Restos du Coeur : que va-t-il advenir des 8.250 bénéficiaires du Doubs ?

Publié le 06/09/2023 - 16:42
Mis à jour le 07/09/2023 - 16:48

Suite à des difficultés financières, les Restos du cœur vont devoir réduire le nombre de bénéficiaires cet hiver. Les barèmes seront revus dès la fin du mois d’octobre 2023. Le tout, dans un contexte d’affluence des centres de distribution… Dans le Doubs, le nombre de repas distribués a augmenté de 40 %.

 © Restos du coeur 25
© Restos du coeur 25

Les Restos du cœur du Doubs achètent un tiers de la nourriture distribuée. Les deux tiers restants sont issus de la collecte nationale annuelle, des dons alimentaires faits par les entreprises d’agroalimentaire et de la ramasse quotidienne effectuée dans les magasins (avec l’aide de la banque alimentaire dans certains cas).

"Nous n’avons pas encore les règles des nouvelles inscriptions", indique Dominique Maire, président des Restos du cœur du Doubs, en expliquant que le système "s’appuie sur un barème financier en fonction des revenus": "Nous déduisons ensuite les frais d’hébergement et nous avons le "reste à vivre". Il s’agit ensuite de voir si cela entre dans le barème national".

Ce changement pourrait concerner 150.000 personnes au niveau national. Aucun chiffre ne nous a été communiqué concernant le Doubs.

Le nombre de repas distribués en hausse de 40 % dans le Doubs

Les Restos du cœur du Doubs constate depuis six mois un accroissement de la fréquentation des centres. "Nous accueillons 22 % de personnes en plus que l’année dernière à la même époque", précise Dominique Maire.

Autre constat : les bénéficiaires actuels viennent beaucoup plus souvent suite à l’inflation. "Habituellement, les bénéficiaires ne se rendent pas toutes les semaines aux Restos du cœur. Depuis le mois de mars, c’est désormais le cas. Cela a créé environ 20 % d’augmentation supplémentaire… Nous faisons donc face à 40 % d’augmentation de repas servis", indique le président.

Un "crève-cœur"

Suite à des difficultés financières, les Restos du cœur du Doubs devront appliquer les règles qui seront décidées au niveau national dès la fin du mois d’octobre. "De toute évidence, les gens ont besoin d’aide et nous ne serons peut-être pas capables de faire tout ce que nous aimerions. Ce n’est ni sympathique pour les familles ni pour les bénévoles. Nous sommes là pour aider. Il n’est pas possible de faire face à une augmentation de 40 % sans conséquence. C’est un crève-cœur", nous confie Dominique Maire. 

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