Législatives 2022 : les candidats de la majorité présidentielle ne lâchent rien

Publié le 17/06/2022 - 16:11
Mis à jour le 17/06/2022 - 19:24

Dans les deux premières circonscriptions du Doubs, Laurent Croizier (Modem) et Éric Alauzet (Renaissance), les deux candidats "Ensemble !" de la majorité présidentielle, battent la campagne pour chercher les électeurs et convaincre. Tous deux brandissent le risque des dangers de "l''extrême gauche".

Alors que le (nouvelle union populaire écologique et sociale) a rassemblé 300 personnes à Micropolis afin de concrétiser l'élan du premier tour, les deux candidats Ensemble refus de parler de la "dynamique Nupes" du premier tour. "Cela s'est joué à une dizaine de voix dans chaque bureau de vote…" tempère Laurent Croizier. "Ils ont perdu, par rapport à la présidentielle, il y a une différence de 4,5%, mon objectif était de le combler, je l’ai quasiment comblé puisque maintenant on est à touche-touche" indique pour sa part Éric Alauzet.

Rappel

Séverine Vézies (LFI – Nupes) a enregistré 29,78 % des suffrages, avec 1.100 voix d'écart face à Laurent Croizier (MoDem - Ensemble ! majorité présidentielle) qui a totalisé 26,75%

Stéphane Ravacley (EELV – Nupes), a pour sa part devancé de 465 voix (32,51%) le député sortant Éric Alauzet (Renaissance - Ensemble ! majorité présidentielle) à 31,36%.

Sur le terrain, les deux candidats ne cessent de battre le pavé, souhaitent convaincre les abstentionnistes, leurs électeurs naturels "républicains et démocrates "qui ne se sont pas déplacés aux urnes.

Pas de grand meeting pour les deux candidats qui disent préférer aller convaincre plutôt "que de parler à des convaincus…" tout en comparant les programmes.

"Le programme de Mme Véziès est dangereux et complètement dingue" estime le Modem Laurent Croizier. "Des dépenses qui explosent, c'est une augmentation massive d'impôts. Travailler moins pour gagner plus, ça n'existe pas. Sans parler de la légalisation d'une drogue qui s'appelle le cannabis, le désarmement de nos policiers, la désobéissance et donc la sortie de l'Union européenne…C'est un projet d'extrême gauche ! Ce type de proposition n'a jamais fonctionné dans aucun pays au monde !" assène-t-il en appelant les modérés de gauche comme de droite à se tourner vers "la seule candidature d'ordre de progrès de souveraineté et qui défend les valeurs de la république."

Le candidat met d'ailleurs en avant le soutien apporté cette semaine par la présidente du Département Christine Bouquin et celui, à peine masqué, de Michel Vienet, le candidat LR qui a appelé à ne donner "aucune voix" à Mme Véziès.

"Je serai un député qui cherchera des solutions quand Mme Véziès restera dans l'outrance et la démagogie absolue" conclut-il en assurant que le Modem saura peser à l'Assemblée pour apporter les amendements nécessaires.

Europe et Écologie

Face au boulanger Stéphane Ravacley, investi par EELV pour la Nupes dans la 2e circonscription du Doubs, Éric Alauzet met en avant les résultats. "Nous avons réduit de 9,4% à 7,4% le taux de chômage. L’objectif c’est 5,5% et on serait dans quasi le plein emploi et ça change tout pour les personnes, ça change tout parce que ça veut dire plus de cotisations pour la protection sociale, pour améliorer l’hôpital, avoir un âge de la retraite moins éloigné. C’est vraiment le fil rouge…"

Autre sujet qui lui tient à cœur, l'Europe. Un sujet transverse selon le député sortant. "Il faut, à l’échelle européenne, être les plus autonomes possibles pour se nourrir et pour se chauffer, s’éclairer, se déplacer. On le constate à l’occasion des différentes crises, dont celle de l’Ukraine. Et ce sujet est très lié à l’écologie qui est pour moi le cœur de mon engagement de toujours, c’est mon ADN et je pense que le président de la République aura besoin de mon type de profil pour l’ambition qu’il a affichée dans son discours lors de Marseille pour l’écologie."

circo2501

Dans le Jura, Les Républicains gardent la main

Résultats • Dans le département du Jura, Les Républicains ont conservé dimanche leurs deux sièges de députés et la majorité présidentielle a préservé le sien, alors que la Nupes, qualifiée dans les trois circonscriptions, n'est pas parvenue à transformer l'essai.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

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