Pass vaccinal : vers l'adoption définitive au Parlement après deux semaines épiques

Publié le 16/01/2022 - 08:44
Mis à jour le 16/01/2022 - 08:44

C’est l’épilogue de deux semaines mouvementées: le Parlement doit adopter dimanche, par un ultime vote de l’Assemblée, le projet de loi controversé instaurant le pass vaccinal, que le gouvernement veut voir entrer en vigueur au plus vite face au « raz-de-marée » du Covid-19.

 © D Poirier
© D Poirier

Après des manifestations d'"antivax" ou anti-pass moins suivies samedi, la lecture définitive de ce texte "renforçant les outils de gestion de la crise sanitaire" est prévue au Palais Bourbon à 16H00. Le ministre de la Santé Olivier Véran n'en sera pas, étant lui-même atteint par le virus. Outre la majorité, une partie des députés LR et PS s'étaient prononcés pour, en première lecture la semaine dernière. La gauche de la gauche et les élus RN avaient voté contre.

Moyennant quelques ajustements, le Sénat dominé par la droite a voté samedi soir une deuxième fois en faveur de ce pass qui va succéder au pass sanitaire, mais ce sont les députés qui ont le dernier mot.

Alors que quelque 300.000 contaminations sont enregistrées quotidiennement en moyenne depuis une semaine, le gouvernement espère une mise en oeuvre du pass vaccinal autour du 20 janvier, après de possibles recours auprès du Conseil constitutionnel.

Il faudra alors pouvoir justifier d'un statut vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, restaurants et bars, foires ou transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé.

Principal apport du débat parlementaire, grâce au Sénat: le nouveau pass ne s'appliquera qu'aux personnes à partir de 16 ans, âge de la "liberté vaccinale" contre le Covid-19, c'est-à-dire où il n'y a pas nécessité d'une autorisation parentale. Les mineurs de 12 à 15 ans resteront quant à eux soumis à l'obligation de présenter l'actuel pass sanitaire.

Menaces et violences

Pour ce douzième texte sanitaire en deux ans, une simple semaine d'examen était programmée initialement, pour une mise en application voulue dès le 15 janvier. Le temps a finalement doublé, entre couacs, polémiques et rebondissements à répétition, avec en point d'orgue les déclarations d'Emmanuel Macron, décidé à "emmerder" les non-vaccinés.

Pour la deuxième fois sous la Ve République entre Noël et Nouvel An, la commission des Lois de l'Assemblée s'était réunie pour étudier ce texte présenté en urgence face à la vague Omicron. Le contexte était lourd, sur fond de recrudescence des menaces et violences envers les parlementaires de la part souvent d'"anti-vax". Une longue nuit en séance plénière était ensuite prévue le lundi 3 janvier, mais elle a tourné court en raison d'un vote à minuit où la majorité s'est retrouvée minoritaire.

Le calendrier a continué à dérailler le jour suivant, après les propos polémiques d'Emmanuel Macron qui ont rallumé le feu dans l'hémicycle.

Après une intervention de Jean Castex devant les députés, le projet de loi a finalement été validé en première lecture le jeudi 6 janvier au petit matin. Le vote a été marqué par un partage de la droite, bien que la candidate de LR Valérie Pécresse soit favorable au pass vaccinal.

Le deuxième round au Sénat en début de semaine a été plus paisible, et la chambre haute a marqué ses distances sur plusieurs dispositions: application du pass dans le temps, aux mineurs, contrôles d'identité par cafetiers et restaurateurs...

Un accord députés-sénateurs sur le projet de loi paraissait néanmoins jeudi à portée de main quand un tweet du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, clamant une "victoire du bon sens" des siens, a fait voler en éclats cette perspective.

La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) a dénoncé "une atteinte intolérable aux institutions", le rapporteur LR du Sénat Philippe Bas déploré une "réaction excessive" de la majorité.

Et alors que chaque camp s'accusait de calculs à l'approche de la présidentielle, le projet de loi est reparti pour une dernière navette entre les deux assemblées, aboutissant à cette convocation dimanche des députés.

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Politique

Municipales à Besançon : la majorité départementale affiche son soutien à Ludovic Fagaut

À quelques jours du second tour des élections municipales à Besançon, la majorité du Département du Doubs a publié, mardi 17 mars, une tribune en faveur de Ludovic Fagaut. Au même moment, l’opposition tenait une conférence de presse au Fort Griffon pour dénoncer son bilan comme premier vice-président. Dans cette phase finale de campagne, les prises de parole se multiplient et témoignent d’un climat politique tendu, où majorité et opposition se répondent à distance.

Municipales 2026 : l’opposition cible frontalement le bilan de Ludovic Fagaut au Département du Doubs

VIDÉO • Plusieurs élu(e)s bisontin(e)s de l’opposition départementale se sont réunis sur l’esplanade du Fort Griffon à Besançon pour dresser un bilan particulièrement critique de l’action de Ludovic Fagaut, candidat LR aux élections municipales. Parmi eux figuraient Raphaël Krucien, Géraldine Leroy, Georges Ubbiali, Jeanne Henry, Aly Yugo et Monique Choux. Ces conseillers départementaux affirment vouloir "révéler le vrai visage" du candidat Les Républicains, également premier vice-président du Département du Doubs, à quelques jours du second tour et sous l'oreille attentive de deux jeunes conseillers départementaux de la majorité qui n'étaient pas invités...

Municipale à Besançon : Marie-Guite Dufay apporte son soutien à Anne Vignot et croit à un “sursaut”

Dans une tribune publiée ce 17 mars 2026, l’ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté croit à "qu’un sursaut est possible de toutes celles et ceux qui sont attachés aux valeurs qui fondent la ville de Besançon". Elle souhaite également rassurer celles et ceux qui pourraient avoir des réticences quant à la fusion entre la liste d’Anne Vignot, la maire sortante et candidate à sa réélection et Séverine Véziès, candidate LFI.

Municipale à Besançon : une tribune en faveur de Ludovic Fagaut et contre un “accord de honte” entre Anne Vignot et Séverine Véziès

Plusieurs maires, sénateurs et députés de Franche-Comté ont souhaité dénoncer dans une tribune ce 17 mars 2026 l’accord mis en place entre Anne Vignot, la maire sortante et candidate à la mairie de Besançon et Séverine Véziès, candidate La France Insoumise.

Municipales à Besançon : Delabrousse appelle à voter, Horizon(s) donne une “consigne” de vote

À l’approche du second tour des élections municipales à Besançon, Éric Delabrousse (candidat Horizon(s) au premier tour, appelle à une forte mobilisation des électeurs, mettant en garde contre "l'arrivée à la tête de notre ville d'un parti d'extrême gauche". Sans donner de consigne de vote explicite, sa prise de position intervient alors que le parti Horizons apporte officiellement son soutien au candidat Les Républicains, Ludovic Fagaut.

Municipales 2026 : à Besançon, le PCF appelle à une mobilisation “pour une gauche unie”

À quelques jours du deuxième tour des élections municipales le 22 mars, la section locale du Parti communiste français (PCF) appelle à une mobilisation des électeurs en faveur d’"une gauche rassemblée". Dans un communiqué du 16 mars, elle présente ce rendez-vous électoral comme "un moment décisif" pour l’avenir de la ville.

Municipales 2026 à Besançon : quelle “consigne” de vote le Mouvement Franche-Comté donne-t-il pour le second tour ?

Le Mouvement Franche-Comté, engagé dans la défense de la région et de ses habitants, notamment à Besançon, a annoncé sa position en vue du second tour dans un communiqué du 16 mars. Après ne pas avoir donné de consigne de vote lors du premier tour, le mouvement appelle désormais explicitement à soutenir Ludovic Fagaut.

La France insoumise rejoint Anne Vignot : la nouvelle liste de “Besançon, vivante, juste et humaine”

Municipales 2026 • Au lendemain du premier tour des municipales, la maire sortante Les Écologistes, a officialisé une alliance avec la candidate de La France insoumise, Séverine Véziès. Objectif : unir leurs forces pour mieux rivaliser avec Ludovic Fagaut, arrivé en tête. Cet accord politique, présenté comme une union démocratique, se concrétise par l’intégration de 11 membres issus de La France insoumise au sein de la liste "Besançon, vivante, juste et humaine", officiellement déposée en préfecture le lundi 16 mars.

Municipales 2026 : François Ruffin en soutien à Anne Vignot lors d’une réunion publique ce mardi à Besançon

À l’occasion de l’entre-deux tours des élections municipales, le député et fondateur du mouvement Debout !, ancien membre de La France insoumise, François Ruffin, est attendu à Besançon ce mardi 17 mars 2026. Il participera à une réunion publique organisée à la permanence de campagne de la maire sortante, Anne Vignot.

Municipales 2026 à Besançon : que prévoit l’accord Vignot-Véziès pour le deuxième tour ?

VIDÉO • Au lendemain du premier tour des élections municipales à Besançon, Anne Vignot et Séverine Véziès ont présenté ce lundi 16 mars les modalités de leur rapprochement en vue du second tour. Cette alliance, décrite comme démocratique plutôt que programmatique, vise avant tout à “battre la droite” en la personne de Ludovic Fagaut (Les Républicains) ayant remporté 40,13% des voies.

Municipale 2026 : pour Ludovic Fagaut, l’union Vignot-Véziès est “un choix dangereux pour Besançon”

Suite à l’alliance entre la liste de la maire sortante Anne Vignot et la candidate de la France Insoumise Séverine Véziès, Ludovic Fagaut a souhaité réagir ce 16 mars 2026 en qualifiant cette union comme étant "un choix dangereux pour Besançon". Pour rappel, le candidat LR est arrivé en tête avec 40,13 % des suffrages.

Sondage – Que vous inspirent les résultats du premier tour à Besançon ?

Le premier tour de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 15 mars 2026. À Besançon, la droite a fait une percée historique en prenant la tête avec Ludovic Fagaut passant ainsi devant la maire sortant Anne Vignot. Que vous inspirent les résultats du premier tour à Besançon ? C’est notre sondage de la semaine…

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 6.12
ciel dégagé
le 18/03 à 09h00
Vent
7.35 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
59 %