Premier confinement : les habitants moins victimes d’une dégradation financière en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 05/05/2021 - 17:36
Mis à jour le 05/05/2021 - 17:54

Selon une étude de l’Insee publié le 4 mai 2021, près de 20 % des personnes de plus de 15 ans en Bourgogne-Franche-Comté estiment que leurs finances se sont dégradées lors du premier confinement du printemps 2020 mis en place pour juguler l’épidémie de la Covid-19. Tous les salariés n’ont pas pu bénéficier du travail à distance et des dispositifs de maintien dans l’emploi.

Les ouvriers, et surtout les ménages les plus modestes sont les plus touchés par la détérioration de leur situation financière. À l’inverse, les cadres, qui ont pu pour la plupart télétravailler, et surtout les retraités, sont plus épargnés.

Du 17 mars au 11 mai 2020, la population a été confinée dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de la Covid-19. Les mesures exceptionnelles de soutien à l’activité, notamment le recours au chômage partiel, ont permis de limiter les conséquences pour les ménages.

Les finances des ménages se sont globalement un peu moins dégradées qu’au niveau national

En mai 2020, 20 % des Bourguignons-Francs-Comtois de 15 ans ou plus déclarent que la situation financière de leur foyer s’est dégradée depuis le début du confinement, tandis qu’elle est restée stable pour 70 % d’entre eux. La population de la région semble un peu plus préservée que l’ensemble de la population française. Si 23 % des Français déclarent avoir subi des pertes financières, 67 % estiment leur situation stable.

La Bourgogne-Franche-Comté figure parmi les régions où les habitants semblent moins victimes d’une dégradation financière, avec les Pays de la Loire (21 %) et la Bretagne (18 %).

À l’inverse, les régions les plus touchées seraient la Guadeloupe (28 %), l’Île- de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Corse (26 %), des régions particulièrement affectées par le ralentissement du tourisme.

La détérioration de la situation financière concerne avant tout les plus modestes

Les conséquences financières sont d’autant plus fortes que le niveau de vie des ménages était déjà faible. Ainsi, les personnes vivant dans les ménages les plus modestes de la région, ceux dont le niveau de vie compte parmi les 10 % les plus pauvres, sont 30 % à déclarer que leur situation financière s’est dégradée. C’est deux fois plus que pour les 10 % des ménages les plus aisés.

Très peu de ménages déclarent une amélioration de leur budget, environ 2 % dans la région, même chez les plus aisés.

©

Les actifs sont plus touchés que les retraités

Le confinement a surtout affecté les actifs. Ils sont 27 % à évoquer une dégradation de leurs finances. C’est également moins qu'au niveau national (29 %).
Les retraités sont moins touchés, car la crise sanitaire n'a eu aucune conséquence sur le niveau des pensions. Dans la région,
seuls 6 % évoquent des pertes financières. Pour ces derniers, ce ressenti est probablement en lien avec un conjoint encore sur le marché du travail ou des revenus moindres tirés du patrimoine.

Près de la moitié des artisans et des commerçants ressentent une dégradation de leurs ressources

Les artisans et les commerçants ont été les plus touchés par le premier confinement en raison des fermetures de la plupart des commerces non alimentaires. Près de la moitié d’entre eux déclarent une dégradation financière : 47 % contre 53 % au niveau national. Les ouvriers sont ensuite les plus concernés, 35 % contre 37 % en France.

En Bourgogne-Franche-Comté, seuls les employés ont un moins bon ressenti par rapport à la moyenne nationale, 32 % déclarent une détérioration financière contre 29 %. Viennent ensuite les professions intermédiaires, les agriculteurs (21 à 23 %) et les cadres (19 %).

Près de la moitié des ouvriers ont bénéficié du chômage partiel

La perception de l’évolution de la situation financière est en partie liée à la possibilité ou non des salariés de continuer à exercer tout ou partie de leur activité. À ce titre, les fonctionnaires ont pu continuer à travailler, pour beaucoup à télétravailler, ou ont pu bénéficier de dispositifs autorisant des absences spéciales intégralement rémunérées. Ces adaptations ont préservé leurs ressources.

Pour les salariés n’ayant pu maintenir totalement leur niveau d’activité, ils ont pu, via leur entreprise, avoir recours au chômage partiel pour limiter la baisse de leur niveau de vie.

Entre mi-mars et mai 2020, en Bourgogne-Franche-Comté, comme au niveau national, 36 % des personnes en emploi avant le début du confinement déclarent avoir utilisé le dispositif de l’activité partielle. Près de 15 % l’ont utilisé sur la totalité du premier confinement et 21 % ont déclaré en avoir bénéficié pour partie.
Au sein des entreprises, l’appel au chômage partiel diffère selon la catégorie d’emploi. Ainsi, dans la région, 56 % des ouvriers ont été concernés par l’activité partielle. Cette proportion est seulement de 25 % pour les cadres, probablement en lien avec la possibilité de travailler à distance.

Près des trois quarts des cadres ont télétravaillé

Dans la région, 35 % des personnes en emploi ont pu travailler à distance, c’est un peu moins qu’en France, 44 %. Ce mode de travail a été partiel pour 16 %, total pour 19 %. Le télétravail exclusif a été bien moins fréquent dans la région. C’est en Île-de-France que le télétravail a été le plus pratiqué. Il a concerné 63 % des actifs occupés dont 50 % qui l’ont adopté exclusivement.

D’une manière générale, le télétravail dépend très fortement de la nature de l’activité. Ainsi , 72 % des cadres ont télétravaillé dans la région. Près de 46 % ont même pu avoir recours exclusivement à ce mode de travail. La situation est rare chez les ouvriers et concerne moins de 30 % des employés.

©

Une dégradation financière plus fréquente dans l’Yonne qu’en Haute-Saône

L’Yonne est le département de la région où les personnes déclarent le plus, à 22 %, une dégradation de leur budget. Les actifs du département figurent parmi ceux qui ont le moins fréquemment télétravaillé et le moins bénéficié du chômage partiel dans la région.

Les habitants du Territoire de Belfort sont moins nombreux à évoquer que leurs finances ont souffert. Dans ce département très urbain, le recours des actifs au télétravail et à l'activité partielle a été important.

Enfin, les habitants de Haute- Saône apparaissent les plus préservés, 18 % évoquent une détérioration financière.

Source : David Brion, Marie-Laure Simon (Insee)

Economie

À Besançon, six entrepreneurs des quartiers distingués par Talents des Cités

La phase locale bisontine du concours Talents des Cités s’est tenue mercredi 9 septembre 2026 à l’Hôtel de ville. Six entrepreneurs issus des quartiers prioritaires ont été récompensés pour des projets allant de l’intelligence artificielle à la réparation d’électroménager. L’édition 2026 marque également les 20 ans du soutien d’EDF au concours en Franche-Comté.

À Dampierre, la nouvelle Agence Nyx mise sur les rencontres " mystérieuses " pour rapprocher les célibataires

Créée en juin 2026 à Dampierre, dans le Jura, l’Agence Nyx propose aux célibataires de toute la Bourgogne Franche-Comté un accompagnement personnalisé et des rencontres sans échange préalable de coordonnées. Initialement destinée aux 50-70 ans, elle élargit désormais son public aux personnes de 35 ans et plus.

La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un Agent de maintenance (H/F) au sein du pôle industriel du SYBERT

Offre d'emploi • La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un agent de maintenance pour rejoindre le service Maintenance du Pôle Industriel du SYBERT. Au cœur d’un environnement industriel, le futur agent assurera la surveillance, le diagnostic et l’entretien des équipements, tout en participant aux interventions de maintenance et à l’amélioration continue du site.

Delsey Outlet Besançon : la Grande Braderie à ne pas manquer !

QUOI DE 9 ? • Depuis 2002, Delsey Outlet Besançon, situé au 81 rue de Vesoul, est devenu une adresse incontournable pour tous ceux qui recherchent bagages, maroquinerie et accessoires de voyage à prix avantageux.
Et du 15 au 26 septembre, place à notre Grande Braderie 

Subventions départementales 2027 de Haute-Saône : attention à la date limite de dépôt des dossiers

Le département de Haute-Saône rappelle la date limite de dépôt des demandes de subventions annuelles aux associations qui souhaitent présenter une demande pour l’année 2027. Les dossiers sont à adresser au Département avant le 1er octobre 2026, délai de rigueur.

À Besançon, l’ouverture d’un nouveau coffee shop se prépare rue Victor Hugo…

Fin octobre 2026, le 11e Avenue ouvrira ses portes au 11 rue Victor-Hugo à Besançon. Derrière ce nouveau coffee shop, Adeline Zugno, 33 ans, qui souhaite transformer une envie ancienne d’entreprendre en une adresse chaleureuse autour du café de spécialité et des gâteaux maison.

À Besançon, le salon Cap vers l’emploi veut lever les freins au recrutement

Le salon Cap vers l’emploi se tient ce jeudi 10 septembre à Micropolis, à Besançon. Organisé par Grand Besançon Métropole, il réunit 145 partenaires et doit mettre en relation demandeurs d’emploi et entreprises autour de plus de 1 000 postes à pourvoir. Pour Ludovic Fagaut, président de GBM, l’enjeu dépasse toutefois la seule rencontre entre recruteurs et candidats : il s’agit aussi de s’attaquer aux principaux freins à l’emploi, au premier rang desquels la maîtrise du français, la mobilité et les problématiques de santé.

La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un Chef d’équipe (H/F) exploitation des ouvrages enterrés d’assainissement

Offre d'emploi • La Communauté Urbaine Grand Besançon Métropole recrute un chef d’équipe pour piloter l’exploitation des ouvrages enterrés d’assainissement. Basé à la station de Port Douvot à Besançon, le futur responsable encadrera une équipe de six agents et veillera au bon fonctionnement de plus d’une centaine d’ouvrages.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.04
peu nuageux
le 15/09 à 11h00
Vent
0.95 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
65 %

Sondage