Étude Insee : les frontaliers habitent de plus en plus loin de leur travail…

Publié le 28/11/2024 - 17:28
Mis à jour le 28/11/2024 - 17:59

Selon la dernière étude de l’Insee Bourgogne Franche-Comté publiée jeudi 28 novembre 2024, près de 48.000 actifs résidant dans la région traversent la frontière pour rejoindre leur travail en Suisse. Leur temps moyen de trajet domicile-travail est plus élevé que celui des frontaliers des autres régions car leurs emplois sont loin de la frontière suisse.

Étude réalisée par Nicolas Bourgain, Jérôme Mathias (Insee).

Début 2024, l’Office fédéral de la statistique suisse dénombre 47.900 frontaliers, effectivement actifs en Suisse et résidant en Bourgogne-Franche-Comté. En 2021, ils représentent 3 % de la population active de la région. Ces frontaliers bourguignons-francs-comtois sont aussi nombreux que ceux résidant en Grand Est, mais trois fois moins qu’en Auvergne-Rhône-Alpes. Leur nombre croît dans ces trois régions respectivement de 50 %, 54 % et 17 % entre 2010 et 2021.

Le marché du travail suisse est dynamique, fortement demandeur de main-d’œuvre en raison du vieillissement de ses actifs. Il permet aux frontaliers de bénéficier de salaires élevés. Ces rémunérations sont encore plus attractives avec l’appréciation du franc suisse face à l’euro, +20 % entre 2010 et 2021. De plus, en habitant en France, les frontaliers bénéficient d’un coût de la vie plus modéré. Le revers de la médaille est pour ces frontaliers des déplacements de plus en plus longs.

Un profil lié aux emplois industriels qu’ils occupent

Plus d’un frontalier de la région sur deux travaille dans l’industrie, notamment en raison de la proximité des entreprises de l’horlogerie suisse. Cette proportion est bien plus faible dans le Grand Est (32 %) et en Auvergne-Rhône-Alpes (12 %).

Les frontaliers bourguignons-francs-comtois ont donc des profils typiques du secteur industriel. Ils sont ouvriers pour la moitié, très souvent qualifiés, contre moins du tiers dans les autres régions jouxtant la Suisse. 31 % sont diplômés d’un CAP ou BEP. Ils sont par ailleurs plus jeunes, près de la moitié d’entre eux a moins de 40 ans. Enfin, environ six frontaliers sur dix sont des hommes.

Un travail relativement éloigné

En 2021, les frontaliers de la région parcourent en moyenne 43 km pour se rendre sur leur lieu de travail, c’est 8 km de plus que ceux de Grand Est et 15 km de plus que ceux d’Auvergne-Rhône-Alpes 1). En 11 ans, le trajet moyen s’est allongé de 4 km et la part des trajets de plus de 50 km est passée de 24 % à 31 %.

Cet éloignement aux pôles d’emploi suisses peut expliquer que peu de frontaliers de nationalité suisse résident en Bourgogne-Franche-Comté, alors qu’ils sont plus nombreux en Grand Est près de Bâle, et en Auvergne-Rhône-Alpes aux abords de Genève.

Une résidence conditionnée par l’accessibilité aux emplois suisses

Les frontaliers bourguignons-francs-comtois résident de manière dispersée aux abords des 230 km de frontière avec la Suisse, dans des territoires souvent montagneux. La majorité habite dans la zone d’emploi de Pontarlier où le nombre de frontaliers augmente de manière importante, +6.900 entre 2010 et 2021. Les autres frontaliers résident dans les zones d’emploi de Saint-Claude, Montbéliard et Belfort où leurs effectifs augmentent également fortement, jusqu’à +76 % dans les deux dernières zones citées.

La croissance du nombre de frontaliers augmente la saturation aux points de passage, peu nombreux, en raison de l’aspect montagneux. Le flux de frontaliers passant par la commune frontalière de Villers-le-Lac, dans la zone d’emploi de Pontarlier, atteindrait quotidiennement 8 300 individus en 2021, contre 6 100 en 2010. Plus au sud, il serait de 7 600 au col de Jougne, contre 4 500 auparavant. En raison de sa forte progression dans les zones de Belfort et Montbéliard, le nombre de frontaliers au point de passage de Delle a plus que doublé sur la même période.

Les pôles d’emploi suisses sont relativement peu nombreux à proximité immédiate de la frontière, et d’importance limitée. Ainsi, les frontaliers de Bourgogne-Franche-Comté doivent parcourir en moyenne 22 km de trajet en Suisse pour rejoindre leur travail, soit deux fois plus que les frontaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes et Grand Est. Ces derniers peuvent en effet travailler à Genève et Bâle et habiter moins loin, dans leurs couronnes périurbaines situées en France.

Près de la moitié des frontaliers de la zone d’emploi de Pontarlier travaille dans le canton de Neuchâtel (12 000 individus) et plus du tiers dans celui de Vaud (8 700). D’autres, de plus en plus nombreux, occupent des emplois dans des pôles helvètes plus éloignés. Ainsi, la distance domicile-travail moyenne des frontaliers résidant dans la zone de Pontarlier augmente, +8 % entre 2010 et 2021.

Les frontaliers des zones de Belfort et Montbéliard font les plus longs trajets côté suisse. En effet, le canton helvète du Jura est desservi par une autoroute permettant de parcourir rapidement de longues distances.

Les frontaliers de Bourgogne-Franche-Comté émettent plus de CO2

97 % des frontaliers de la région utilisent la voiture pour se rendre en Suisse. La topographie montagneuse n’étant pas favorable aux transports collectifs, ils sont peu développés. L’usage de la voiture est également très majoritaire pour les frontaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes, mais il est en baisse ces dernières années grâce à une utilisation accrue des transports collectifs et des modes doux dans la couronne périurbaine de Genève.

Parce qu’ils parcourent, en voiture, de plus longues distances, les frontaliers de Bourgogne-Franche-Comté émettraient chaque année plus de 2,1 tonnes en équivalent CO2 , davantage que ceux d’Auvergne-Rhône-Alpes, 1,1 tonne.

Le parc automobile n’apparaît pas plus polluant. La part des véhicules émettant plus de 150 g/km se limiterait même à 14 % dans la zone d’emploi de Pontarlier, un peu moins que dans l’ensemble des autres zones frontalières avec la Suisse, 16 %.

Pour atténuer les émissions de CO2, le développement du télétravail pourrait constituer un levier. Mais son impact ne serait que marginal, en effet les frontaliers de Bourgogne-Franche-Comté étant surtout des ouvriers de l’industrie, leurs emplois ne sont généralement pas télétravaillables. Le covoiturage, encouragé par les pouvoirs publics, est également un moyen de réduire l’empreinte carbone des trajets transfrontaliers.

(Communiqué)

Economie

Besançon : le restaurant Le Calice Enchanté va fermer, sa gérante lance un appel pour trouver un repreneur

Ouvert rue Péclet à Besançon depuis 2020, le restaurant Le Calice Enchanté, spécialisé dans la cuisine médiévale historiquement documentée, va cesser son activité. Dans une vidéo publiée sur Instagram le 5 août, sa gérante, Eva Oberson, explique les raisons de cette décision et appelle à partager son annonce afin de trouver un repreneur pour le local. Elle souhaite désormais poursuivre son projet sous une forme itinérante.

Un tiers des véhicules neufs vendus en France sont électriques

Selon le dernier rapport de la Plateforme automobile (PFA) concernant les ventes de voitures neuves en juillet 2026, les véhicules électriques poursuivent leur belle progression en France. Ils ont représenté plus d'un tiers des immatriculations de juillet. Une dynamique dont profite notamment Renault, qui place quatre modèles dans le top 5 des ventes.

Au Clavelin, Jules Laude sert la Franche-Comté aux Parisiens…

Dans une rue calme du 9e arrondissement de Paris, à deux pas de la rue des Martyrs, le Clavelin ne ressemble pas à un bar à vin comme les autres. Derrière le comptoir, Jules Laude a choisi de faire de son établissement une véritable vitrine de la Franche-Comté. Vins du Jura, fromages régionaux, recettes familiales et rencontres avec des vignerons composent l'identité de ce lieu ouvert depuis août 2023, où le terroir franc-comtois s'exprime dans une ambiance décontractée.

Sécheresse dans le Doubs : préserver l’eau, un combat de long terme aux conséquences déjà très visibles

Le Doubs est en "crise sécheresse", niveau maximum, depuis le 17 juillet 2026. À cela s'ajoute la quatrième vague de chaleur qui frappe la région. L'écosystème du département est mis à rude épreuve. Quel est l’impact sur ce territoire où l’eau est une ressource devenue fragile ? Qu’en est-il de la production laitière, premier produit agricole de la région, qui est vulnérable vis à vis du manque de précipitations ? On en parle avec le directeur de l'EPAGE et un agriculteur.

Le groupe haute-saônois ABEO rachète 60 % de Hurricane Group, spécialiste des sports urbains

Le groupe ABEO poursuit son développement dans l'univers des sports urbains. L'entreprise a annoncé, ce mardi 4 août, l'acquisition de 60 % du capital de Hurricane Group, société montpelliéraine reconnue pour l'organisation du FISE et la conception d'infrastructures dédiées aux disciplines urbaines.

Où prendre un petit-déjeuner à Besançon ?

INFOS PRATIQUES • Le réveil a sonné un peu trop tard ? Ou une envie de troquer la routine matinale contre une pause gourmande ailleurs que chez soi ? À Besançon, de nombreux établissements ouvrent leurs portes dès tôt le matin pour accueillir les amateurs de petit-déjeuner. Du traditionnel café-croissant aux formules plus généreuses et élaborées, voici une sélection d'adresses pratiques où savourer un petit-déjeuner à Besançon.

Bourgogne-Franche-Comté : l’Anis de Flavigny incarne le savoir-faire confiseur régional

Alors que les vacances d’été se poursuivent, les Confiseurs de France valorisent les spécialités qui font la richesse du patrimoine gourmand français. En Bourgogne-Franche-Comté, l’Anis de Flavigny figure parmi les produits emblématiques de cette tradition confiseuse. Fabriquée selon un savoir-faire ancestral, cette spécialité témoigne de l’attachement de la région à un patrimoine culinaire reconnu.

Un DSI externalisé made in Besançon : ADTC veut rapprocher les PME de leur stratégie numérique

Depuis le 30 juin 2026, ADTC propose à Besançon et en Bourgogne-Franche-Comté de gérer les systèmes d'information dans les PME et collectivités ne pouvant se permettre d'employer une personne à plein temps à ce poste. Alexandre Duffait ingénieur bisontin de formation et diplômé en management des systèmes d'information nous explique.

Comment la municipalité de Besançon peut-elle envisager le commerce sous temps de canicule ?

Après trois vagues de chaleur en deux mois, une quatrième va frapper la Bourgogne-Franche-Comté cette semaine à partir du 28 juillet. Ces températures extrêmes estivales modifient les habitudes quotidiennes et la façon dont nous effectuons nos achats à Besançon et les commerçants le savent bien. Nous avons interrogé Serge Couësme, adjoint au commerce de la municipalité de Besançon.

Les Instants gourmands reviennent fin août à Besançon : 4 jours de saveurs et de musique à Granvelle

Du jeudi 27 au dimanche 30 août 2026, les Instants gourmands feront leur retour sur la promenade Granvelle à Besançon. Organisé par l’Office du commerce et de l’artisanat, l’événement proposera une nouvelle édition placée sous le signe de la gastronomie, des découvertes culinaires et des animations musicales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.46
ciel dégagé
le 08/08 à 08h00
Vent
1.47 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
44 %

Sondage