Prévention solaire : un dermatologue bisontin alerte sur les limites de la crème solaire gratuite

Publié le 21/07/2025 - 14:30
Mis à jour le 21/07/2025 - 11:09

Alors que plusieurs communes françaises mettent en place des distributeurs gratuits de crème solaire sur leurs plages pour lutter contre les cancers de la peau, certains professionnels de santé tirent la sonnette d’alarme. Le Dr Hervé Van Landuyt, dermatologue à Besançon et membre de l’Association des dermatologues de Franche-Comté, met en garde contre une ”dangereuse désinformation” autour de cette initiative, pourtant bien intentionnée.

Image d'archives © Alexane Alfaro
Image d'archives © Alexane Alfaro

La démarche de proposer gratuitement de la crème solaire sur les plages normandes ou à La Rochelle est présentée comme un geste de prévention contre les cancers cutanés. Mais pour le Dr Van Landuyt, cela peut donner un ”faux sentiment de sécurité” aux usagers.

”Stop à la désinformation. Attention erreur : la crème solaire seule n’est pas une protection solaire efficace surtout chez les enfants et les adolescents”, écrit-il dans un communiqué. Selon lui, cette mesure, ”louable mais dangereuse en prévention primaire”, risque de détourner l’attention du public des vraies stratégies efficaces contre l’exposition solaire.

”Il n’y a pas d’écran total”

Dans son communiqué, le dermatologue insiste : ”la crème solaire même SPF 50+ ne protège pas suffisamment. Il n’y a pas d’écran total. Ce n’est qu’un complément. Il n’y a aucune crème solaire qui évitera à vos enfants et petits-enfants un cancer dans 20 à 30 ans.”

L’expert en dermatologie critique également l’absence de réflexion globale sur la prévention solaire, et interroge : ”quel laboratoire est encore derrière cette ‘arnaque’ ou cette désinformation ?”

Des alternatives plus efficaces et écologiques

Le Dr Van Landuyt plaide pour une approche plus complète et structurelle. Il appelle les collectivités à investir dans des solutions durables et réellement protectrices.

”Il faut proposer des zones d’ombres (voiles d’ombrage), des BOB, des chapeaux, des chemises, des tee-shirts anti-UV pour les enfants (et les adultes)”, assure-t-il, et souligne également les bénéfices écologiques de ces alternatives, qui évitent l’application de ”produits chimiques sur de grandes zones de peau” chez les plus jeunes.

Une demande locale pour des installations adaptées

Au niveau local, l’Asfoder interpelle une nouvelle fois la municipalité de Besançon et la communauté d’agglomération pour qu’elles renforcent les protections solaires dans les espaces publics : "Nous demandons à nouveau à la maire de Besançon et la communauté d’agglomération d’augmenter les zones d’ombrage au niveau des piscines externes, surtout sur la zone de pataugeoire pour les bébés et jeunes enfants de Port Joint (piscine centre-ville).”

”En médecine, c’est mieux que rien est inacceptable”

En guise de conclusion, le Dr Van Landuyt met en garde contre l’argument du moindre mal, souvent avancé pour justifier la distribution de crème solaire en libre accès. ”Le filtre de la cigarette, c’est mieux que rien… En médecine, c’est mieux que rien est inacceptable.”

Pour en savoir plus, l’Asfoder propose une ressource pédagogique détaillée sur la question des protections solaires et le choix des crèmes : lire ici.

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