La rentrée sociale commencera-t-elle mardi dans la rue ?

Publié le 08/10/2018 - 14:31
Mis à jour le 08/10/2018 - 14:31

les manifestations dans la région • La rentrée sociale commencera-t-elle mardi dans la rue ? La CGT, FO et Solidaires ont appelé à un mouvement interprofessionnel pour protester contre la politique « idéologique » du gouvernement et « la casse des droits collectifs » alors que l’exécutif traverse actuellement une mauvaise passe. En Bourgogne-Franche-Comté, treize rassemblement sont organisés.

Cette date du 9 octobre 2018 avait préalablement été choisie par neuf organisations de retraités pour protester contre la revalorisation de leurs pensions, jugées trop faible, une mesure qui touchera des personnes déjà mises à contribution l'année dernière avec l'augmentation de la CSG.

En Franche-Comté, voici les principales manifestations recensées par la CGT

  • BESANÇON : Manifestation 10 H 30 – Place de la révolution
  • MONTBÉLIARD : Manifestation 14 H 00 – Champ de foire
  • BELFORT : Manifestation 10 H 00 – Maison du Peuple
  • DELLE : Manifestation 8 H 30 devant La Poste
  • LURE : 10 H 00 à 14 H 00 – Manifestation devant le centre des finances publiques – Rue de Bourdieu
  • LURE : 10 H 00 à 12 H 00 – Les retraités se rassemblent devant la Sécurité Sociale dans le même temps iront déposer une pétition à la direction de la poste contre la fermeture du bureau de poste de Vaivre, puis iront en audience auprès de la députée LREM.
  • NOIDANS LES VESOUL : 7 H 30 à 14 H 00 – Barrage filtrant rond-point du Leclerc express
  • AUXERRE : Manifestation 13 H 30 – Place de l’Arquebuse
  • SENS : Manifestation 10 H 00 – lieu à préciser
  • NEVERS : Manifestation 15 H 00 – Esplanade du Palais Ducal
  • MONTCEAU-LES-MINES : 15 H 00 – devant la mairie
  • CHALON SUR SAONE : 14 H 30 – maison des syndicats
  • MACON : 14 H 00 – devant la mairie

Au niveau des transports, seul le trafic des bus du réseau urbain Ginko de Besançon sera perturbé. Aucune perturbation n'est pour l'heure prévue sur le trafic des trains en Bourgogne-Franche-Comté

Un an après les ordonnances réformant le droit du travail, passées comme une lettre à la poste, et quelques mois après la réforme de la SNCF, le contexte est moins favorable pour l'exécutif.

Sur le fond, les mesures des plans pauvreté et santé présentées en septembre par Emmanuel Macron n'ont pas apaisé les mécontentements. Sur la forme, le président de la République a vu deux poids-lourds du gouvernement, Nicolas Hulot et Gérard Collomb, quitter le navire dans le fracas et la confusion.

Depuis son arrivée à la tête de Force Ouvrière fin avril, Pascal Pavageau, n'a pas de mots assez durs à l'endroit d'un gouvernement qu'il accuse de jeter aux orties "le modèle social", la sécu et le statut de la fonction publique en particulier, au profit d'un "grand marché concurrentiel". "C'est la jungle: +débrouillez-vous tous seuls ! Demerden Sie sich !+, mais dans la jungle tout le monde ne peut pas être un lion !", a-t-il coutume d'affirmer.

FO a néanmoins accepté d'aller négocier une nouvelle réforme de l'assurance chômage, chantier rouvert cet été à la surprise générale par le président de la République.

Économies sur l'assurance chômage

Pour renouer le dialogue avec des syndicats qui se plaignaient d'être contournés depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron avait reçu en juillet, ensemble, les partenaires sociaux dont le président du Medef fraîchement désigné, Geoffroy Roux de Bézieux.

Il y a deux semaines, la plupart des organisations syndicales sont ressorties assommées d'une réunion au ministère du Travail où elles ont appris que le montant des économies demandées dans le cadre de la nouvelle réforme de l'assurance chômage étaient de 3 et 3,9 milliards d'euros sur cinq ans.

"Le gouvernement, et surtout le Président de la République, opposent toujours les catégories entre elles : les retraités sont des privilégiés parce que soit disant ils seraient payés à rien faire, les chômeurs seraient des feignants", a déploré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez samedi sur France Inter.

Il a critiqué l'obligation faite aux syndicats et au patronat d'"économiser 4 milliards sur le dos des chômeurs". "C'est le principe de M. Macron, on a le droit de discuter du moment qu'on arrive à l'objectif que lui s'est fixé, c'est pas du dialogue ça", a-t-il fustigé.

CGT et FO s'étaient déjà affichés ensemble en juin, pour la première fois depuis les manifestations contre la loi El Khomri en 2016. Cette mobilisation était restée très modeste. A Paris, la CGT avait comptabilisé 15.000 manifestants, la police 2.900.

Les étudiants de l'Unef et les lycéens de l'UNL seront aussi au rendez-vous mardi. Le défilé parisien partira à 14H00 de Montparnasse vers la Place d'Italie.

Dans les transports, des appels à la grève ont été lancés à la SNCF et à la RATP par la CGT, SUD et FO, alors que le patron de la SNCF Guillaume Pépy vient de repasser à l'offensive sur le statut des cheminots, ce qui a fait bondir les syndicats.

Pour Solidaires, il s'agit de dénoncer "les conséquences des politiques patronales et du gouvernement": malaise dans les hôpitaux psychiatriques, retraités en colère, mais aussi salariés du privé des magasins New-Look et Mac Donald's etc.

Les syndicats ont aussi en ligne de mire les élections professionnelles de la fin de l'année dans la fonction publique et scrutent un autre chantier risqué : la réforme des retraites. Une multilatérale aura lieu mercredi, au lendemain de la mobilisation.

Social

“Le secteur est en crise” : les travailleurs du médico-social tirent la sonnette d’alarme à Besançon

Une mobilisation du secteur médico-social s’est tenue ce mardi 26 mai 2026 à Besançon. L’intersyndicale du secteur a fait appel à la mobilisation et à la grève pour une revendication portant sur les moyens financiers et humains. Les différents syndicats ont donné rendez-vous à l’Esplanade des Droits de l’Homme à 11 heures pour débuter la marche.

Nouvelle mobilisation des professionnels du médico-social le 26 mai à Besançon

Une nouvelle mobilisation du secteur social médico-social est prévu le 26 mai 2026. À Besançon, les organisations CFDT Santé-Sociaux, CFE-CGC ADDSEA, CGT Social Médico-Social, CGT Conseil Départemental du Doubs, FO Action Sociale, SUD Santé-Sociaux et le Comité de lutte du médico-social ont appelé à la grève et à la mobilisation pour les salaires avec un rassemblement prévu à 11 heures sur l’Esplanade des Droits de l’Homme.

L’Université Marie et Louis Pasteur s’oppose à la généralisation des droits différenciés pour les étudiants étrangers

Le conseil d’administration de l’Université Marie et Louis Pasteur, réuni le 19 mai 2026, a adopté une motion portant sur la politique de droits d’inscription appliquée aux étudiants extracommunautaires et sur les évolutions réglementaires envisagées au niveau national.

Vacances pour tous : le Secours populaire lance sa campagne 2026 en Bourgogne Franche-Comté

Le conseil de région Bourgogne-Franche-Comté du Secours populaire français annonce le lancement de sa campagne vacances 2026. À cette occasion, une "Journée Bonheur" sera organisée pour les familles accompagnées par l’association, le samedi 30 mai 2026, en partenariat avec le site de Guédelon, dans l’Yonne.

Gérontologie : un préavis de grève déposé sur le site de Bellevaux pour plusieurs jours

Les syndicats FO Bellevaux et UNSA Santé et Sociaux public et privé du CHU de Besançon – site de Bellevaux ont déposé un préavis de grève dans un courrier adressé au directeur général de l’établissement. Ce mouvement social concerne l’ensemble des personnels du site et s’étend sur plusieurs journées prévues entre avril et mai 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.99
légère pluie
le 31/05 à 18h00
Vent
1.2 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
88 %

Sondage