En images - Les 140 ans de l’Observatoire de Besançon

Publié le 11/07/2024 - 18:05
Mis à jour le 15/07/2024 - 11:30

VIDÉO • Construit en 1884, l’Observatoire des sciences de l’univers de Besançon a fêté mercredi 10 juillet son 140e anniversaire en présence notamment de Anne Vignot, maire de Besançon, Macha Woronoff, présidente de l’université de Franche-Comté, et Philippe Rousselot, directeur de l’observatoire.

À l’occasion de cet anniversaire plus de centenaire, une exposition photographique a été inaugurée. Ainsi, on peut connaître l’histoire détaillée de cet observatoire si emblématique à Besançon, autour duquel le campus de la Bouloie s’est développé. C’est aussi l’opportunité de découvrir l’instrument méridien autour duquel l’Observatoire s’est structuré au XIXe siècle.

Un mot d’histoire

L’Observatoire de Besançon a été fondé à la demande de l’industrie horlogère en 1878 sur l’initiative de la ville de Besançon et du ministère de l’Instruction Publique pour assurer trois missions : l’astronomie, la chronométrie et la météorologie.

Sur le plan architectural, le site se distingue par l’orientation astronomique précise des constructions et par le choix de construire des pavillons isolés pour chaque instrument. On recense ainsi, répartis sur un vaste domaine arboré, le pavillon à toit ouvrant qui abrite le grand cercle méridien, le pavillon de la lunette équatoriale coudée, le pavillon des horloges à diapason, la maison des tables vibrantes, une coupole abritant l’astrographe, la bibliothèque et diverses habitations.

L’Observatoire possède également une très riche collection d’instruments scientifiques, allant de pièces anciennes – parfois uniques - comme la grande lunette méridienne Gautier (1885), l’astrolabe impersonnel Danjon (1958), le chronomètre de marine Leroy (1867) - récupéré après naufrage -, à plusieurs horloges atomiques…

L’instrument méridien est une lunette astronomique qui ne peut observer que dans un plan vertical orienté nord-sud : le plan méridien. Il est utilisé, à la fin de ce siècle, pour déterminer l’heure exacte en observant les étoiles. Il est abrité dans un bâtiment à l’architecture spécifique orienté astronomiquement, avec un toit mobile.

Destiné à l’astrométrie, qui est la science de la position des astres, il combine une lunette et un cercle gradué positionnés précisément dans le plan nord-sud. Il est associé à une horloge de précision. La lunette permet d’observer les astres au moment de leur passage dans le plan méridien, passage résultant du mouvement de rotation de la terre sur elle-même en un jour. L’horloge permet de repérer cet instant et le cercle gradué indique la hauteur au-dessus de l’horizon de l’astre observé. Les deux quantités obtenues à l’aide d’un cercle méridien (instant de passage et hauteur de l’astre) permettent de calculer la position de l’astre observé sur la voûte céleste. Inversement, l’observation du passage au méridien d’un astre dont on connaît déjà la position permet d’obtenir la correction d’horloge, donc de fabriquer le temps.

L’instrument est utilisé à partir de 1886 pour l’observation des étoiles de repère, dites étoiles fondamentales, la nuit et pour celle du soleil le jour. A partir de 1913, quand l’Observatoire est équipé pour recevoir les signaux horaires de la tour Eiffel, la lunette sert surtout pour l’élaboration de catalogues de position d’étoiles. Le dernier programme d’observation est terminé dans les années 1980.

Culture

" France-Comté " : Floriane Miny imagine une France sous le RN et fait de Besançon un bastion de la résistance

INTERVIEW • Et si la France devenait une entreprise ? Dans France Comté, son premier roman publié le 26 juillet 2026 en autoédition, Floriane Miny imagine un futur proche où le Rassemblement national gouverne le pays, les droits sociaux reculent et le pouvoir se concentre entre quelques mains. Installée à Oslo après avoir vécu une quinzaine d’années à Besançon, l’auteure fait de la capitale comtoise l’épicentre d’une résistance sociale, entre dystopie politique, humour absurde et clins d’œil au patrimoine local.

La Saline royale met à l’honneur la scène française pour sa 2e saison de musiques actuelles

Pour sa deuxième saison de concerts de musiques actuelles, la Saline royale réinvite une nouvelle fois la scène française sur la scène Claude Nicolas Ledoux avec une programmation "ambitieuse et fédératrice" à partir du 20 septembre et jusqu’au 12 décembre 2026.

Accès gratuit et visite-guidée à la Citadelle pour le 82ème anniversaire de la libération de Besançon

Le 8 septembre 2026 marquera le 82ème anniversaire de la libération de Besançon, ainsi que les trois ans de la réouverture du Musée de la Résistance et de la Déportation. À cette occasion, la Citadelle sera accessible gratuitement au public toute la journée.

D’Autres Formes revient à Besançon pour dix jours d’expériences entre arts et technologies

La cinquième édition D’Autres Formes revient du 23 octobre au 1er novembre 2026 dans de nombreux lieux de Besançon. Au cours de l’événement, les visiteurs pourront « s’évader, manipuler, ressentir, s’émerveiller, dériver et se laisser surprendre » lors d’une exploration guidée entre arts et technologies entièrement gratuite.

Le Monique Festival prend ses quartiers à La Grange Huguenet de Besançon

Les 28, 29 et 30 août auront lieu la première édition du Monique Festival à Besançon. Cet événement a pour ambition de rassembler différents arts de la scène vivante, alliant musique émergente, musique classique et théâtre. Si la programmation se revendique éclectique, elle est faite dans le but de faire se croiser générations, styles musicaux et univers artistiques locaux et internationaux. Une quarantaine d'artistes sont attendus à la Grange Huguenet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage