Quel avenir pour l’Unité de valorisation énergétique ?

Publié le 22/11/2016 - 15:11
Mis à jour le 16/04/2019 - 08:39

Créée en 1972, l’UVE, qui traite 53.000 tonnes de déchets par an, est aujourd’hui saturée. Après état des lieux et analyses, les élus du SYBERT doivent prendre une décision en décembre quant à l’avenir de cette usine.

 © Sybert
© Sybert

SYBERT

34.000 tonnes d’ordures ménagères résiduelles et 19.000 tonnes de déchets (refus du tri des recyclables, incinérables issus du tri des encombrants des déchetteries, déchets des communes et déchets tiers) sont traités chaque année à l’UVE (Unité de valorisation énergétique) du SYBERT. Pour continuer à fonctionner, l’usine doit subir des transformations et des mises aux normes.

État des lieux actuel

Un cabinet d’étude a été mandaté pour faire l’état des lieux de l’UVE. Plusieurs ouvrages très anciens montrent des signes d’usure ou de dégradation. Ils devront rapidement être remplacés ou renforcés. Des mises aux normes sont également à prévoir.

« La ligne de 1976 accuse 40 ans de service. Elle a subi quelques remplacements notables d’équipements et va connaitre une nouvelle épreuve hydraulique en juin 2017 pour tester la bonne tenue de la chaudière, ce qui pourra entrainer des travaux plus ou moins importants. » explique le SYBERT. « La ligne de 2002 est certes beaucoup plus récente, mais le concept novateur de la grille refroidie à l’eau s’est avéré fragile. De gros travaux et des remplacements sont nécessaires à court terme pour la fiabiliser. »

Perspectives d’évolution

L’usine traite actuellement 34.000 tonnes d’ordures ménagères par an. Cette quantité pourrait être réduite à 33.000 tonnes (avec une base moyenne de 150 kg/hab/an) ou 22.000 tonnes par an (base de 100 kg/hab/an). Mais les 19.000 tonnes d’autres déchets que reçoit l’UVE saturent l’équipement.

Les scénarios envisagés

Le cabinet d’étude mandaté par le SYBERT a présenté plusieurs scénarios pour pallier le vieillissement de l’UVE.

  • L’arrêt de l’usine dès 2018 ou 2021
  • Le maintien de la ligne de 2002 jusqu’à 2024 ou 2032
  • La poursuite de l’activité d’incinération au moyen d’une usine de capacité 30.000, 50.000 ou 100.000 t/an
  • La fourniture d’énergie par une centrale «CSR» (à partir de Combustibles Solides de Récupération) brûlant des déchets triés à plus haut pouvoir calorifique
  • La fermeture totale du site et l’exportation continue des déchets

Les élus du SYBERT devront tenir compte de plusieurs facteurs : coûts d’investissement et de fonctionnement, mises aux normes environnementales nécessaires, nombre d’emplois induits, chaleur produite, rendement énergétique, traitement local des déchets, impact environnemental, etc. Ils choisiront en décembre 2016 la solution retenue pour l’avenir de l’UVE.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Emplois municipaux à Besançon : 600 emplois permanents créés depuis 2020

À la veille du conseil municipal de ce jeudi 22 janvier, la maire de Besançon Anne Vignot a tenu une conférence de presse mercredi entourée de plusieurs élues, pour présenter la liste des emplois permanents au 1er janvier 2026 et dresser un bilan des créations d’emplois en 2025. Un sujet régulièrement débattu au sein de l’assemblée municipale, notamment autour de la masse salariale.

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.66
couvert
le 23/01 à 00h00
Vent
1.37 m/s
Pression
997 hPa
Humidité
92 %