Des pompiers testent l'hypnose pour apaiser les victimes

Publié le 02/06/2013 - 11:24
Mis à jour le 02/06/2013 - 11:30

Regardez-moi fixement dans les yeux. Votre esprit s’évade, votre corps s’apaise ! Pour soulager les victimes dans des situations traumatisantes, quelque 120 pompiers  du centre de secours de Haguenau dans le Bas-Rhin en Alsace se sont déjà formés aux bases de l’hypnose, une initiative unique en France, qui va faire l’objet d’une validation scientifique.

 ©
©

120 pompiers ont été formés aux bases des techniques hypnotiques, utilisables par exemple pour prendre en charge une personne incarcérée dans sa voiture accidentée, ou coincée sous des gravats, ou encore victime d'une crise d'asthme ou de spasmophilie.

Ce sont des techniques verbales, gestuelles, respiratoires, qui visent à apaiser la douleur et l'anxiété, mais ne doivent évidemment pas se substituer aux gestes classiques du secourisme, explique Cécile Colas-Nguyen, sage-femme, officier-infirmier chez les pompiers du Bas-Rhin et formatrice en hypnose médicale.

Pendant qu'une équipe de pompiers s'affaire pour préparer une perfusion ou du matériel de désincarcération, le secouriste formé à l'hypnose s'efforce d'instaurer un contact privilégié avec la victime, puis de dévier son attention loin de la scène traumatisante qu'elle est en train de vivre. Attentif à son rythme respiratoire, il adopte une élocution apaisante, et veille à éviter tout vocabulaire négatif - il évoquera ainsi le bien-être de la personne plutôt que sa douleur.

Pendant que mes collègues s'occupent de votre sécurité, votre esprit va partir sur les pistes de ski, et votre corps va rester ici, suggère ainsi, lors d'un exercice de formation, un jeune pompier à une fausse accidentée qui vient de lui confier son attrait pour les sports de glisse.

Un chef de centre convaincu

Le chef du centre de secours de Haguenau, David Ernenwein, se déclare convaincu par la méthode. Nous avons tous constaté que quand on prend la main des gens, ça se passe mieux, même si on ne mettait pas le mot +hypnose+ là-dessus. Le premier secours qui peut être apporté, c'est d'apaiser les victimes, et cette technique va nous donner des clefs pour ça, pour qu'elles souffrent moins, analyse-t-il.

Le Dr Yves Durrmann, médecin-chef des pompiers du Bas-Rhin, rêve désormais de voir l'expérience élargie à l'ensemble de la France. 

Distorsion du temps 

Pour cela, elle devra d'abord être validée scientifiquement: pendant au moins six mois, les pompiers de Haguenau vont consigner dans un registre certains paramètres médicaux des victimes qu'ils prennent en charge (comme leur fréquence cardiaque, leur niveau de douleur ou leurs signes émotionnels). Les résultats seront comparés avec ceux obtenus dans des cas similaires par les pompiers de Sélestat (Bas-Rhin), qui eux n'utilisent pas l'hypnose.

Un essai évalué

Notre première évaluation laisse déjà entrevoir un bénéfice: dans 100% des cas, les personnes prises en charge évoquent une distorsion du temps, c'est-à-dire que l'intervention leur a semblé moins longue qu'en réalité, souligne Cécile Colas-Nguyen.

Au ministère de l'Intérieur, l'expérience est considérée avec autant de bienveillance que de prudence. L'hypnose médicale, on sait depuis longtemps que ça marche, que ce n'est pas un placebo, observe le Dr Stéphane Donnadieu, médecin-pompier et conseiller du directeur général de la Sécurité civile.

Seulement, il faut des gens bien formés. C'est là le défi: les secouristes ne peuvent recevoir qu'une courte formation. De toute façon on ne peut pas vraiment parler d'hypnose, il s'agit plutôt d'employer certaines techniques hypnotiques, explique ce responsable, qui juge que si ça peut amener plus de calme, d'empathie, d'écoute, c'est déjà pas mal.

En outre, il faudra voir si les pompiers arrivent à utiliser efficacement ces techniques d'apaisement dans des circonstances bruyantes et traumatisantes, souligne-t-il.

Sur ce point, la formatrice en hypnose est cependant formelle: ce n'est pas un problème. On peut aider la victime à faire abstraction de ce qui se passe autour d'elle. Et le bip-bip des appareils médicaux peut même nous aider à fixer son attention pour mieux l'emmener ailleurs.

(avec AFP)

Santé

La qualité de l’air se dégrade en Bourgogne-Franche-Comté

Le dôme de chaleur qui touche actuellement la France n'épargne pas la Bourgogne-Franche-Comté. La hausse des températures favorise la concentration d'ozone dans l'air et renforce les concentrations de pollens. Selon le dernier bulletin publié le 26 mai 2026 par Atmo Bourgogne Franche-Comté, la qualité de l'air sera mauvaise mardi et mercredi et le risque pollinique restera élevé.

L’ARS renforce la vigilance contre le moustique-tigre en Bourgogne-Franche-Comté

L’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté rappelle qu’elle a fait de la lutte contre le moustique-tigre l’un de ses enjeux de santé publique dans la région. Ce « potentiel vecteur des virus de la dengue, du chikungunya ou du zika » est désormais implanté dans les huit départements de la région depuis 2024.

Laits infantiles : Foodwatch appelle à un “renforcement des contrôles” et à une “communication transparente des autorités”

Dans un communiqué du 19 mai 2026, l’ONG Foodwatch est particulièrement choquée de découvrir que la direction générale de l’alimentation (ministère de l'Agriculture) a dû entrer dans un bras de fer pour forcer des entreprises à publier les rappels de laits infantiles.

Gérontologie : les élus communistes interpellent le maire sur la situation sociale à Bellevaux à Besançon

Une lettre ouverte adressée à Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président du conseil de surveillance du CHU de Besançon, met une nouvelle fois en lumière les tensions sociales au centre gérontologique de Bellevaux. Signée par Hasni Alem au nom du groupe Communiste, républicains et citoyens, elle appelle à une intervention rapide des autorités locales.

Une bouchée pour “rééquilibrer” vos hormones… vraiment ? avec Valentine Caput

Snacks hormonaux : le mythe en barre. Après les solutions miracles en un clic, voici les hormones en une bouchée. Barres “équilibre hormonal”, gummies “ménopause”, encas “spécial SPM” : à ce rythme, il ne manque plus que la notice, selon notre diététicienne Valentine Caput.

Des rencontres bien-être “pour de vrai” avec notre coach bien-être Anne Sallé

Vous suivez ses articles, vous appliquez ses conseils pour vivre de façon plus serein ? Alors, Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous invite à la rencontrer "pour de vrai". À la faveur des beaux jours et avant l’été, elle organise plusieurs rendez-vous autour du bien-être dans divers lieux du Grand Besançon afin de "savourer ensemble notre complicité et la vie". 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.55
couvert
le 31/05 à 21h00
Vent
0.73 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
91 %

Sondage