Maltraitance animale : la proposition de loi adoptée par le Parlement

Publié le 18/11/2021 - 15:14
Mis à jour le 18/11/2021 - 15:14

le Parlement a adopté définitivement la proposition de loi de lutte contre la maltraitance animale avec 332 voix pour, une voix contre et dix abstentions, jeudi 18 novembre 2021.

 © Helgaka/Pixabay
© Helgaka/Pixabay

Cette loi est l’un des gros projets portés par la majorité présidentielle ces derniers mois et a été comme un gros progrès par les associations de défense des droits des animaux. Ce texte vise l’interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums, la fin de la vente de chiots et chatons en animalerie, et des peines durcies pour sévices ou abandon. Il s’agit de "conforter le lien entre les animaux et les hommes", dans la lignée des législations sur les animaux depuis 1850.

La majorité LREM-Agir vante une nouvelle "étape historique du combat pour la cause animale", à l’unisson des associations de protection. Le Parti animaliste applaudit aussi, même s’il aurait souhaité aller plus loin. "L’attente sociétale est grande", a relevé, jeudi, Marie-Christine Chauvin pour le groupe LR qui domine le Sénat. "La condition animale n’est ni une lubie d’urbains en mal de nature ni une mode passagère, mais un sujet auquel un nombre croissant de Français sont sensibles" et "irréversiblement politique", avait encore clamé, mardi, le coauteur de la proposition de loi, Loïc Dombreval (LREM), vétérinaire de profession, lors de sa dernière adoption à l’Assemblée. Ce très large consensus dans les deux chambres a été obtenu moyennant la mise à l’écart de plusieurs sujets de fâcherie.

La proposition de loi ne s’attaque pas à "la maltraitance animale dans son ensemble", fustigent les députés Olivier Falorni (Libertés et Territoires) et Bastien Lachaud (LFI), selon qui la chasse en particulier "aura été particulièrement cajolée" pendant ce quinquennat. "Beaucoup reste à faire", notamment contre l’élevage industriel, ce qui nécessite "un changement de modèle agricole", a plaidé le sénateur écolo Daniel Salmon. "Viendra inéluctablement le jour où […] nous saurons débattre de questions délicates, comme certaines pratiques de chasse, comme la corrida, comme certaines pratiques d’élevage", veut croire Loïc Dombreval.

"Pas d’interdiction sans solution"

Son texte a cheminé près d’un an au Parlement et fait l’objet d’un accord entre les deux chambres. Pour la rapporteuse au Palais du Luxembourg Anne Chain-Larché (LR), il est "véritablement équilibré", remettant "à niveau la législation" française, à la traîne. "Le Sénat n’a pas lâché sur ses lignes rouges", afin notamment qu’il n’y ait "pas d’interdiction sans solution", a-t-elle fait valoir. La palette de mesures vise d’abord les animaux de compagnie, "ni jouets ni biens consommables", rappelle le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie.

Un Français sur deux en possède, mais, chaque année, quelque 100 000 bêtes sont abandonnées. Pour éviter les achats impulsifs, un "certificat d’engagement et de connaissance" sera délivré avant toute acquisition. La vente de chiots et de chatons en animalerie sera interdite à compter du 1er janvier 2024. La présentation des animaux dans les vitrines ne sera plus permise. La vente d’animaux en ligne sera mieux encadrée.

Au chapitre du renforcement des sanctions pénales, le fait de tuer volontairement un animal de compagnie sera un délit, et non plus une simple contravention. Les personnes condamnées pour maltraitance devront suivre un stage de sensibilisation. Principale pomme de discorde initiale, le devenir du millier d’animaux sauvages dans les 120 cirques itinérants actuels a fait l’objet d’un compromis. Il sera interdit de les présenter au public d’ici à deux ans, et de les détenir d’ici à sept ans. "Comment on va faire pour nourrir nos animaux pendant sept ans et en même temps engager une reconversion, c’est impossible", rétorque William Kerwich, président du Syndicat des capacitaires des animaux de cirque et de spectacle. "Il s’agit d’une loi arbitraire, car il n’y a pas de maltraitance animale dans nos cirques", affirme-t-il à l’Agence France-Presse, en promettant une "mobilisation" de la profession lundi.

La détention de cétacés dans les delphinariums – 21 dauphins et 4 orques en France – sera, quant à elle, exclue dans un délai de cinq ans. Le gouvernement sera au rendez-vous afin d'"aider cette transition", en vue de la reconversion du personnel et pour des solutions d’accueil pour les animaux, a promis la secrétaire d’État à la Biodiversité, Bérangère Abba. La présidente de la commission des Affaires économiques au Sénat, Sophie Primas, s’est fait l’écho de la colère des professionnels contre un texte élaboré "sans et parfois contre" eux. Un texte "parfois dogmatique pour être médiatique", a-t-elle lancé.

(Source AFP)

Politique

Carte scolaire : le département du Doubs retenu pour une expérimentation nationale

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, a réagi dans un communiqué du 11 mai 2026 suite à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale concernant la sélection du département parmi les territoires pilotes d’une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire.

Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Fleurissement de Besançon : un retour "aux fleu-fleurs" dénoncé par Alternatiba

La Ville de Besançon a récemment voté lors du dernier conseil municipal du 23 avril 2026, une augmentation de l’enveloppe budgétaire consacrée au fleurissement de la ville. Soit un budget multiplié par 4 passant d’environ 50.000€ à 200.000€. Un choix qualifié de "désespérante marche arrière" par Alternatiba Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.41
légère pluie
le 15/05 à 00h00
Vent
1.16 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
92 %

Sondage