Macron veut protéger les agriculteurs

Publié le 21/02/2020 - 08:07
Mis à jour le 21/02/2020 - 08:07

Dans un entretien à la presse quotidienne régionale et à la veille de l’ouverture du salon de e l’Agriculture qu’il inaugurera, Emmanuel Macron déclare soutenir les agriculteurs et qu’il « ne tolérera aucune violence » à leur encontre. Occasion pour lui de faire le point sur l’interdiction du glyphosate en 2021 et d’aborder les premiers effets de la loi Alimentation. 

"Nous sentons aujourd'hui une tension forte dans la société et il faut à la fois protéger les agriculteurs contre les stigmatisations dont ils sont l'objet et réussir la transformation du modèle agricole", affirme le président de la République dans plusieurs journaux de la PQR (Ouest France, Voix du Nord, groupe EBRA...). "Les tensions, on les sent sur l'élevage et le bien-être animal, sur l'agriculture et l'utilisation des pesticides. Je ne tolérerai aucune violence à l'encontre des agriculteurs"

Interrogations autour du  glyphosate

Concernant le glyphosate, dont l'interdiction en 2021 inquiète le monde agricole, le chef de l'État réaffirme que cet objectif "ne sera pas tenable sur la totalité des exploitations". Il avait déjà déclaré en janvier 2019 que la France ne parviendrait pas à se passer "à 100%" du glyphosate en trois ans. 

"J'ai toujours indiqué que nous ne laisserions pas les agriculteurs sans solutions. Le gouvernement a saisi l'Anses et l'Inra pour identifier les alternatives viables et pour organiser une sortie du glyphosate sur des bases objectives" a rappelé le chef de l'État en annonçant  une aide de 25 millions d'euros pour compenser une partie des pertes de récolte liées à la mise en place des "zones de non-traitement" par les pesticides.

Loi Alimentation

Le président a également affirmé que la loi Alimentation, qui promet de rémunérer les agriculteurs en fonction de leurs coûts de production, "commence à produire des effets. La clé de tout ça, c'est bâtir des indicateurs puis organiser le dialogue dans la filière. Cela suppose aussi que tous les acteurs de la chaîne soient responsables. Je salue Lidl par exemple, qui contractualise, donne du prix et de la visibilité". 

"Ce ne sont pas des tendres, moi non plus, ça tombe bien…" Emmanuel Macron

"Nous avons multiplié les contrôles. Résultat : quatre millions d'euros d'amendes ont été prononcées envers les distributeurs pour non-respect des règles. Nous avons assigné Leclerc. La grande difficulté que nous rencontrons, ce sont ceux qui essayent de contourner la loi avec leurs centrales d'achats en Belgique ou ailleurs. Ce ne sont pas des tendres, moi non plus, ça tombe bien…"

(Avec AFP)

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