Fusion entre PSA et Fiat-Chrysler : à Sochaux, les syndicats positifs mais vigilants

Publié le 01/11/2019 - 10:18
Mis à jour le 01/11/2019 - 10:22

Les syndicats de l’usine PSA de Sochaux, plus grand site français du constructeur, réagissaient plutôt positivement jeudi à l’annonce d’une fusion avec Fiat-Chrysler, tout en réclamant des garanties sur le maintien de l’emploi en France.

© LAMY Jean-François - Groupe PSA,  Communication Sochaux ©
© LAMY Jean-François - Groupe PSA, Communication Sochaux ©

Les deux constructeurs ont annoncé jeudi 31 octobre 2019 être tombés d’accord à l’unanimité sur le principe d’une fusion entre égaux. Avec 8,7 millions de véhicules vendus par an, la nouvelle entité, qui serait basée aux Pays-Bas, deviendrait le n°4 mondial du secteur.

Cette mégafusion "met PSA à la hauteur des géants mondiaux que sont Volkswagen et Toyota", s'est réjoui auprès de l'AFP Patrick Michel, délégué FO et secrétaire du comité de groupe Monde de PSA.

"On veut aussi, pourquoi pas, pouvoir fabriquer des véhicules Fiat en France", Patrick Michel, délégué FO

"C'est aussi intéressant pour PSA d'avoir Fiat dans son giron parce que Fiat a besoin de moteurs pour respecter les nouvelles normes CO2 et il les a très peu aujourd'hui. Donc, cela va donner du travail à nos bureaux de conception et nos usines qui fabriquent des moteurs, notamment en France", estime-t-il. "On veut des garanties: le groupe PSA est aujourd'hui un groupe rentable, il se marie avec un autre groupe en bonne santé financière, il n'y a pas de raison que les salariés en pâtissent."

Fort d'environ 7.500 salariés, auxquels il faut ajouter environ 2.500 intérimaires, le site de Sochaux reste le "navire amiral" du groupe en France.

Cette fusion "va ouvrir le marché américain, peut-être, mais a contrario on craint que le site européen de Fiat prenne la charge de travail des sites français", tempère le secrétaire général CGT du site de Sochaux, Jérôme Boussard.

"Par expérience, on sait [depuis le rachat d'Opel par PSA] que les fusions créent des doublons au niveau R&D. Actuellement, on pousse déjà les gens à partir du groupe", déplore-t-il.

Indépendamment de ce mariage, il note une "baisse inquiétante des salariés et beaucoup de recours aux précaires". Pour l'usine d'Aulnay (Seine-Saint-Denis), "on disait +ça ne fermera jamais+, et ça a fermé, on ne croit plus trop à ce que dit la direction".

Son collègue de la CFE-CGC, Laurent Wechsel, évoque un "effet d'échelle" intéressant pour PSA avec notamment des "gains sur la R&D", mais met en avant "deux points de vigilance": la garantie de l'emploi en France et le mode de fonctionnement de la gouvernance.

Pour le porte-parole de l'Unsa François Guillerey aussi, cette fusion est synonyme d'"ouverture sur le marché américain et de mutualisation des coûts de recherche et développement dans le domaine des voitures électriques, hybrides voire à hydrogène". M. Guillerey exprime en revanche ses craintes pour "les salariés des bureaux d'études et des services d'essai (2.000 emplois à Sochaux et 1.000 à Belchamp), inquiets pour leur avenir depuis le rachat d'Opel". "On ne connaît pas le dimensionnement ni la répartition à moyen terme des pôles d'études européens entre la région parisienne, Rüsselsheim (Allemagne), Sochaux et Belchamp", souligne-t-il.

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