Des intermittents du spectacle occupent le CDN de Besançon pour "une durée indéterminée"

Publié le 11/03/2021 - 16:05
Mis à jour le 11/03/2021 - 16:20

Depuis jeudi matin vers 10h30, des intermittents du spectacle de la Coordination Intermittents et Précaires Franche-Comté (CIP) ainsi que des étudiants de l’ISBA, DMA (diplôme métiers d’arts) et professionnels de la culture occupent le Centre dramatique national de Besançon suite à un appel national. Objectif : interpeller les pouvoirs publics sur la gravité des situations des intermittents qui ne travaillent pas depuis un an à cause de la crise sanitaire et améliorer leurs droits.

Le mouvement d'occupation des théâtres pour réclamer la réouverture des lieux culturels et la prolongation de l'année blanche pour les intermittents du spectacle prend de l'ampleur en France. Le théâtre de l'Odéon à Paris fut le premier lieu occupé le 4 mars par des syndicats et des étudiants en art dramatique, puis le théâtre de La Colline également à Paris le 9 mars et le Théâtre national de Strasbourg.

Mouvement viral jusqu'à Besançon

À Besançon, le CIP Franche-Comté a voté lors d'une assemblée générale ce jeudi matin pour l'occupation du CDN. Plusieurs intermittents investissent les lieux en ce moment "pour une durée indéterminée et 24h/24" nous dit-on sur place, en attendant une "réponse concrète" de l'État.

Le CIP appelle "tous les intermittents du spectacle est hors spectacle ainsi que tous les précaires de l’emploi à occuper partout en France !"

[on ouvre] ?Occupation du CDN Besançon Franche-Comté ?suite à l’assemblée générale exceptionnelle au vote à l’unanimité(96 pour, 8 abstention , 0 contre ) ? suite de l’assemblée générale sur place en cours?

Publiée par Cip FC sur Jeudi 11 mars 2021

 Dans le détail, le CIP demande  :

  • Une prolongation de l’année blanche, son élargissement à tous les travailleurs précaires, extras et saisonniers entre autres, qui subissent les effets, à la fois de la crise et les politiques patronales, ainsi que la baisse du seuil d’heures minimum d’accès à l’indemnisation chômage pour les primo entrants et/ou intermittents en rupture de droits.
  • De toute urgence, des mesures pour garantir l’accès à tous les travailleurs a l’emploi discontinu et auteur.rices aux congés maternité et maladies indemnisées.
  • Un retrait pur et simple de la réforme de l’assurance chômage.
  • Un financement du secteur culturel passant par un plan massif de soutien à l’emploi en concertation avec les organisations représentatives des salariés de la culture.
  • Des moyens pour garantir les droits sociaux - retraite, formation, médecine du travail, congés payés etc. - dont les caisses sont menacées par l’arrêt des cotisations.
  • La remise en route de toutes les manifestations culturelles dans le respect des consignes sanitaires.

Pour porter ces revendications, le CIP Franche-Comté "exige dans les plus brefs délais" une réunion du Conseil national des professionnels du spectacle avec le Premier ministre.

Publiée par Cip FC sur Jeudi 11 mars 2021

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

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