L’Assemblée refuse le repas à 1€ pour tous les étudiants à une voix

Publié le 10/02/2023 - 16:51
Mis à jour le 11/02/2023 - 17:36

La proposition de loi des socialistes a fait l’objet d’un vote très serré le jeudi 9 février 2023 à l’Assemblée nationale, mais le « non » de la majorité présidentielle et de sept LR en a eu raison. Les députés du Doubs Eric Alauzet, Laurent Croizier et Nicolas Paquot font parties des députés ayant voté contre

 ©
©

Alors qu'à Besançon, des étudiants s'organisent pour trouver des moyens de lutter contre l'inflation en proposant une distribution gratuite de dons alimentaires, les députés ont finalement voté non sur la question du repas à un euro pour tous les étudiants.

"Je suis déçue", avoue la députée socialiste Fatiha Keloua-Hachi, qui portait dans l'hémicycle le texte visant à ouvrir à tous les étudiants l'accès à un repas à un euro. "À une voix près, le repas universel à un euro était inscrit dans la loi, mais c'est surtout les étudiants qui vont être déçus aujourd'hui", a déploré la socialiste, dont le groupe tenait jeudi 9 février sa niche parlementaire. L'Assemblée a rejeté la proposition de loi d'extrême justesse, puisqu'une seule voix a manqué pour son adoption. Le camp présidentiel, hostile à cette mesure, a battu in extremis le rappel des troupes pour le vote final. Sept députés LR ont également voté contre (quatre se sont abstenus).

L'accès à des repas à un euro est en ce moment réservé dans les restaurants universitaires aux étudiants boursiers ou en situation de précarité. "Les députés Renaissance et LR ont rejeté notre proposition pour […] le repas à un euro pour tous les étudiants. Pour que tous les étudiants puissent manger à leur faim. Le combat continue", a réagi dans un tweet le président du groupe Boris Vallaud. Le texte soutenu par toute la gauche, avait aussi reçu l'appui des députés du Rassemblement national.

Une mesure jugée "injuste" par les députés macronistes

Des premiers votes victorieux sur des amendements laissaient entrevoir une possible victoire socialiste, avant que le camp présidentiel ne mobilise des députés pour le vote final. Les députés macronistes ont combattu une mesure jugée "injuste", insistant sur le fait qu'elle aurait bénéficié aussi à des étudiants de milieux aisés. La députée Anne Brugnera (Renaissance) a épinglé une mesure "démagogique". "Grâce à vous, les enfants de votre ami Bernard Arnault pourront aller au Crous et ne payer qu'un euro", a renchéri son collègue Sylvain Maillard.

Alexandre Portier (LR) avait plaidé de son côté pour qu'un accès au tarif de 1 euro soit conditionné à un engagement de "travailler deux heures par semaine au service d'une collectivité locale". La ministre de l'Enseignement supérieur Sylvie Retailleau a plaidé contre la mesure, dont elle a estimé le coût à au moins "90 millions d'euros". Elle a souligné l'existence de tarifications sociales des repas pour "les étudiants en difficulté".

Les députés du Doubs ont eux aussi voté "contre"

Interpellé sur son choix de vote sur Twitter, le député de la première circonscription du Doubs Laurent Croizier, s'est justifié en avançant qu'une "universalité du tarif à 1€ n'a pas de sens". Le député a ajouté préférer aider "ceux qui en ont besoin".

Fo appelle les étudiants à "se révolter"

L’Union Départementale FO du Doubs déplore ce vote et "condamne fermement ces comportements ignobles" dans un communiqué, "mais quelle honte de voir cette horde de députés applaudir et se réjouir du vote du rejet de cette une loi qui va engendrer la faim et la misère parmi les étudiants."

Le syndicat appelle tous les étudiants à "se révolter contre ces ignominies" et à le rejoindre "dans la lutte et notamment celle de la réforme des retraites !"

Info + 

  • Le repas à 1 euro avait été provisoirement élargi à tous les étudiants en 2021, pendant la pandémie de Covid-19.

(avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.66
couvert
le 22/01 à 00h00
Vent
1.93 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
85 %