En Bourgogne Franche-Comté, le tourisme estival en baisse cette année

Publié le 13/12/2024 - 08:29
Mis à jour le 13/12/2024 - 15:53

Selon un nouvelle étude de l’Insee Bourgogne Franche-Comté publiée le 12 décembre 2024, la fréquentation touristique de la région était en baisse cet été après un record en 2023.

 © Pixabay
© Pixabay

Durant la saison estivale 2024, d’avril à septembre, les hébergements collectifs de tourisme de Bourgogne-Franche-Comté ont accueilli 4,5 millions de touristes, et totalisent 8,2 millions de nuitées. C’est environ 200.000 nuitées de moins que le niveau record de l’année précédente, alors que la capacité du parc d’hébergement, avec 1 200 hébergements collectifs, est similaire. 

La baisse est semblable dans la région (-2,5 %) à celle observée en France métropolitaine (-2,0 %). La fréquentation reste cependant supérieure à celle de 2019 et de 2022, année de reprise après la crise sanitaire. Le nombre de nuitées diminue dans toutes les régions, à l’exception de la Corse et de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En Bourgogne-Franche-Comté, les hôtels et les campings contribuent à parts égales à la diminution du nombre de nuitées. En revanche, la fréquentation reste stable dans les autres hébergements collectifs de tourisme (auberges de jeunesse, villages vacances, maisons familiales, résidences de tourisme). Ces derniers sont toutefois peu développés dans la région (8 % des nuitées contre 18 % en France métropolitaine).

La fréquentation touristique recule dans presque tous les départements de la région. C’est dans l’Yonne (-6,7 %) et le Doubs (-5,1 %) que ce repli est le plus important. Il est en revanche plus modéré dans le Jura et dans le Territoire de Belfort. Seule la Côte-d’Or, qui a notamment pu bénéficier de deux étapes du tour de France, est stable avec 1 200 nuitées de plus qu’à la saison précédente.

Le rebond de la fréquentation en août ne compense pas le reste de la saison

La fréquentation des hébergements touristiques chute très fortement en avril, juin et septembre, très pluvieux en 2024, et légèrement en juillet. Pour ce dernier, le calendrier a été moins favorable qu’en 2023, le 14 juillet étant un dimanche au lieu d’un vendredi l’année précédente. 

Par ailleurs, la tenue des élections législatives anticipées le 30 juin et le 7 juillet a pu décaler certains départs.

À l’inverse, les nuitées augmentent de 5,5 % au mois d’août durant lequel se sont déroulés les Jeux olympiques. Enfin, elles sont légèrement en hausse en mai, mois particulièrement favorable aux déplacements cette année avec un pont de l’ascension accolé au 8 mai.

Moins de visiteurs britanniques, des séjours plus courts pour les Néerlandais

En Bourgogne-Franche-Comté comme en France métropolitaine, les nuitées diminuent à la fois pour la clientèle résidente (habitant en France) et non résidente (venant d’autres pays).

Deux phénomènes expliquent le repli des nuitées des non-résidents. D’une part, les Britanniques, les Italiens et les Allemands ont été moins nombreux à séjourner dans la région en 2024. Pour les Britanniques en particulier, le nombre de visiteurs a chuté de 16 %. D’autre part, les touristes néerlandais, première clientèle étrangère de la région, sont venus plus nombreux, mais pour des séjours plus courts. Ils ne sont restés que 2,2 jours en moyenne, contre 2,4 jours en 2023. Cela représente 70 000 nuitées de moins par rapport à la saison précédente

Dans les hôtels, une forte baisse de la fréquentation pour les résidents

Les 800 hôtels de Bourgogne-Franche-Comté totalisent un peu plus de 4 millions de nuitées pendant la saison d’été 2024, soit plus de 100 000 de moins qu’en 2023 (-2,7 %).

Ce repli est surtout dû aux touristes résidents. Le nombre de nuitées dans les hôtels est en revanche presque stable pour les touristes venant de l’étranger. C’est en grande partie grâce au retour des touristes en provenance de Chine, et dans une moindre mesure des États-Unis, qui séjournent presque exclusivement dans ce type d’hébergement. Bien qu’encore loin de leur niveau de 2019, les nuitées des touristes chinois ont plus que doublé par rapport à 2023, et celles des touristes venant des États-Unis ont augmenté de près de 27 %. Cela compense la moindre fréquentation des touristes britanniques.

Les hôtels étoilés sont plébiscités par les touristes, qu’ils résident en France ou à l’étranger. Dans ces établissements, les deux tiers des chambres sont occupées sur l’ensemble de la saison d’été, contre seulement la moitié pour les hôtels non classés.

La fréquentation dans les campings est pénalisée par la mauvaise météo

Pendant la saison d’été 2024, les campings comptabilisent 3,4 millions de nuitées (2,6 % de moins qu’en 2023). La météo peu favorable de l’avant et de l’arrière-saison a particulièrement impacté l’hôtellerie de plein air. La fréquentation diminue de près de 20 % en avril, juin et septembre. Dans le Jura, où le camping est le premier mode d’hébergement touristique et où se concentrent plus du tiers de nuitées, la fréquentation est toutefois presque stable.

Ce sont les touristes venant de l’étranger qui contribuent le plus au repli de la fréquentation dans les campings, en particulier les touristes néerlandais. Ils représentent plus de 40 % de la clientèle non résidente utilisant ce mode d’hébergement et leurs nuitées ont diminué de 11 %.

(Communiqué de l’Insee Bourgogne Franche-Comté)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.44
couvert
le 21/01 à 18h00
Vent
1.46 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
80 %