Détenu tué sur l’A35 : le gendarme obtient le statut de témoin assisté

Publié le 29/08/2014 - 08:54
Mis à jour le 15/04/2019 - 12:02

Un gendarme ayant tué un détenu durant son escorte sur l'autoroute A35 près de Colmar a obtenu le statut de témoin assisté dans cette affaire, contrairement aux réquisitions du parquet qui demandait sa mise en examen, a-t-on appris jeudi 28 août de son avocat.

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Image d'illustration ©carvy
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« Le juge n’a pas prononcé la mise en examen demandée par le procureur et conféré le statut de témoin assisté » au gendarme, a précisé son avocat, Me Thierry Moser.
« Dans l’esprit du juge il y a donc très peu d’éléments à charge (contre le gendarme), voire aucun » a-t-il ajouté, se disant « très heureux de ce résultat« .
Le procureur de Colmar Bernard Lebeau avait requis sa mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner« , avec la circonstance aggravante que ces violences avaient été commises par un dépositaire de l’autorité publique. Ces qualifications faisaient risquer au gendarme jusqu’à 30 ans de prison.
Mardi après-midi un détenu de 23 ans a été tué par le gendarme sur l’A35, alors qu’il avait été extrait de sa cellule à Strasbourg pour être entendu par un juge d’instruction à Colmar dans une affaire de vols à main armée.
Selon le procureur, le détenu a soudainement agressé la gendarme assise avec lui à l’arrière et « voulait à toute force lui prendre son arme de service« . Le gendarme conducteur a alors arrêté le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence, puis tenté de maîtriser le détenu avec son bâton de défense.
Tandis que l’homme et la gendarme luttaient pour s’emparer de l’arme à feu, tombée sur le bitume, le gendarme a décidé de tirer pour neutraliser l’agresseur, estimant qu’il y avait un « péril imminent pour lui et sa collègue », selon le procureur.
« L’obtention d’un non-lieu est chose possible parce que je pense que la légitime défense est constituée« , a réagi Me Thierry Moser, l’avocat du gendarme mis en cause.
Pour l’avocat de la victime, Me Renaud Bettcher, « il faut que cette instruction, comme d’autres, soit un message lancé aux forces de l’ordre pour leur dire qu’elles ne peuvent pas rester dans l’impunité« .
(Source AFP)
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