Les députés votent le plan de relance, parasité par la crise sanitaire

Publié le 27/10/2020 - 18:00
Mis à jour le 27/10/2020 - 17:03

Alors que les perspectives sanitaires et économiques ne cessent de s’assombrir, l’Assemblée nationale a voté dans la nuit de lundi 26 à mardi 27 octobre 2020 les milliards d’euros du plan de relance, censés permettre à la France de rebondir face à la récession.

© dp  ©
© dp ©

Le texte a été adopté à main levée avec le soutien de la droite LR. Un vote solennel de l'ensemble du budget est prévu le 17 novembre, avant son examen au Sénat, puis une adoption définitive par le Parlement au plus tard le 18 décembre. Mais ce débat est phagocyté par la dégradation de la situation sanitaire. "On ne parle que crise sanitaire et pas plan de relance", déplore un député LREM.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a confirmé dans l'hémicycle une "croissance négative au quatrième trimestre 2020". Et "si de nouvelles mesures sanitaires devaient être prises dans les jours qui viennent, nous proposerons d'augmenter les crédits de soutien à notre économie", en "décembre", pour la "deuxième lecture" du projet de budget, a-t-il promis.

Un plan sur trois piliers...

Sur les 100 milliards d'euros annoncés de 2020 à 2022, la mission "plan de relance" vise à débloquer 22 milliards de crédits en 2021, autour de trois "piliers": "écologie", "compétitivité" et "cohésion des territoires".

D'autres investissements figurent ailleurs, comme la revalorisation des carrières hospitalières, intégrée dans le budget de la Sécurité sociale, ou la baisse de 10 milliards des impôts de production des entreprises, votée en première partie de ce projet de loi de finances 2021.

"Le grand défi, c'est de déployer les crédits. (...) Et dès les six premiers mois", insiste le rapporteur du budget Laurent Saint-Martin (LREM). Les députés ont voté la mise en place d'un comité de suivi de l'exécution de ce budget relance. Bruno Le Maire a fixé "l'objectif de décaisser 10 milliards d'euros en 2020 et 42 milliards d'euros en 2021" pour dépenser "la moitié des fonds du plan de relance dans les 15 mois qui viennent".

Ce sont "des sommes tout à fait gigantesques", mais aussi "un outil de communication du gouvernement", a relevé, à droite, Eric Woerth (LR), co-rapporteur de cette mission budgétaire spécifique. "Plusieurs mesures n'ont aucun lien avec la relance", a-t-il regretté, citant des crédits pour le développement des "jardins partagés".

Parmi les mesures phares, les nouveaux crédits accordés à la rénovation énergétique des bâtiments: près de 3 milliards d'euros en 2021, dont 1,6 milliard pour les bâtiments publics. En faveur des énergies propres, 205 millions d'euros de crédits sont fléchés en 2021 vers le développement de la "filière hydrogène vert", régulièrement mise en avant par le gouvernement.

"Artifice"

Dans son volet compétitivité, le plan, marqué par la crise sanitaire et les difficultés d'approvisionnement en masques ou principes actifs de médicaments, insiste sur les "relocalisations". Avec 240 millions d'euros en 2021 pour "sécuriser des approvisionnements critiques" et 205 millions pour la relocalisation de projets industriels. Pour le volet cohésion, toujours en 2021, 5 milliards d'euros visent la "sauvegarde de l'emploi" (chômage partiel, formation) et 4 milliards sont à destination des "jeunes", notamment pour leur entrée dans la vie professionnelle.

Malgré des "avancées", Charles de Courson (Libertés et Territoires) a regretté "l'artifice" d'un plan de "soi-disant 100 milliards", grâce à un "mélange de chiffres", sur deux ans. Et il juge insuffisant le "soutien aux plus précaires", au surlendemain d'annonces du gouvernement contre la pauvreté. Jean-Luc Mélenchon (LFI) a fustigé un "saupoudrage", "sans aucune conditionnalité sociale ni écologique" pour les entreprises aidées par ce plan de relance.

Cette discussion sur les contreparties a fait débat jusque dans la majorité. Finalement, les "marcheurs" ont voté un amendement demandant aux entreprises de plus de 50 salariés "d'améliorer leur performance extra-financière en matière écologique, de parité et de gouvernance", avec des indicateurs, dont "un bilan d'émission de gaz à effet de serre".

Le député à la sensibilité écologiste Matthieu Orphelin a dénoncé sur Twitter des "contreparties imaginaires" et la socialiste Christine Pires Beaune un "amendement gadget pour calmer la grogne" interne à la majorité. A l'inverse, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) s'oppose à cette "nouvelle contrainte", "alors que de très nombreuses entreprises luttent actuellement pour leur survie".

Pour financer cette relance, le gouvernement insiste sur les 40 milliards d'euros de l'Union européenne obtenus grâce à l'accord de juillet. Pour le reste, le pays devra encore s'endetter dans la logique du "quoi qu'il en coûte", défendue par le président Emmanuel Macron dès le 12 mars

(Source AFP)

Economie

On a testé pour vous les trois nouvelles infusions de la Maison laGrange à Marnay

Depuis mars 2026, la maison laGrange enrichit sa gamme avec trois nouvelles infusions bio aux fèves de cacao : Au goûter de Louis, L’Orangette et Îles Bounty. Curieuses de découvrir ces nouvelles créations, nos trois journalistes amatrices de thés et d’infusions, Élodie, Hélène et Alexane, les ont testées pour vous.

À Besançon, le ministre chargé de l’Industrie plaide pour une accélération des grands projets industriels

Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, était de passage ce lundi 15 juin 2026 à Besançon. Sa visite à la préfecture du Doubs a consisté à présider une table ronde consacrée au suivi et à l'accélération des projets industriels en Bourgogne Franche-Comté. Un point presse a eu lieu à l’issue de celle-ci.

Talents BGE 2026 : huit entrepreneurs récompensés à Vesoul

Organisé par l’association d’aide à la création d’entreprise BGE Franche-Comté, le concours Talents BGE récompense chaque année des créateurs et repreneurs d'entreprise accompagnés par le réseau. Artisanat, commerce, services, tourisme ou encore innovation : les jurys ont distingué huit entrepreneurs de Bourgogne-Franche-Comté lors de la finale régionale organisée le 8 juin 2026 à Vesoul.

Offre d’emploi – Le promoteur immobilier SMCI recherche un(e) commercial(e) à Besançon

Dans le cadre de son développement, SMCI, promoteur immobilier installé à Besançon depuis 1936, présent sur les régions Franche-Comté Bourgogne, Rhône-Alpes et Ile de France recherche pour son agence de Besançon Un ou Une Commercial (e) VEFA.
Spécialiste de l’immobilier, le Groupe SMCI intervient dans la construction d’immeubles neufs résidentiels et tertiaires et la réhabilitation de bâtiments anciens. Le Groupe dispose également d’une filiale dédiée à la location-gestion locative, le syndic de copropriété et la transaction.

La Ville de Besançon recrute un Agent Technique de Surveillance d’Accueil et de Maintenance (ATSAM) (H/F)

Offre d'emploi • La Ville de Besançon recrute un agent technique de surveillance, d’accueil et de maintenance pour rejoindre la Direction des Sports. Au cœur du fonctionnement des équipements sportifs municipaux, vous contribuerez à leur entretien, à la sécurité des usagers et au bon déroulement des activités sportives et événementielles.

Nouveaux associés, Fête de la musique et bière en vrac : Bières et caetera poursuit son développement à Besançon

QUOI DE 9 ? • Créée en 2020 au moment de la réouverture des bars après le confinement, l’enseigne bisontine Bières et caetera continue d’évoluer. Nouveaux associés, ambitions de déménagement, événements musicaux pour la Fête de la musique et développement de la bière en vrac : le bar spécialisé dans la bière artisanale entend poursuivre sa croissance tout en conservant son identité conviviale au cœur de Besançon…

Le prix de référence du gaz augmente de 7,4% au 1er juillet pour une majorité d’abonnés français

Le prix de référence du gaz va augmenter de 7,4% en juillet pour une majorité de ménages français qui verront leur facture s'élever en moyenne de 2,7 euros TTC, en partie en raison des perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mercredi 10 juin 2026 la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Industrie, nature et jeunesse réunies pour la Journée mondiale de l’Environnement à Voray-sur-l’Ognon

À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement 2026, IMASONIC, entreprise basée à Voray-sur-l’Ognon en Haute-Saône, a organisé le vendredi 5 juin 2026 un événement dédié à la biodiversité et à la mobilisation des jeunes autour des enjeux environnementaux et industriels.

Une enseigne Noz arrive à Chateaufarine

L’enseigne Noz, spécialisée dans le déstockage ouvre un deuxième magasin à Besançon à partir du 23 juin 2026. Ce nouveau point de vente est implanté rue André Chénier, dans la zone commerciale de Chateaufarine, à proximité de Decathlon. Le magasin dispose de plus de 690 m² dédiés aux bonnes affaires et vient renforcer la présence de l’enseigne dans l’agglomération bisontine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.54
ciel dégagé
le 18/06 à 00h00
Vent
1.59 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
83 %

Sondage