Haute-Saône : les projets d’arrêtés annuels précisant les conditions de chasse 2021-2022 étudiés

Publié le 05/05/2021 - 17:14
Mis à jour le 05/05/2021 - 17:14

Fabienne Balussou, préfète de la Haute-Saône, a réuni mardi 4 mai les membres de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS). Cette réunion avait pour objectif de recueillir l’avis de la commission sur les projets d’arrêtés annuels précisant les conditions de chasse pour la saison 2021-2022 qui s’ouvrira pour certaines espèces dès le 1er juin.

Cette réunion intervient alors que le montant définitif des dégâts pour la campagne 2019-2020 atteint près d’1,3 millions d’euros et que les dégâts de sanglier sur prairie ce printemps ont fait l’objet d’une alerte forte. Fabienne Balussou a constaté leur impact sur les exploitations d’élevage lors d’un déplacement sur le terrain le 22 avril dernier, à l’invitation des représentants professionnels.

L’arrêté identifiant les communes "points noirs" renforcé

Le nombre de communes classées en points noirs passe ainsi de 6 à 12 et inclut notamment 5 communes du nord de la vallée du Breuchin. Le classement de ces dernières vise à "répondre aux difficultés spécifiquement liées aux dégâts sur prairie, à une échelle adaptée", indique la préfecture.

Le nombre de communes classées en "alerte" augmente également significativement. "L’ensemble de ces territoires sera tenu de prélever un pourcentage minimum de laies adultes dans une logique de réduction des populations (25 % pour les points noirs, 20 % pour les alertes)", est-il précisé dans un communiqué.

S’agissant toujours du sanglier, le plan de gestion rédigé par la Fédération départementale des chasseurs acte le passage au bracelet unique et la poursuite de la chasse au mois de février. La CDCFS aura à se prononcer sur l’éventuelle prolongation de la chasse au mois de mars 2022 au regard du déroulement de la prochaine saison.

La préfète appelle "le maintien d’un travail partenarial actif, propice à voir émerger des solutions efficaces dans la diminution des dégâts de gibier et la maîtrise de la population de sangliers". Elle souligne dans ce cadre "l’investissement des lieutenants de louveterie". Ils sont aujourd’hui mobilisés pour la protection des prairies et des cultures, à l’appui d’autorisation de tirs de nuit sur une quinzaine de communes.

La commission a également rendu un avis favorable au projet d’arrêté encadrant le minimum et maximum de prélèvement pour le cerf élaphe, dont les valeurs permettront une augmentation significative des attributions départementales à travers les plans de chasse individuels.

(Communiqué)

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