magasin en vente et ouvre un nouveau chapitre

Après vingt ans d’activité à Besançon, Square Concept s’apprête à tourner une page. L’entreprise spécialisée dans l’aménagement intérieur, le mobilier design et la décoration met en vente son magasin situé au 88 rue de Granges. Une décision liée à l’évolution de son activité et à la volonté, de sa gérante Leslie Cury, ainsi que de ses nouveaux associés, Jérôme Ulas et Benjamin Rogez, de développer un nouveau projet en Suisse.

Combien coûte vraiment la vie d’un étudiant en Franche-Comté ?

À l’approche de la rentrée universitaire 2026, le Bureau des Associations Franc-Comtoises (BAF) a publié mercredi 2 septembre son indicateur annuel du coût de la rentrée étudiante en Franche-Comté, réalisé en collaboration avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). L’organisation étudiante estime que les dépenses nécessaires pour vivre et étudier continuent d’augmenter, dans un contexte de précarité qui touche une partie importante de la population étudiante.

Un Vésulien lance une nouvelle plateforme de création de sites internet pour les artisans

Artisites est un nouvel outil créé par Ghislain Riondet. Il propose de fabriquer des sites internet clé en main, spécialement conçus pour donner de la visibilité aux artisans de Besançon et de la région Franche-Comté. Ce nouveau service est accessible depuis le 1er septembre 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 21.82
nuageux
le 06/09 à 23h00
Vent
1.54 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
76 %

Sondage