"Gilets Jaunes": Macron souhaite un "pacte social"

Publié le 26/11/2018 - 14:19
Mis à jour le 26/11/2018 - 14:19

Face à la fronde des « gilets jaunes », l’exécutif assure vouloir garder le cap de la transition écologique. Mais avec un « pacte social » d’accompagnement dont certaines mesures seront détaillées lundi en Conseil des ministres, et qu’Emmanuel Macron doit expliquer ce mardi 27 novembre 2018.

Pour l'heure, le président n'a pas directement répondu aux "gilets jaunes" qui ont mené samedi une deuxième grande journée de protestation contre la hausse des carburants et le manque de pouvoir d'achat. Comme le reste de l'exécutif, il a dénoncé les violences dont les images sur les Champs-Elysées ont fait le tour du monde, et jeté la "honte" sur ceux qui ont "agressé" les forces de l'ordre et "violenté d'autres citoyens".

Mais il l'a reconnu dimanche à Bruxelles : "Il n'y a pas de projet de société et il n'y a pas de projet politique - au niveau national et européen - si nous n'apportons pas une réponse claire à nos classes moyennes et à nos classes laborieuses". Or, "manifestement, on a loupé quelque chose dans l'explication de la taxe carbone", a déclaré le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin.

Vers un Acte 3 des "gilets jaunes"

De fait, même si la mobilisation dans la rue a faibli, ils étaient encore plus de 100.000 "gilets jaunes" à manifester samedi et certains ont déjà créé un évènement sur Facebook appelant à "un acte 3 Macron démissionne".

Le président veut, lui, renouer le dialogue et profiter de la présentation mardi de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) jusqu'en 2028, pour "redonner le cap pour ce qui est de la transition énergétique". Et il "va donner une nouvelle méthode pour que cette transition soit la plus juste possible", explique à l'AFP une porte-parole de l'Elysée.

Tour de France

Son idée : "construire un pacte social de la transition écologique" qui repose sur deux éléments : mobiliser les corps intermédiaires (associations, syndicats etc) et mobiliser directement les Français "par le biais d'un tour de France" pour associer les acteurs locaux, selon cette source. Pour réduire la pollution, certaines mesures d'accompagnement ont déjà été annoncées par le gouvernement, comme l'élargissement du chèque énergie pour aider les ménages modestes ou encore la super prime à la conversion.

D'autres dispositifs visant à favoriser les transports moins polluants devraient être détaillées dès lundi par la ministre des Transports Élisabeth Borne à l'occasion de sa présentation en Conseil des ministres de son projet de loi d'orientation pour la mobilité (LOM). L'objectif du texte est de réhabiliter les "transports du quotidien", négligés ces dernières années au bénéfice du "tout TGV" qui a "poussé au tout voiture beaucoup de nos concitoyens, laissés sans autres moyens de se déplacer", a-t-elle dit dimanche.

Initialement annoncée pour le printemps, la présentation du texte a été plusieurs fois retardée, notamment en raison de la réforme ferroviaire, et s'intègre désormais à la volonté du gouvernement de désenclaver la France dite "périphérique", terreau des "gilets jaunes". Les consultations voulues par M. Macron devraient permettre d'enrichir le texte d'ici son examen au Parlement en février, selon l'Elysée.

En attendant, le gouvernement a préféré exclure les péages urbains du projet de loi, faute de villes candidates et pour ne pas "accentuer les fractures entre territoires", a indiqué dimanche le ministère.

"Machin"

Emmanuel Macron compte aussi s'appuyer sur la création d'un "Haut Conseil pour le climat" qu'il installera officiellement mardi, a expliqué l'Elysée. Composés de 13 experts et scientifiques, il doit s'assurer que le cap de la dette carbone est bien tenu, selon cette source.

Laurence Tubiana, ex-négociatrice pour la France lors de la COP21, Pascal Canfin, directeur général de WWF France, et des personnalités du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) en font partie. Mais les "gilets jaunes", repris par l'opposition, criaient dès dimanche au scandale.

Les élites parisiennes "parlent de fin du monde quand nous, on parle de fin du mois", résumait un "gilet jaune", déplorant la surdité de l'exécutif face à ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois. La dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen, accusée par le gouvernement de récupération du mouvement, a appelé l'exécutif à répondre vraiment aux "gilets jaunes" "et pas par un espèce de machin écologique".

D'autres ont dénoncé un "énième comité" ou "comité Théodule" inutile qui, selon le directeur général Greenpeace France, Jean-François Julliard, ne permet pas de mettre en place des solutions déjà connues.

(AFP)

gilets jaunes

Les Gilets Jaunes de retour à Besançon

Ils sont toujours là et ils l’ont à nouveau chanté. Moins d’une semaine après le déconfinement, les Gilets Jaunes ont décidé de poursuivre leur mobilisation ce matin à Chalezeule et en début d’après-midi eu centre-ville de Besançon en soutien aux « premiers de corvée »

Entre 600 et 1.000 manifestants marchent pour le climat à Besançon. Des Gilets Jaunes aux Livres dans la Boucle

"appel à la mobilisation générale" • Entre 600 manifestants et 1.000 manifestants selon la CFDT étaient au rendre-vous de la marche d’Alternatiba ANV (action non violente) Cop 21 au départ du parc Micaud à Besançon. Direction la place Flore pour rejoindre les Gilets Jaunes avec un Die In (mourir sur place). La marche devrait rejoindre les Vaîtes vers 17h avec un village des alternatives en parallèle de la Guinguette des Vaîtes mais le rassemblement s’est scindé. Une centaine de gilets jaunes a décidé de se rendre au centre-ville pour rejoindre les « Livres dans le Boucle ». La majorité des marcheurs climatique se sont dirigés en direction des Vaites.

Départ de la présidente de l’UCB : “Un centre-ville ne fonctionne que s’il a des clients. C’est à nous de le faire vivre…”

Après un peu plus de deux ans passés à la tête de l’Union des Commerçants de Besançon (UCB), nous sommes revenus sur les temps forts de la présidence de Cécile Girardet ce mois de septembre 2019. Plus qu’un bilan, c’est aussi un «coup de gueule» que la présidente a souhaité pousser suite aux mobilisations des Gilets Jaunes…

Politique

Carte scolaire : le département du Doubs retenu pour une expérimentation nationale

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, a réagi dans un communiqué du 11 mai 2026 suite à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale concernant la sélection du département parmi les territoires pilotes d’une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire.

Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.45
nuageux
le 16/05 à 21h00
Vent
1.71 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
77 %

Sondage