Energie, prix, pollution, évolution… Plein gaz sur les climatiseurs dans le Doubs !

Publié le 20/07/2023 - 08:01
Mis à jour le 27/07/2023 - 10:10

Cette année encore, la demande de climatiseurs explose. Face à la récurrence des épisodes de chaleur, ces appareils apparaissent comme des outils non seulement de confort, mais de bien être indispensables dans les foyers français. Combien consomme un climatiseur ? Quels sont les gammes de tarifs pour équiper son logement ? Quid de leur impact sur l’environnement ? Tour d’horizon du fonctionnement, des chiffres de la consommation et des innovations dans le domaine avec Olivier Lavalette, technicien frigoriste chez DoubsClimat à Besançon.

Selon les dernières projections disponibles de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), on compte aujourd'hui environ 2 milliards de climatiseurs en service dans le monde. Poussée par des facteurs tels que le réchauffement climatique et la démographie, la demande mondiale de climatisation est amenée à exploser dans les décennies à venir. Confrontée à la récurrence des épisodes de chaleur, la France ne fait pas exception.

Olivier Lavalette revient pour nous sur l’origine de la climatisation. Le début des années 2000 voit les prémices des systèmes de climatisations : "du matériel de luxe conçu à l’origine pour du confort", explique-t-il, "seuls les foyers les plus aisés pouvaient se permettre d’équiper leur maison". L’accès à la clim se démocratise à mesure que les entreprises du tertiaire équipent leurs bureaux.

Aujourd’hui, la gamme de prix s’est considérablement élargie "au même titre que les véhicules, nous avons toujours plus de choix, du low cost prêt à poser à prix très abordable jusqu’au très haut de gamme", détaille Olivier Lavalette. La différence ? "Le rendement, les options, le bruit font généralement la différence d’une gamme à l’autre", abonde t-il.

Indépendamment des prix, la demande est sur une pente exponentielle : "plus la température s’élève au fil des années, plus nous avons de demande", énonce t-il, avant de préciser : "nous voyons cependant un changement dans les mentalités. Il y a encore quinze ans, les gens commençaient à s’équiper mais pour autant le fait de posséder un système de climatisation n’était pas encore rentré dans les mœurs. Avec le réchauffement des températures, nous sommes passés de gadget de confort à un véritable équipement domestique au même titre qu’un bon système de chauffage".

D’autant plus qu’aujourd’hui les climatiseurs sont réversibles, ce qui en fait le système de chauffage numéro un dans les nouvelles constructions. En fonction du volume des pièces, équiper son logement revient en moyenne entre 3.000 et 4.000 euros pour une maison récente bien isolée.

Les chiffres de la consommation

Olivier Lavalette nous explique qu'aujourd’hui les climatiseurs consomment très peu d’énergie primaire. Pour 1 kilowatt consommé, le climatiseur restitue l’équivalent de 3 à 4 kilowatts. Ce qui veut dire qu’un climatiseur, pour la même puissance, consomme trois à quatre fois moins d’énergie qu’un radiateur électrique. De plus, si la climatisation est certes plus énergivore qu’un ventilateur, elle resterait cependant beaucoup plus efficace : "un ventilateur ne fait que brasser l’air ambiant, ce qui donne une impression de frais sur le moment mais ne refroidit pas", précise t-il.

L’impact environnemental : vers une clim "verte" ?

Pour bien comprendre l’impact environnemental d’une climatisation, Olivier Lavalette tient à opérer un petit éclaircissement technique : "contrairement à une légende urbaine, les climatiseurs ne sont pas des machines à fabriquer du chaud pour avoir du froid. Le rejet de chaleur est indéniable, mais il ne provient que d’un seul transfert d’énergie : L’air chaud que l’on sent sortir des bâtiments dans les villes provient majoritairement de la différence de température entre l’air ambiant extérieur et l’intérieur climatisé. Autrement dit, c’est de la chaleur prise dans la maison qui est simplement transférée à l’extérieur", conclut-il.

Côté pollution, il nous informe que les fabricants et les revendeurs sont assujettis à une réglementation thermique établissant des normes très strictes pour limiter les dégâts environnementaux des climatisations. "Nous manipulons des fluides qui attaquent la couche d’ozone, l’utilisation des gaz est donc très réglementée. Mais s’il y a 20 ans, les gaz utilisés étaient ultra polluants, aujourd’hui nous utilisons de plus en plus des gaz naturels de type iso butane", explique t-il.

Ne nous voilons cependant pas la face : si les gaz sont de plus en plus vertueux, le fonctionnement d’une clim reste basé sur l’utilisation de gaz fluorés produits par des lobbies gaziers. Ce qui implique une obligation de récupération et de retraitement des gaz nocifs,  sans toutefois éviter la pollution.

La réglementation est cependant en constante mutation et des innovations tendent à prédire l’arrivée prochaine d’une climatisation verte. Une climatisation écologique, vraiment ? Olivier Lavalette acquiesce : "le cap est en passe d’être franchi. D’ici une dizaine d’années nous équiperons très certainement les particuliers avec des systèmes beaucoup plus vertueux. Les prototypes fonctionnant notamment au CO2 existent déjà. Certains gaz pourront aussi être réinjectés dans le système plutôt que d’être rejetés". Les gros constructeurs japonais sont d’ores et déjà en lice pour être les premiers à lancer la gamme sur le marché.

Rien ne sert de bidouiller, il faut laisser refroidir...

La clim pollue et consomme de l’énergie. En attendant de pouvoir s’équiper d’une clim plus vertueuse, le consommateur peut adopter certains gestes efficaces pour économiser de l’énergie et par la même occasion polluer moins. À grand renfort de schémas, Olivier Lavalette éclaire notre lanterne : le climatiseur régule automatiquement sa puissance en fonction de la température demandée. Au moment de l’allumage, lorsque l’écart est important entre la température ambiante et celle désirée, le moteur tourne à pleine puissance. Plus la température descend, plus l’écart se réduit, donc plus le climatiseur réduit sa puissance jusqu’à atteindre la température souhaitée.

"C’est comme une voiture sur l’autoroute : vous accélérez un grand cout pour monter à 130 km/h, une fois lancé vous n’appuyez presque plus sur l’accélérateur et le moteur se maintien à 2000 tours/min. Dans l’idéal, c’est la même chose qu’il faudrait faire avec la clim : 6 degrés d’écart maximum par rapport à la température extérieure, puis ne plus rien toucher", nous enseigne t-il. Car se sont les démarrages moteurs et les changements importants d’amplitude qui consomment le plus. "Même sur une semaine, ce sera toujours plus énergivore de récupérer l’énergie qui se dissipe lorsqu’on arrête le système que de se maintenir en température", assure Olivier, calculs à l’appui.

Dernière recommandation en cas de fortes chaleurs : ne pas positionner la température en dessous de 25 degrés. "Celui qui met la clim à 19 degrés en été, c’est comme s’il mettait le chauffage à 29 degrés en hiver", illustre-t-il. L’image est parlante et la facture risquerait d'être salée pour le consommateur comme pour la planète.

Economie

800.000 euros : la Ville de Besançon ajuste son budget 2026

VIDÉO • La décision budgétaire modificative n°2 sera soumise au conseil municipal de Besançon jeudi 17 septembre 2026. Présentée lundi 16 septembre par Fabrice Taillard, adjoint aux Finances, elle vise à adapter le budget de la Ville à l’évolution des recettes, des dépenses et du calendrier de plusieurs opérations engagées en 2026.

À Besançon, six entrepreneurs des quartiers distingués par Talents des Cités

La phase locale bisontine du concours Talents des Cités s’est tenue mercredi 9 septembre 2026 à l’Hôtel de ville. Six entrepreneurs issus des quartiers prioritaires ont été récompensés pour des projets allant de l’intelligence artificielle à la réparation d’électroménager. L’édition 2026 marque également les 20 ans du soutien d’EDF au concours en Franche-Comté.

À Dampierre, la nouvelle Agence Nyx mise sur les rencontres " mystérieuses " pour rapprocher les célibataires

Créée en juin 2026 à Dampierre, dans le Jura, l’Agence Nyx propose aux célibataires de toute la Bourgogne Franche-Comté un accompagnement personnalisé et des rencontres sans échange préalable de coordonnées. Initialement destinée aux 50-70 ans, elle élargit désormais son public aux personnes de 35 ans et plus.

La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un Agent de maintenance (H/F) au sein du pôle industriel du SYBERT

Offre d'emploi • La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un agent de maintenance pour rejoindre le service Maintenance du Pôle Industriel du SYBERT. Au cœur d’un environnement industriel, le futur agent assurera la surveillance, le diagnostic et l’entretien des équipements, tout en participant aux interventions de maintenance et à l’amélioration continue du site.

Delsey Outlet Besançon : la Grande Braderie à ne pas manquer !

QUOI DE 9 ? • Depuis 2002, Delsey Outlet Besançon, situé au 81 rue de Vesoul, est devenu une adresse incontournable pour tous ceux qui recherchent bagages, maroquinerie et accessoires de voyage à prix avantageux.
Et du 15 au 26 septembre, place à notre Grande Braderie 

Subventions départementales 2027 de Haute-Saône : attention à la date limite de dépôt des dossiers

Le département de Haute-Saône rappelle la date limite de dépôt des demandes de subventions annuelles aux associations qui souhaitent présenter une demande pour l’année 2027. Les dossiers sont à adresser au Département avant le 1er octobre 2026, délai de rigueur.

À Besançon, l’ouverture d’un nouveau coffee shop se prépare rue Victor Hugo…

Fin octobre 2026, le 11e Avenue ouvrira ses portes au 11 rue Victor-Hugo à Besançon. Derrière ce nouveau coffee shop, Adeline Zugno, 33 ans, qui souhaite transformer une envie ancienne d’entreprendre en une adresse chaleureuse autour du café de spécialité et des gâteaux maison.

À Besançon, le salon Cap vers l’emploi veut lever les freins au recrutement

Le salon Cap vers l’emploi se tient ce jeudi 10 septembre à Micropolis, à Besançon. Organisé par Grand Besançon Métropole, il réunit 145 partenaires et doit mettre en relation demandeurs d’emploi et entreprises autour de plus de 1 000 postes à pourvoir. Pour Ludovic Fagaut, président de GBM, l’enjeu dépasse toutefois la seule rencontre entre recruteurs et candidats : il s’agit aussi de s’attaquer aux principaux freins à l’emploi, au premier rang desquels la maîtrise du français, la mobilité et les problématiques de santé.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.2
couvert
le 16/09 à 08h00
Vent
1.64 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
83 %

Sondage