Meurtre d'Houcine Hakkar à Besançon : début du procès d'appel des accusés ce lundi à Dijon

Publié le 24/11/2025 - 11:49
Mis à jour le 24/11/2025 - 11:49

Excuté par erreur : les assises de Dijon ont débuté lundi 24 novembre 2025 le procès en appel du meurtre de Houcine Hakkar, victime collatérale de la guerre des gangs qui avait sévi en 2020 à Besançon pour le contrôle de points de deal. 

Tribunal judiciaire de Dijon © Marie-Dominique Trapet
Tribunal judiciaire de Dijon © Marie-Dominique Trapet

Les deux accusés, Elias Basbas, 25 ans, et Melk Ghezali, 32 ans, entourés de policiers en nombre et encagoulés, sont restés impassibles à la lecture des faits.

Le 20 décembre 2024, les deux hommes, déjà condamnés à de multiples reprises pour trafic de stupéfiants, violences et association de malfaiteurs, ont été condamnés par la cour d'assises du Doubs pour le meurtre d'un mécanicien, alors âgé de 23 ans. Le 8 mars 2020, le jeune homme, totalement étranger au narcotrafic, a été pris pour cible alors qu'il circulait en Renault Mégane, une voiture qui correspondait au profil d'une "cible" visée par les trafiquants. Le tireur a "rafalé" une trentaine de projectiles sur le véhicule avant d'achever le mécanicien d'une balle dans la tête. Le passager, blessé de deux balles, a réussi à s'enfuir.

Cette mort par erreur a suscité un vif émoi. Houcine Hakkar, qui se trouvait au mauvais endroit, au mauvais moment, a été la victime collatérale de la guerre que se livraient le clan Mordjane et celui des "Parisiens" pour le contrôle des points de deal dans le quartier sensible de Planoise, à Besançon. Entre décembre 2019 et mars 2020, une dizaine de personnes y ont été blessées par balles.

"Je ne voulais pas faire appel"

Melk Ghezali, condamné à 25 ans de prison en première instance à Besançon, a reconnu avoir conduit la voiture qui avait poursuivi les victimes. "J'assume totalement tous les faits", a-t-il une nouvelle fois déclaré, lundi à Dijon en ouverture du procès, regrettant que l'appel interjeté par Elias Basbas l'ait contraint à revenir devant la justice. "Je ne voulais pas faire appel", a-t-il dit.

Elias Basbas, au contraire, est toujours resté figé dans son mutisme, malgré des charges accablantes : reconnu comme le tireur, il a été condamné à trente ans de prison en 2024.

"On attend des aveux, enfin, circonstanciés", déclare auprès de l'AFP Myriam Kabbouri, avocate des frères et soeurs de la victime. "M. Basbas est vraiment inscrit dans des dénégations totalement inacceptables", ajoute l'avocate, évoquant une "exécution", "un véritable acte de barbarie".

Un troisième homme, Mohamed Mordjane, 32 ans, a été condamné par contumace, également à trente ans de prison. Soupçonné d'être un "parrain" bisontin, il est toujours en fuite. L'appel ne le concerne pas. 

Le verdict est attendu le 2 décembre.

(AFP)

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