Sécu : après le Covid, la Cour des comptes veut serrer la vis sur la santé

Publié le 05/10/2021 - 16:22
Mis à jour le 05/10/2021 - 16:48

La crise sanitaire du Covid-19 a replongé la Sécurité sociale dans un déficit sans issue, à moins « d’engager des actions résolues » pour limiter « significativement » les dépenses, de retraites mais aussi de santé, estime la Cour des comptes dans un rapport publié mardi.

 ©
©

Pour sortir du "trou", il va falloir piocher. Après les pertes abyssales enregistrées en 2020 et 2021, la "Sécu" va un peu se rétablir, mais reste confrontée à "la perspective de déficits permanents dépassant 10 milliards d'euros à partir de 2024", selon la Cour des comptes.

Une situation "problématique", car "cela signifie que les dépenses de soins ou les pensions versées aujourd'hui devront être financées par nos enfants ou nos petits-enfants", a souligné son président, Pierre Moscovici, lors d'une conférence de presse.

La dégradation des comptes doit beaucoup au Covid-19 et ses conséquences: d'un côté, "une perte définitive de recettes" à cause de la récession, à hauteur de 8 milliards d'euros par an; de l'autre le "Ségur de la santé" et ses 10 milliards de "revalorisations salariales à caractère pérenne", précise le rapport.

La dérive est telle que la colossale reprise de dette votée l'an dernier "ne suffirait pas à couvrir le déficit 2023" comme prévu.

A moins d'un nouveau report du remboursement du "trou de la Sécu" au-delà de 2033, "des choix devront être faits", prévient la Cour, qui penche sans surprise pour "un effort de redressement axé sur les dépenses", en particulier "dans les domaines de l'assurance-maladie et des retraites".

Sur ces dernières, les magistrats financiers se contentent de renvoyer à leurs précédents rapports. En matière de santé, en revanche, ils développent plusieurs pistes "d'amélioration de l'efficience", à commencer par une "régulation pluriannuelle" afin de "réaliser des objectifs d'évolution potentiellement plus exigeants".

En clair, après avoir ouvert en grand les vannes du "quoi qu'il en coûte", le gouvernement est prié de fermer les robinets: fin de la prise en charge à 100% des téléconsultations, poursuite des baisses de tarifs pour les laboratoires d'analyse médicale, reprise "à plus large échelle" des contrôles visant aussi bien les assurés que les soignants.

"Il y a un enjeu fort, pour l'avenir de la Sécurité sociale, à reprendre en main l'évolution des dépenses d'assurance maladie", a souligné M. Moscovici, assurant toutefois que "la philosophie de la Cour n'est pas l'austérité, ni la réduction des droits".

Le rapport souhaite aussi que soient "menées à bien" les "réformes inabouties" du financement de la psychiatrie, ainsi que des soins de suite et de réadaptation. Il s'inquiète par ailleurs d'un "probable" retard concernant la généralisation de la prescription électronique: cette mesure est censée s'appliquer aux arrêts de travail à partir du 1er novembre, mais "une grande partie ne sera pas dématérialisée" à cette échéance.

(AFP)

Economie

L’orgue de Saint Ferjeux de 130 ans part en rénovation en 2027

VIDEO • La dernière restauration importante date de 1988. Depuis, l’orgue a vu son troisième clavier consolidé et son moteur changé. Mais les soufflets, la tuyauterie, le manchon et l’extérieur de l’orgue ne demandent qu’à avoir une seconde vie… Le début de la restauration sera lancé en 2027.

Investir chez soi : le choix de la raison et de l’engagement

PUBLI-INFO • Il n'est pas rare d'entendre vanter les mérites d'un investissement réalisé à l'autre bout de la France, sur la foi d'une plaquette séduisante ou d'un rendement affiché. Chez SMCI, notre conviction est tout autre : l'investissement immobilier le plus pertinent est bien souvent celui que l'on réalise à proximité de chez soi. Un choix qui conjugue maîtrise du risque, suivi de son patrimoine et contribution concrète au développement de son territoire.

offre d’emplois : Keolis Besançon Mobilités recrute des conducteurs.rices de bus expérimenté.ées pour le réseau Ginko

Offre d'emploi • Keolis Besançon Mobilités recrute des conducteurs et conductrices de bus expérimentés pour renforcer ses équipes sur le réseau Ginko, à Besançon. Les postes sont proposés en CDI, avec une intégration prévue le 30 novembre 2026.

Portes ouvertes Artemis à Besançon : jusqu’à -60% sur le mobilier et les végétaux ! Venez découvrir et échanger sur vos projets extérieurs !

QUOI DE 9 ? • Dans la suite du Salon de l’Habitat, les équipes Artemis vous donnent rendez-vous les 29, 30 et 31 octobre dans leur showroom de Besançon.
Trois journées pour découvrir les différents univers de l’entreprise, profiter du DESTOCKAGE de la boutique Outdoor et échanger directement avec les professionnels autour de vos projets.

Dégradations des 17 et 18 octobre : l’Urssaf et le CPSTI mobilisés pour soutenir les commerces touchés

À la suite des dégradations et des vols survenus les 17 et 18 octobre, l’Urssaf et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) annoncent mettre en place des mesures d’accompagnement à destination des commerçants et des professionnels concernés. Au programme : des dispositifs de soutien à la trésorerie, des reports de cotisations et des aides financières exceptionnelles pouvant atteindre 6 000 euros, sous certaines conditions.

Magasins fermés, horaires réduits… des commerçants de Besançon redoutent de nouveaux débordements le 24 octobre

À la veille d’un ”Acte II” annoncé contre la vie chère, le prix du carburant et pour les revendications lycéennes, les commerces du centre-ville de Besançon s’organisent. Entre fermetures anticipées, horaires réduits et maintien de l’activité sous surveillance, les professionnels redoutent de nouveaux débordements après les dégradations et pillages du samedi 17 octobre.

Découvrez monJob.info, la plateforme de l’emploi en Bourgogne Franche-Comté !

En recherche d’emploi ou à la recherche de nouveaux talents, monJob.info facilite la rencontre entre candidats et recruteurs dans la région. Ce site dédié à l’emploi rassemble des offres, des actualités économiques et des informations utiles pour mieux comprendre le marché du travail local.

À Besançon La Table des Copains cultive l’art de rassembler, bien au-delà de l’assiette

À Besançon, Nicolas Pirolley et sa compagne Audrey ont quitté la franchise Ninkasi pour ouvrir le 10 octobre dernier leur propre établissement "La Table des Copains" en lieu et place de l’ancienne enseigne située rue Guillaume Apollinaire dans la ZAC Chauteaufarine. Leur objectif : faire de cette nouvelle brasserie un véritable lieu de vie et de convivialité.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.44C°
couvert
le 28/10 à 01h00
Vent
2.53 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
89 %

Sondage