Cuisine centrale : Rosselot (UMP) réclame l’intervention de la Chambre régionale des comptes

Publié le 14/06/2011 - 22:15
Mis à jour le 18/04/2019 - 10:44

Dans un courrier adressé au préfet, le conseiller municipal d’opposition demande au préfet de soumettre à la Chambre régionale des comptes le problème de la cuisine centrale qui a coûté plusieurs millions d’euros sans jamais servir le moindre repas.

« Comme vous le savez, tous nos concitoyens s’étonnent, s’inquiètent du devenir de ce grand équipement, la cuisine centrale, d’un coût d’environ 6 millions d’euros et qui n’a, à ce jour, servi aucun repas, et n’en servira probablement jamais : n’évoque-t-on pas la possibilité d’une revente à l’AdapeiI ?

L’ampleur du sinistre, l’enjeu en termes de bon emploi des fonds publics, l’incompréhension, pour chacun de nos concitoyens, face à un échec technique aussi patent, total, n’exige- t-il pas, à l’heure où l’opinion souhaite plus de participation, de transparence, une clarification ? », s’interroge Jean Rosselot.

« Nombreux sont ceux qui en appellent à vos fonctions de Représentant de l’Etat, vérificateur, régulateur, et garant du bien-fondé de l’action publique en général pour, dans un esprit de sincérité et de clarté, solliciter de la juridiction régionale des comptes dans le cadre de ses fonctions de contrôle administratif, qu’elle fasse objectivement toute la lumière sur cette affaire.

L’exécutif d’une grande collectivité peut, comme tout un chacun, commettre des erreurs. C’est son honneur, toutefois, de les assumer, de les expliquer par les circonstances des choix opérés et de renseigner sur les conséquences, les réorientations souhaitables de l’action et de la dépense publique », poursuit l’élu UMP.

 

cuisine centrale

Affaire de la cuisine centrale : la ville de Besançon sera indemnisée à hauteur de 6 millions d’euros

Le tribunal administratif de Besançon a rendu son jugement ce jeudi 12 mai 2016 concernant l’affaire de la cuisine centrale. En 2010, la collectivité avait déposé une requête auprès de la justice contre les entreprises, en charge du chantier, qui l’avait réalisé en multipliant les erreurs et avaient rendu ce projet de cuisine centrale impossible. La municipalité va être indeminisée à hauteur de 6 011 899 euros.

La cuisine centrale (enfin) à toute vapeur !

Après plusieurs avaries et de nombreuses péripéties, y compris politiques et judiciaires, la cuisine centrale qui devait livrer ses premiers repas dans les 67 restaurants scolaires de la ville en septembre 2009 a finalement sa première rentrée scolaire ce mardi 3 septembre 2013. La ville de Besançon s’estime victime d’un architecte peu sérieux et compte bien devant la justice se faire rembourser au moins 5 millions d’euros…

La cuisine centrale de Besançon : un dossier chaud bouillant

Le 14 octobre 2004, le conseil municipal de Besançon actait la construction d’une « cuisine centrale » pour la restauration scolaire des petits bisontins.  Oui, mais voilà, le premier projet avec ses « Césars« , sortes de figidaires innovants mobiles suspendus au plafond (pour permettre aux cuisiners de travailler à temprature ambiante) n’a jamais vu le jour.  « Nous avons été victimes d’un architecte qui depuis a été radié de l’ordre des architectes et qui aujourd’hui se trouve en Malaisie » explique Jean-Louis Fousseret. La Ville a porté l’affaire devant le tribunal administratif et espère, à minima, récupérer 5 millions d’euros sans compter les dommages-intérêts pour le préjudice subi.

Cuisine centrale: la chambre régionale des comptes enquête

En réponse à une saisie de Jean Rosselot, conseiller municipal UMP de Besançon, le préfet a annoncé qu’il avait  transmis une demande d’examen du dossier de la cuisine centrale de la Ville de Besançon à la chambre régionale des comptes.

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