Déficit : pas de "surveillance" de la France mais des "incitations pressantes"

Publié le 27/02/2015 - 15:21
Mis à jour le 27/02/2015 - 15:21

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a refusé vendredi de parler de « surveillance » de la France au lendemain de l’octroi d’un nouveau délai de deux ans par Bruxelles pour atteindre l’objectif de réduction du déficit, évoquant des « incitations pressantes » de la part de la Commission européenne.

 ©
©

"Je ne parle pas de sanction, je ne parle pas de surveillance, je parle d'incitations", a déclaré M. Moscovici sur RTL, "mais en même temps ces incitations sont pressantes d'une certaine façon, puisque nous avons des procédures, et la France n'est pas du tout en situation d'être sanctionnée, mais on lui dit de manière ferme en effet: +Il faut les faire ces réformes, comme tous les pays d'Europe+".

Interrogé sur le type de réformes que le gouvernement pourrait inclure dans le programme qu'il doit fournir à la Commission en avril, M. Moscovici a évoqué celle du dialogue social engagée par Manuel Valls, ainsi que celles relatives au "marché du travail", jugeant que la loi Macron était "un premier pas".

Cette loi est "ce qu'on appelle à Bruxelles une réforme structurelle, parce que ça permet de modifier un certain nombre de comportements, d'ouvrir à la concurrence, et à partir de ce moment de permettre à l'économie française d'être plus souple et plus réactive", a-t-il estimé. Évoquant une "discussion compliquée" à la Commission, M. Moscovici a ensuite ajouté en souriant : "Disons qu'il faut beaucoup travailler pour convaincre (la Commission)".

L'ancien ministre français des Finances a cependant jugé que le respect des nouveaux engagements de la France était "tout à fait faisable", et assuré "travaill(er) en toute confiance avec le gouvernement" français. Interrogé par l'AFP sur la demande de Bruxelles à la France de réduire de 0,5 point de PIB son déficit structurel, M. Moscovici a estimé que c'était "le contraire d'une punition", en marge d'une visite au salon de l'Agriculture. La France doit réduire en 2015 de 0,5 point de PIB son déficit structurel, c'est-à-dire estimé hors effets de la conjoncture, au travers de calculs complexes.

Or la Commission, dans ses propres calculs, considère que Paris ne prévoit de le réduire que de 0,3 point de PIB cette année. Il manque donc 0,2 point, soit 4 milliards d'euros. "Les traités disent que la norme minimale en terme de réduction du déficit structurel, quand un pays se trouve dans la situation de la France, c'est 0,5. Jusqu'à aujourd'hui, la Commission demandait 0,8.(...) En réalité on passe de 0,8 à 0,5", a-t-il expliqué.

Bruxelles a accordé mercredi de justesse un nouveau délai à la France jusqu'en 2017, en pleine année électorale, pour ramener son déficit sous la barre des 3%, mais entend serrer la vis au pays abonné aux dérapages budgétaires et qui ne se réforme pas assez vite à son goût.

(Source : AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Le Coin des Talents, nouveau stand de vente solidaire aux Halles Beaux-Arts de Besançon

Solidarité Doubs Handicap (SDH) a inauguré mercredi 4 février 2026 le nouveau stand "Le Coin des talents", installé depuis le 2 décembre au sein du marché des Halles Beaux-Arts de Besançon. Ce dernier propose à la vente des produits fabriqués en France dans des Établissements d’accompagnement par le travail (ESAT), valorisant de ce fait le savoir-faire des travailleurs en situation de handicap. 

“Production, préservation, protection”: en Haute-Saône, Emmanuel Macron veut rassurer les agriculteurs avant leur Salon

Emmanuel Macron a énoncé mardi 3 février 2026 ses priorités pour l'agriculture française et européenne, "production, préservation et protection", lors d'une visite en Haute-Saône, à l'approche du Salon de l'agriculture, pour lequel il a suggéré de réexaminer la décision sur l'absence prévue de bovins.
 

Le Comptoir givré et affiné : nouvelle fromagerie locale et haut de gamme à Besançon

Valentin Drouhard vient d’ouvrir ce mardi 3 février 2026, Le Comptoir givré et affiné situé au 88 grande rue dans le centre-ville de Besançon. Dans son local de 35 m2, il propose une sélection fromagère et des produits d’épicerie fine de producteurs locaux.

Privée de subventions, l’association vélo Les Manivelles joue son avenir à Besançon

L’atelier d’auto-réparation de vélos Les Manivelles, implanté rue Battant à Besançon, traverse une période d’incertitude financière. Comme de nombreuses structures du tissu associatif, l’organisation doit faire face à la disparition des subventions de fonctionnement. Une fête de soutien est organisée le 7 février 2026.

Baptiste Clerin, nouveau président du CPSTI Bourgogne–Franche-Comté

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) Bourgogne Franche-Comté a procédé à l’élection de son président à l’occasion de la séance d’installation de la nouvelle mandature, organisée le 27 janvier 2026. Les membres de l’instance ont désigné Baptiste Clerin (CPME) à la présidence et Ludovic Mille (FNAE) à la vice-présidence pour un mandat de quatre ans.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.35
couvert
le 05/02 à 06h00
Vent
2.39 m/s
Pression
993 hPa
Humidité
96 %