GE Belfort : intersyndicale et élus vont mettre en demeure le gouvernement

Publié le 10/07/2019 - 08:22
Mis à jour le 10/07/2019 - 08:22

L’intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort et des élus ont annoncé ce mardi 9 juillet 2019 leur intention de mettre en demeure le gouvernement pour exiger que l’industriel américain respecte les engagements pris au moment du rachat du pôle énergie d’Alstom en 2014 et suspende son plan de suppression d’un millier d’emplois.

 © GE Power
© GE Power

"Il faut y aller étape par étape. La première des choses, c'est une mise en demeure par le collectif (...) adressée au ministre de l'Economie pour s'assurer que General Electric respecte les engagements qu'il a pris", a déclaré, en déplacement à Belfort, le député Olivier Marleix (LR).

Ex-président de la commission d'enquête à l'Assemblée sur la politique industrielle de la France, il avait saisi la justice en janvier pour qu'elle enquête sur les circonstances de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE en 2014.

Cet engagement "a une valeur juridique"

Outre la promesse de la création de 1.000 emplois nets que GE n'a pas tenue et pour laquelle il doit payer des pénalités, le géant industriel américain s'était aussi "engagé à maintenir l'essentiel des activités turbines à gaz de 50 Hertz de Belfort et à maintenir le centre de décision mondiale (de cette activité) à Belfort", a rappelé M. Marleix, soulignant que cet engagement "a une valeur juridique".

"C'est notre avocate qui va préparer cette demande de mise en demeure" qui doit être envoyée "rapidement", a indiqué Philippe Petitcolin, délégué syndical CFE-CGC, à l'issue d'une réunion de l'intersyndicale avec les députés Olivier Marleix (LR), Fabien Roussel (PCF) et Bastien Lachaud (LFI).

Une action en justice contre l'Etat ?

Autour d'eux s'est constitué un collectif comprenant des parlementaires, des représentants des collectivités locales, des personnalités politiques locales, des représentants syndicaux du patronat et des salariés. Les membres de ce collectif devraient tous signer cette mise en demeure, qui exigera une suspension du plan social prévu par General Electric et envisage la possibilité d'intenter "une action en justice contre l'Etat" si rien n'est fait pour faire respecter l'accord de 2014.

GE a annoncé fin mai son intention de supprimer environ 1.050 postes en France, dont presque 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs. Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort. Ce plan social "est la conséquence d'un projet beaucoup plus global, à l'échelle mondiale", qui "a touché 12.000 personnes dans le monde" et "malheureusement, aujourd'hui, on n'a pas de plan B", a déclaré le directeur des opérations industrielles pour l'Europe de GE Power, Patrick Maffeis, dans une interview publiée dimanche par l'Est Républicain.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.19
couvert
le 22/01 à 00h00
Vent
1.93 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
100 %