Inceste : les trois recommandations du rapport de la Ciivise

Publié le 27/10/2021 - 08:44
Mis à jour le 28/10/2021 - 09:47

La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) recommande notamment de suspendre l’exercice de l’autorité parentale et les droits de visite d’un parent poursuivi pour inceste pour “mieux protéger les enfants”, dans son premier avis rendu ce mercredi 27 octobre.

Après avoir reçu des centaines de témoignages de mères d’enfants victimes d’abus, la Ciivise formule trois recommandations.

Retirer l’excercice de l’autorité parentale et “sécuriser” l’enfant

Dès qu’une enquête est ouverte pour inceste, la commission recommande de “suspendre” les poursuites pénales pour “non-représentation d’enfant” contre un parent qui refuserait de laisser son enfant au parent soupçonné.

Beaucoup de femmes sont devant ce dilemme : respecter la loi et laisser son enfant passer du temps chez son père ou bien protéger son enfant et risquer d’être poursuivie. La mère qui veut protéger son enfant du père incestueux doit être protégée, pour la Ciivise.

Ensuite, si des poursuites pénales sont engagées contre un parent pour inceste, le droit de visite et d’hébergement doit être suspendu “de plein droit”, de même que “l’exercice de l’autorité parentale”. “On sécurise l’enfant”, explique à l’AFP le juge Édouard Durand, coprésident de la Ciivise.

Enfin, en cas de condamnation d’un parent pour viol ou agression sexuelle incestueux, l’exercice de l’autorité parentale doit lui être retiré automatiquement, selon la Ciivise.

“Proscrire le recours au pseudo ‘syndrome d’aliénation parentale’”

Depuis le début de ses travaux en mars, la Ciivise a reçu les “appels à l’aide” de centaines de mères dont l’enfant a révélé des violences sexuelles de la part de son père. Au lieu d’être entendues par les institutions, elles sont suspectées de manipuler leur enfant pour nuire à leur conjoint, le plus souvent dans le contexte d’une séparation.

Ainsi cette mère, citée dans l’avis, qui a quitté son mari après des violences conjugales. À quatre ans, sa fille révèle à des professionnels de santé et de l’Éducation nationale les violences sexuelles qui lui inflige son père. La mère dépose une plainte, classée sans suite. Un an après, la fillette refait les mêmes révélations à sa maîtresse. À sa mère elle confie “J’ai envie de mourir parce que c’est trop”. À la question “pourquoi?”, elle répond ”à cause de papa”. Le juge pour enfants confie la fillette à l’aide sociale à l’enfance. Le père a obtenu trois heures de visite tous les quinze jours, la mère ne peut la voir que 45 minutes, avec un médiateur.

“Une immense majorité des témoignages qui nous ont été transmis font état de ce même mécanisme : en dépit des révélations de l’enfant, ce n’est pas le père qui est mis en cause, mais la mère, accusée de manipuler son enfant”, observe la Commission.

Selon le témoignage d’une autre mère, un garçon de cinq ans dit à une psychologue: “papa m’a fait des chatouilles dans les fesses le soir, je suis triste, très très triste”. La psychologue lui répond : “c’est ta maman qui t’a dit de dire ça?”

La “suspicion systématique” des professionnels à l’égard des mères est un “obstacle majeur” à la protection des enfants victimes, selon la Commission “Inceste”. Elle “appelle l’ensemble des professionnels à proscrire le recours au pseudo ‘syndrome d’aliénation parentale’”, un concept non scientifique et controversé, qui prétend que la mère manipule l’enfant pour qu’il refuse de voir l’autre parent.

“Il faut trouver ces enfants”

Le risque n’est pas d’inventer des violences mais de ne pas protéger des victimes, note la Ciivise, qui appelle à “croire l’enfant” et relève que “les études scientifiques montrent que les fausses dénonciations de maltraitance sont marginales dans un contexte de séparation parentale”.

Chaque année, 22.000 enfants subissent des violences sexuelles de la part de leur père, selon la Ciivise. Pourtant en 2020, seules 1697 personnes ont été poursuivies pour viol incestueux sur mineur ou agressions sexuelles sur mineur.

“Il faut trouver ces enfants. On ne peut pas savoir que 22.000 enfants sont concernés et, quand on en a un sous les yeux, dire : ‘c’est pas le bon’”, commente le juge Durand. “Nous écoutons des adultes qui, à 40 ou 70 ans, expriment les souffrances que leur a causées l’inceste. Les enfants victimes, on doit les croire aujourd’hui, pas attendre qu’ils aient 40 ans”.

(AFP)

Société

Le Doubs face à la montée du risque de feux de forêt : le SDIS 25 renforce sa préparation

Alors que le risque d’incendie de forêt progresse sur le territoire national, le Doubs adapte son dispositif de prévention et d’intervention. Réunis ce mercredi 29 juillet 2026 au Centre d’incendie et de secours du Sdis 25 à l’occasion d’une conférence de presse, les représentants de l’État et du service départemental d’incendie et de secours ont présenté les évolutions engagées pour répondre à une menace désormais plus présente dans un département historiquement peu exposé.

À Autoreille, des ateliers pour découvrir l’équithérapie

Le mercredi 29 juillet 2026 marquera la première Journée internationale de la médiation équine (#EASDay), une initiative portée par HETI – Horses in Education and Therapy International, en collaboration avec les professionnels de la médiation équine. À cette occasion, Sonia Jelsch, équithérapeute installée à Autoreille, en Haute-Saône, organise des ateliers de découverte de l’équithérapie destinés au grand public au mois de septembre.

Méga-incendies : 11 sapeurs-pompiers du Doubs et 3 engins partent en renfort dans le sud-ouest de la France

Un détachement du Service départemental d'incendie et de secours du Doubs quittera le département ce mardi 28 juillet 2026 dans la soirée afin de renforcer les moyens engagés au profit de la zone de défense Sud, confrontée à d'importants feux de forêt. Cette mobilisation s'inscrit dans le cadre du dispositif national de solidarité entre services d'incendie et de secours.

Massifs fleuris à Besançon et pollinisation des abeilles : une publication de la Ville suscite une vague de réactions

Dans une publication diffusée sur Facebook lundi 27 juillet 2026, la Ville de Besançon défend ses massifs fleuris malgré les épisodes de fortes chaleurs et de sécheresse en affirmant notamment que ces plantations "jouent un rôle essentiel pour les pollinisateurs". Ce message a suscité de nombreuses réactions sur le réseau social.

Quand chaque récolte compte : la cueillette solidaire reprend dans le Haut-Doubs

La Marmite Solidaire relance en 2026 son opération de cueillette solidaire dans le Haut-Doubs. L’objectif : récupérer les fruits et légumes qui resteraient inutilisés dans les jardins, vergers et forêts du territoire afin de les transformer en ressources alimentaires destinées aux personnes en situation de fragilité.

Allumer un feu dans la forêt ou dans un parc à Besançon : combien cela peut-il vous coûter ?

Alors que plusieurs incendies d'ampleur ravagent actuellement la Gironde et les Landes, mobilisant des milliers de sapeurs-pompiers et entraînant des évacuations inédites de population, les autorités rappellent que la très grande majorité des départs de feu est liée à l'activité humaine. Selon le ministère de la Transition écologique, neuf feux de forêt sur dix sont d'origine humaine, qu'ils soient accidentels ou volontaires.

Sondage – Face aux méga-incendies dans le sud de la France, vous sentez-vous plus menacé par le risque d’incendie dans votre région ?

Les méga-incendies qui ravagent actuellement le sud de la France suscitent une vive émotion et rappellent que le risque de feu gagne du terrain et peut survenir dans de nombreux secteurs. Vous sentez-vous plus menacé par le risque d’incendie dans votre région ? C'est notre sondage de la semaine.

Fumer en voiture : que dit la réglementation ?

Sur la route des vacances, notamment lors des longs trajets ou dans les embouteillages, certains conducteurs ou passagers fumeurs peuvent être tentés d’allumer une cigarette dans l’habitacle pour patienter. La réglementation française encadre la consommation de tabac dans les véhicules, notamment lorsque des enfants sont présents à bord. Si fumer en voiture reste autorisé dans certaines situations, des restrictions s’appliquent afin de protéger les mineurs.

Quel est le poids du secteur hôtels, cafés et restaurants en Bourgogne-Franche-Comté ?

Les Urssaf Bourgogne et Franche-Comté ont annoncé, mi juillet 2026, la publication d’un nouveau format d’analyse statistique consacré aux hôtels, cafés et restaurants (HCR) en Bourgogne–Franche-Comté. Cette première édition s’adresse aux acteurs économiques, aux décideurs et aux partenaires institutionnels de la région.

Loi anti fast-fashion : ce qui change pour la vente de vêtements et les consommateurs dès 2026

La loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie du textile, publiée le 8 juillet 2026, introduit de nouvelles règles destinées à encadrer les pratiques de la mode ultra-express. Son objectif est de limiter les effets environnementaux de ce modèle économique, d’encourager une consommation plus responsable et de renforcer les obligations des producteurs, notamment en matière de publicité et d’information des consommateurs. Des décrets d’application sont attendus afin de préciser certaines mesures.

”Le premier truc qui te vient à l’esprit, c’est le chaos” : témoignage d’un Bisontin pris dans l’incendie de Biscarrosse

Depuis jeudi 23 juillet, en début d'après-midi, Biscarrosse est l'une des communes françaises les plus touchées par les incendies. Ce vendredi à 17 heures, 18 000 personnes avaient été évacuées. Mathieu M., un Bisontin en vacances en famille sur place, raconte les heures qui ont suivi le départ du feu.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.53
ciel dégagé
le 30/07 à 02h00
Vent
2 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
60 %

Sondage