Covid-19 : le nombre de suicides a baissé durant les confinements de 2020

Publié le 06/09/2022 - 16:02
Mis à jour le 08/09/2022 - 17:28

Le nombre de suicides a baissé lors des deux confinements de 2020, indique mardi 6 septembre l'Observatoire national du suicide (ONS), signalant par ailleurs une "augmentation des troubles anxio-dépressifs et des difficultés de sommeil" au début de la pandémie. Contrairement à ce qui était redouté, la pandémie n'a pas entraîné "une hausse immédiate des conduites suicidaires".

 © Ambroo/Pixabay
© Ambroo/Pixabay

La pandémie a eu des "effets contrastés" sur la population française, estime l'observatoire de la direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES) – le service des statistiques des ministères sanitaires et sociaux – évoquant une baisse générale des suicides lors des confinements de 2020 et une évolution différenciée des gestes suicidaires en fonction des populations. Les gestes suicidaires ont même "diminué au début de la pandémie malgré une augmentation des troubles anxio-dépressifs et des difficultés de sommeil", écrit l'organisme.

Les décès par suicide dans la population générale ont ainsi baissé de 20 % et 8 % durant les deux confinements de 2020 par rapport aux années précédentes, et les hospitalisations en court-séjour pour lésions auto-infligées de 10 % sur 2020 par rapport à la période 2017-2019, évalue-t-il.

Ces chiffres, qui doivent encore être consolidés, correspondent aux données "recueillies dans d'autres pays de niveau économique similaire", et suggèrent que les confinements "ont pu atténuer ponctuellement le risque suicidaire" grâce au "sentiment de partage d'une épreuve collective" ou encore en raison de la "surveillance accrue par les proches".

Hausse des syndromes dépressifs

Toutefois, cette baisse ne s'est pas poursuivie hors confinement, car "le nombre global de décès par suicide, leur répartition selon l'âge ou le lieu du décès" entre début janvier 2020 et fin mars 2021 "ne paraissent pas avoir été affectés par la pandémie", poursuit l'ONS.

Autre enseignement du rapport : depuis fin 2020, les hospitalisations pour lésions auto-infligées ont nettement augmenté pour "les adolescentes et jeunes femmes, a contrario du reste de la population", pointe l'observatoire.

Ces dernières ont été affectées "par le premier confinement, avec une hausse des syndromes dépressifs, qui n'ont pas retrouvé les niveaux antérieurs à la pandémie une fois passées ses phases les plus aiguës", souligne-t-il, évoquant le "rôle d'accentuation" des vulnérabilités psychologiques préexistantes joué par le Covid-19 chez les jeunes issues de milieux socio-économiques défavorisés.

La DREES appelle toutefois à une interprétation prudente de ces chiffres en raison de possibles "effets rebonds" et de la "tendance générale à la baisse des conduites suicidaires, observable depuis les années 1980".

(AFP)

Santé

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 5.74C°
couvert
le 22/10 à 23h00
Vent
2.95 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
88 %

Sondage