Covid-19 : un nouveau tour de vis qui concerne toute la France…

Publié le 15/10/2020 - 17:29
Mis à jour le 15/10/2020 - 17:46

Commerces fermés de 21h à 6h dans neuf métropoles, attestations de déplacement et aides aux entreprises… Au lendemain de l’annonce choc d’un couvre-feu par Emmanuel Macron, le gouvernement a détaillé le tour de vis des nouvelles mesures prises pour lutter contre l’épidémie.

Après l’annonce du couvre-feu, Castex resserre la vis partout en France

A Paris et dans sa grande couronne, ainsi que dans les huit métropoles en niveau d'alerte maximale (Lyon, Lille, Toulouse, Montpellier, Saint-Etienne, Aix-Marseille, Rouen et Grenoble), "à 21H00, chacun devra être chez soi", a indiqué Jean Castex lors d'une conférence de presse, entouré de quatre de ses ministres.

Ces métropoles, qui concentrent 20 millions d'habitants, sont les plus touchées par la reprise de l'épidémie depuis la rentrée. Le gouvernement prévoit d'y instaurer un couvre-feu à compter de samedi, 0H00, "pour une durée minimale de quatre semaines", voire "au-delà, si le Parlement le valide".

"Nous traversons un moment inédit de notre histoire" qui est "appelé à durer encore plusieurs mois", a affirmé le Premier ministre, en soulignant la dégradation "nette et rapide" de la situation sanitaire.

L'épidémie a fait plus de 100 morts et 193 personnes ont été admises en réanimation en 24 heures, selon les derniers chiffres. Le Covid-19 a déjà fait plus de 32.000 morts en France.

Parmi les mesures "plus strictes" promises par le chef de l'Etat, Jean Castex a souligné que "tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés" entre 21h et 6h dans les zones de couvre-feu - à l'exception des "établissements de santé, médico-sociaux" ou encore les restaurants pratiquant la livraison à domicile.

D’autres zones pourraient passer sous couvre-feu si les données sanitaires se dégradaient selon Olivier Véran.

Six par table dans tous les restaurants de France

Par ailleurs, "tous les restaurants de France appliqueront le protocole sanitaire qui a été récemment renforcé et prévoit notamment la limitation à six du nombre de clients par table”, a annoncé le Premier ministre.

Autre tour de vis: "toutes les fêtes privées - comme les mariages ou les soirées étudiantes - qui se tiennent dans des salles des fêtes, dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites", a-t-il décidé, alors que cette restriction s'appliquait jusqu'alors aux seules zones en alerte maximale. La mesure ne s'appliquera cependant pas ce week-end pour les mariages.

"Ce n'est pas quelque chose d'insupportable, c'est à notre portée", a affirmé M. Castex, en disant compter "sur le sens des responsabilités de chacune et chacun".

Un système d'attestation, similaire à celui mis en place lors du confinement du printemps, sera à nouveau institué avec une amende de 135 euros en cas d'infraction, a précisé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

Les personnes qui rentrent ou vont travailler, invoquent un impératif de santé, doivent rendre visite à un proche en situation de dépendance ou promener leur chien pourront circuler munies de cette attestation. Les billets de train ou d'avion après 21h vaudront aussi dérogation.

Télétravail

Il est désormais demandé aux entreprises, et tout particulièrement à celles qui sont dans les zones où s’applique le couvre-feu, de définir un nombre de jours minimal de télétravail par semaine pour les postes qui le permettent”, a déclaré  la ministre du travail Élisabeth Borne.

 Taux d’occupation réduit dans les universités

"Les universités et établissements du supérieur appliqueront des règles d’occupation limitant à 50% la présence sur place des étudiants et l’occupation des lieux d’enseignement." Jean Castex

"Indemnité compensatrice"

Sur le plan économique, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a précisé que toutes les entreprises de moins de 50 salariés situées dans les zones de couvre-feu seront éligibles au fonds de solidarité, jusqu'à 1.500 euros si leur perte de chiffre d'affaires atteint 50 %.

Et pour les hôtels, cafés et restaurants, le fonds de solidarité jusqu'à 10.000 euros pourra être perçu en cas de perte de chiffre d'affaires d'au moins 50 %, et non plus 70 %.

Dès mercredi, le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, avait reconnu que se posera "très certainement la question du financement des mesures", en évoquant la possibilité d'amender le budget 2021 en cours d'examen au parlement.

De leur côté, les entreprises ont été invitées à définir "un nombre minimal" de jours de télétravail par semaine, tandis que dans la fonction publique, les administrations devront mettre en place une organisation permettant deux à trois jours de télétravail hebdomadaire.

"L'objectif, c'est de pouvoir continuer à avoir une vie économique; que les écoles, les lycées et les universités soient ouvertes, que nos concitoyens puissent travailler tout à fait normalement et qu'il puisse y avoir une vie sociale" même restreinte, avait justifié mercredi Emmanuel Macron.

A Paris, la maire PS Anne Hidalgo a indiqué qu'elle comptait engager des discussions avec la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour permettre aux "spectacles vivants" de se tenir et au public de circuler en dépit du couvre-feu. M. Castex n'a pas apporté de réponse sur ce point lors de la conférence de presse.

Sans surprise, les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) ont fustigé le couvre-feu, qui "équivaut à une refermeture des établissements". "On paralyse le pays parce qu'il manque de la place dans les hôpitaux", avait déploré mercredi le président de l'Association des médecins urgentistes de France, Patrick Pelloux.

"Pour soulager nos soignants et réduire le nombre de malades, la seule vraie stratégie possible, c'est le freinage de l'épidémie", a répliqué jeudi le chef du gouvernement, qui a annoncé que les personnels soignants renonçant à leurs congés annuels "dans les prochaines semaines", à commencer par les vacances de la Toussaint, recevront une "indemnité compensatrice" de 110 à 200 euros brut par jour.

Alors que la crise fait basculer dans la pauvreté des centaines de milliers de personnes supplémentaires, M. Castex a aussi indiqué qu'"une prime de 150 euros sera versée" à chaque personne bénéficiant du revenu de solidarité active (RSA) et de l'ASS (allocation solidarité spécifique), augmentée de 100 euros par enfant. Les bénéficiaires de l'aide personnalisée au logement (APL) toucheront uniquement les 100 euros par enfant, selon Matignon.

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Haute-Saône : une mère de six enfants placée en rétention avant son expulsion vers le Maroc

Arrivée en France en 2021, cette Marocaine de 40 ans, mère de six enfants âgés de 21 mois à 17 ans, a été placée en centre de rétention administrative alors qu’elle devait simplement se présenter au commissariat. Son avocat dénonce une expulsion précipitée, qui l’a empêchée de dire au revoir à ses enfants, restés en Haute-Saône avec leur père.

" Vieillir en France " : une consultation citoyenne est lancée pour préparer la transition démographique

Alors que la France s’apprête à connaître une évolution majeure de sa structure démographique, Camille Galliard-Minier, ministre chargée de l’Autonomie et des Personnes en situation de handicap, poursuit la Mobilisation France Autonomie et ouvre une consultation citoyenne intitulée ”Vieillir en France, aujourd’hui et demain”.

Projet éolien du Crêt des Ours : le Parc naturel régional du Doubs Horloger dit non

Le bureau du Parc naturel régional du Doubs Horloger a rendu un avis défavorable à la demande d'autorisation environnementale concernant le projet éolien du Crêt des Ours. Réunis le 2 juillet 2026 aux Fontenelles, les 29 délégués représentant les communes, les communautés de communes, le Département du Doubs et la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté cette position à une très large majorité.

Fichier des personnes interdites de détenir un animal : une association demande un accès élargi au dispositif

À la suite des annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu concernant le fichier des personnes interdites de détenir un animal, l’Association Stéphane Lamart ”Pour la défense des droits des animaux” appelle, dans un communiqué du 3 août 2026, à élargir l’accès à ce dispositif aux refuges, associations, fondations et éleveurs.

Sécheresse : la Coordination rurale du Doubs reçue par la préfecture

Face à la sécheresse et aux épisodes de canicule qui frappent le Doubs depuis plusieurs semaines, la Coordination rurale du Doubs et du Territoire de Belfort a été reçue ce vendredi 31 juillet à la préfecture afin d'évoquer les difficultés croissantes des agriculteurs. Le syndicat demande la mise en place de mesures d'urgence pour soutenir les éleveurs.

Dannemarie-sur-Crête : La Poste réactive une tournée après la grève des facteurs

Confrontés à des conditions de travail rendues difficiles par les fortes chaleurs, plusieurs facteurs du site de Danemarie-sur-Crête ont exercé leur droit de grève, ce jeudi 30 juillet 2026.  À l'issue d'une réunion avec les organisations syndicales, la direction a annoncé une mesure destinée à améliorer l'organisation des tournées.

Loue Lison : un contrat de plus de 11 millions d’euros pour préserver l’eau

Réunis à Chenecey-Buillon, ce jeudi 30 juillet 2026, la Communauté de communes Loue Lison, l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, les syndicats d'eau potable et la commune d'Arc-et-Senans ont signé le Contrat Eau et Climat. Ce partenariat, qui prévoit de plus de 11 millions d'euros d'investissements sur trois ans, vise à moderniser les infrastructures, améliorer la qualité de l'eau et répondre aux défis du changement climatique.

Les maires de Haute Saône s’unissent pour protéger le massif du Mont de Vannes

Après le violent incendie qui a détruit une habitation et parcouru plus de trois hectares de végétation à Mélisey en début de semaine, les maires de douze communes de Haute-Saône renforcent les mesures de prévention. L'accès au massif du Mont de Vannes est désormais interdit jusqu'à nouvel ordre.

À Dijon, un médecin gériatrique alerte la maire sur la chaleur dans l’écoquartier des Maraîchers et appelle à davantage de végétalisation

Le Dr Jean-Louis Gross, médecin gériatrique à Dijon, a adressé le 16 juillet 2026 une lettre ouverte à Nathalie Koenders, maire de Dijon, et qui nous a été communiquée le 29 juillet, afin d’alerter sur la situation des habitants de l’écoquartier des Maraîchers face aux épisodes de fortes chaleurs.

Incendies de forêt : Matthieu Bloch dépose une proposition de loi pour durcir les sanctions contre les incendiaires

Le député du Doubs, Matthieu Bloch, a annoncé, mardi 28 juillet 2026, avoir déposé une proposition de loi visant à renforcer la réponse pénale contre les auteurs d'incendies volontaires commis lors de périodes de risque exceptionnel de propagation des feux de forêt. Selon le communiqué diffusé par le parlementaire, cette initiative intervient ”face à la multiplication des incendies de forêt et à leurs conséquences humaines, environnementales et économiques”.

Citadelle de Besançon : le nouvel éclairage se déploie progressivement jusqu’à fin novembre

Le remplacement du système d'éclairage de la Citadelle de Besançon se poursuit. Engagé dans le cadre d'un projet préparé lors du précédent mandat municipal sous Anne Vignot, le chantier avance par étapes et entraîne plusieurs périodes d'extinction partielle du monument depuis ce mois de juillet 2026. Explications avec Christine Werthe, adjointe adjointe à la Ville de Besançon en charge de la Citadelle, du patrimoine Unesco et Vauban.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 29.57
couvert
le 16/08 à 20h00
Vent
1.75 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
44 %

Sondage