Pass vaccinal : menaces de mort et agressions contre les élus se multiplient

Publié le 04/01/2022 - 08:14
Mis à jour le 04/01/2022 - 08:44

Garage et voitures incendiés, intimidation, voire promesse de décapitation: les agressions et menaces visant les députés se multiplient alors que le passe vaccinal arrive à l’Assemblée à trois mois de la présidentielle. En Franche-Comté, les députés LREM Denis Sommer (Doubs) et Barbara Bessot Ballot (Haute-Saône) ont révélé sur Facebook avoir reçu des menaces de mort.

 © Assemblée Nationale
© Assemblée Nationale

Au cours des dernières semaines, les menaces ont essentiellement ciblé des députés de la majorité présidentielle qui doivent se prononcer sur la transformation du passe sanitaire en passe vaccinal. "Il est difficile de quantifier, car tous les élus ne font pas remonter les menaces", explique  une source au sein du groupe LREM. "Mais ce qui s’est renforcé ces dernières semaines sur le passe vaccinal, ce sont les menaces ciblées avec passage à l’acte", ajoute cette source. "Je voudrais que nous dénoncions ensemble ces agissements", a affirmé dès la semaine dernière la présidente LREM de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a dit lundi dans l’hémicycle son "soutien indéfectible aux élus". Damien Abad, président des députés LR à l’Assemblée, a aussi condamné en conférence de presse "toutes les menaces envers les députés": "Il n’y a pas de mandat impératif, chacun est libre de son vote", a-t-il souligné. Les élus de la majorité demandent une "condamnation unanime" de tweets comme celui du candidat pro-Frexit à la présidentielle Florian Philippot qui a promis de "communiquer abondamment sur les noms des coupables", en d’autres termes les députés qui approuveront le passe sanitaire.

"Onvatetuer"

L’agression la plus spectaculaire s’est produite la semaine dernière: le garage personnel du député LREM de l’Oise, Pascal Bois, à Chambly, a été endommagé par un incendie et des inscriptions hostiles possiblement liées au passe vaccinal taguées sur un mur d’enceinte de son domicile.

Plusieurs députés ont choisi de rendre publics les messages reçus, à l’image de la députée de Seine-Maritime Agnès Firmin Le Bodo, porte-parole d’Horizons, le parti d’Édouard Philippe. Ou encore de Jacques Krabal, député LREM, qui a porté plainte après avoir reçu un mail d’un certain "onvatetuer" lui promettant "une décapitation sur la voie publique" et d’éliminer également "Emmanuel Macron, mais aussi députés, juges, procureurs, magistrats, ministres, sages du Conseil constitutionnel qui ont collaboré sur ces dernières gouttes de trop."

En Franche-Comté, les députés LREM Denis Sommer (Doubs) et Barbara Bessot Ballot (Haute-Saône) ont révélé sur Facebook avoir reçu des menaces de mort alors qu’ils s’apprêtent à voter pour le passe vaccinal. M. Sommer a confié avoir été victime de nombreuses menaces depuis "deux ans" : "pneus crevés, vitres brisées, tentative d’intrusion à mon domicile, lettres de menaces".

Facebook de Barbara Bessot-Ballot (Haute-Saône)

Facebook de Denis Sommer (Doubs)

Le député LREM de Moselle Ludovic Mendes a lui aussi été menacé fin novembre de décapitation. Le député LREM de la Manche Bertrand Sorre a porté plainte pour des menaces reçues sur Facebook, de même qu’Erwan Balanant (Finistère) après avoir reçu des menaces de mort par email émanant d’antivax. "Il ne faut rien laisser passer", a affirmé dans un communiqué l’élu Modem de la 2e circonscription de Vendée Patrick Loiseau qui va porter plainte après avoir reçu des menaces de mort, comme la députée LREM du Loiret Stéphanie Rist, le député de Meurthe-et-Moselle Laurent Garcia (apparenté MoDem) ou leurs collègues LREM de la Loire Jean-Michel Mis et Valéria Faure-Muntian.

Face à ces messages, le président (LREM) de l’Assemblée nationale Richard Ferrand doit faire un "point précis" en janvier avec les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et de la Justice Éric Dupond-Moretti. La date n’est pas encore fixée.

Une référente a été désignée fin novembre au sein des services de l’Assemblée nationale pour "recueillir les signalements" et "conseiller" les élus. Mais les agressions ne se limitent pas aux députés : fin novembre, la voiture du maire LR de Briançon Arnaud Murgia a été incendiée.

Le président de l’Association des maires de France (AMF) David Lisnard avait alors fait un "constat indéniable : il y a une augmentation des agressions contre les maires ou leurs adjoints, qu’elles soient physiques, verbales ou psychologiques". Le président de l’AMF doit lui aussi rencontrer prochainement M. Dupond-Moretti.

(Avec AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Élections sénatoriales : les résultats en Franche-Comté

Dimanche 27 septembre 2026, les grands électeurs étaient appelés à désigner les sénateurs de trois départements de Franche-Comté. Dans le Doubs, les sénateurs sortants Jean-François Longeot et Jacques Grosperrin renouvellent leur mandat, tandis qu' Arnaud Marthey fait son entrée à la chambre haute du Parlement. Le candidat socialiste permet à la gauche de retrouver une représentation au Sénat.

À Audeux, le maire décide d’avancer l’installation de la vidéoprotection d’un an

La municipalité d’Audeux souhaite accélérer l’installation de la vidéoprotection, initialement programmée pour 2027. Une consultation organisée auprès des foyers de la commune fait apparaître 74 votes favorables sur 78 participants, a-t-on appris dans un communiqué du maire le 26 septembre 2026.

Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Violences sexistes et sexuelles : premier feu vert à l’Assemblée pour la loi " intégrale "

Les députés ont approuvé mercredi 24 septembre 2026 en commission la loi "intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles (VSS), texte-fleuve censé répondre aux failles révélées par plusieurs scandales ces dernières années, avant l'arrivée dans l'hémicycle le 1er octobre.

Insee : en Bourgogne-Franche-Comté, les femmes investissent les conseils municipaux mais peinent encore à devenir maires

L’Insee a publié le 22 septembre 2026 une étude concernant la place des femmes lors des dernières élections municipales en Bourgogne-Franche-Comté. Il ressort de l’enquête que même si la part de féminisation progresse grâce notamment aux listes paritaires, elles restent très peu à occuper dans la région un poste de maire.

Un mur qu’on efface ne fait pas disparaître les idées

BILLET • L’art n’est pas là pour plaire, il n’est pas là pour flatter, rassurer ou obtenir l’approbation de tout le monde. L’art est là pour exprimer, pour questionner, pour déranger parfois, bousculer, pour provoquer, pour faire réfléchir. Et, de temps en temps, pour mettre en colère. C’est précisément pour cela qu’il est précieux.

À Besançon, la fresque de Nacle dénonçant les violences policières déjà recouverte

Dévoilée ce mardi 22 septembre 2026 sur le mur d’expression libre de la Malcombe, la nouvelle fresque du street artiste bisontin Nacle n’aura été visible que quelques heures. Dénonçant les violences policières, elle a été condamnée par le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, avant d’être aussitôt recouverte dans l’après-midi par les services de la Ville.

Eau, transports, budget : les dossiers qui vont animer le prochain conseil de Grand Besançon Métropole 

VIDÉOS • En amont du Conseil communautaire du jeudi 24 septembre, le président de Grand Besançon Métropole, Ludovic Fagaut et ses vice-présidents ont présenté les principaux points à l'ordre du jour lors d’une conférence de presse lundi 21 septembre 2026.

Élue LFI menacée, son quartier révélé : les communistes interpellent le maire de Besançon

Lors du conseil municipal du 17 septembre, le maire a révélé publiquement le quartier de résidence de Séverine Véziès, présidente du groupe LFI. Les élus communistes dénoncent une prise de parole qu’ils jugent particulièrement préoccupante dans une lettre ouverte du 22 septembre, alors que l’élue concernée a reçu des menaces au cours de ces derniers mois.

Conseil municipal de Besançon : LFI accuse Fagaut de " censurer " et de ”passer en force”

Le conseil municipal de Besançon du jeudi 17 septembre 2026 continue de susciter de vives réactions dans les rangs de l’opposition. Dans deux textes distincts, le groupe d’élus La France insoumise (LFI) et le groupe des élus communistes mettent notamment en cause la manière dont les débats ont été conduits par le maire, Ludovic Fagaut. Ils dénoncent également la révélation publique du quartier de résidence de l’élue insoumise Séverine Véziès, dans un contexte où cette élue subit des menaces.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.44C°
nuageux
le 29/09 à 02h00
Vent
2.62 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
79 %

Sondage