Transports Jeantet : un redressement d’un demi-million d’euros ?

Publié le 12/11/2011 - 09:31
Mis à jour le 12/11/2011 - 10:51

Outre l’enquête pour travail illégal chez Mory LDI dirigée par le patron franc-comtois du Medef, Christophe Bossonet, une autre affaire a été révélée mercredi devant le CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) par l’entremise de la CGT. Elle concerne la société de transports Jeantet de Besançon. 

Lors d’un contrôle routier en janvier 2010 concernant un camion appartenant à une filiale de la société Jeantet en Slovaquie, les services de l’administration ont constaté que le chauffeur de nationalité slovaque était employé non par la filiale mais par la société Jeantet de Besançon.

Une enquête préliminaire a alors été diligentée sur ordonnance du président du tribunal de grande instance de Besançon. Il a été démontré que les contrats de sous-traitance relevaient d’un montage juridique sans finalité commerciale dont l’unique objet est la fourniture de main-d’œuvre. La filiale a simplement été créée pour embaucher des salariés slovaques moins coûteux (de l’ordre de 500 euros par mois) que les chauffeurs français.

La filiale slovaque est « complètement subordonnée à la société Jeantet tant dans l’organisation du travail que dans la maîtrise des plannings, le contrôle de l’activité, et les temps de travail des chauffeurs. La filiale STJ-SK ne justifie d’aucune réelle activité sur le territoire slovaque : direction, clientèle et moyens de fonctionnement sont localisés à Besançon. Ces faits ont fait l’objet d’infractions de travail dissimulé par dissimulation d’activité et de dissimulation d’emploi salarié », notent les enquêteurs.

Par ailleurs, le niveau de salaire et la non application des dispositions de la convention collective des transports routiers diffèrent entre les salariés de la filiale et  ceux de Jeantet. Ces chauffeurs slovaques sont complètement intégrés dans le service international de Jeantet à Besançon sans y être salariés. « Il en résulte des infractions de prêt illicite de main-d’œuvre, de marchandage, et d’exercice de l’activité de transporteur public routier de marchandises sans inscription au registre de transporteurs », relèvent encore les enquêteurs.

« Concomitamment, l’URSSAF du Doubs a procédé à un redressement de sécurité sociale à l’encontre de la société Jeantet d’un montant s’élevant à 536 698 euros. L’affaire est actuellement pendante devant les tribunaux », est-il également précisé.

L'entreprise Jeantet a été créée en 1948. Selon son site internet, le transporteur compte aujourd'hui 450 collaborateurs dont 250 chauffeurs pour un chiffre d'affaires de 40 millions d'euros. La filiale slovaque a été créée à Bratislava en 2006.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.28
nuageux
le 22/01 à 00h00
Vent
1.93 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
89 %